VI INTRODUCTION
Rien ne serait plus intéressant que de pouvoir faire remonter aux époques les plus reculées Thistoire do cet enseignement ; mais il est véritablement téméraire
de l'entreprendre. Outre que c'est s'exposer assurément à de longues et stériles recherches, c'est risquer de se tenir pour des siècles entiers dans les généralités et dans le vague, et de ne pouvoir appuyer ses appréciations et ses dires que sur des documents trop souvent incertains. Est-ce toutefois un motif pour reculer? Je ne l'ai pas pensé. Mieux vaut encore relever le peu de souvenirs qui nous reste de nos origines que les laisser absolument dans l'oubli. Aux quelques vieilles pierres que je m'efforcerai de découvrir d'autres enjoindront à leur tour plus tard, et, peu à peu, arrivera-t-on ainsi quelque jour à recomposer le monument.
La même raison expliquera pourquoi je n'ai pas fait rentrer dans celte introduction la partie de mon travail comprenant tout le temps qui s'est écoulé du ivc au xni* siècle, véritable date de l'avènement définitif de la langue française, née avec la liberté, en même temps qu'elle est celle de la fondation de l'Université et de l'importante réglementation des écoles par le concile de Latran. Là encore, au risque d'être accusé de témérité, j'ai voulu faire un essai. Ayant pu, au milieu des généralités, recueillir quelques documents