‹ Les écoles et collèges en provence depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1789Chapitre 3 sur 49 · INTRODUCTION VII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION VII

applicables aux écoles bourguignonnes, j'ai, tout en conservant mon cadre, tenté de les dégager et d'arriver ainsi, en procédant du général au particulier, à l'époque où des renseignements moins incomplets m'ont permis d'entrer enfin directement dans le sujet restreint que je me suis tracé.

a Les Gaulois sont nos ancêtres. Leurs tombeaux sont les plus anciens que l'on découvre en creusant notre sol. Les invasions romaines et franques ont modifié notre antique nationalité, mais seulement à la surface : le fond de la population attachée aux travaux de la terre est toujours resté le même. Les siècles, les guerres, les révolutions, n'ont pas sensiblement altéré les traits dominants de notre caractère primitif, et c'est encore le sang gaulois qui coule aujourd'hui dans nos veines (l). »

Il faut donc aller étudier nos origines jusqu'en Gaule.

La tâche en serait bien difficile, s'il n'était possible de la remplir qu'en s'en tenant à l'étude de faits ou d'institutions que le défaut d'annales laisse malheu* reusement encore trop dans l'obscurité. Mais, en étendant le cadre, et en recherchant dans les œuvres des écrivains de ces siècles reculés, le véritable esprit qui les animait, déjà on peut obtenir une idée gêné-

(1) Bordier etCharton, Histoire de France, 1. 1, p. 1.

Vm , INTRODUCTION

raie, il est vrai, mais juste, du caractère plus ou moins libéral, plus ou moins ouvert de la culture intellectuelle. Forcément, il faudra, pour les premières périodes surtout, dépasser les limites du territoire qui devint plus tard la Bourgogne. Mais- fut-il en Gaule, comme en France, une région plus nationale et conséquemment mieux empreinte des sentiments, des goûts, du génie de notre glorieuse patrie que cette province dont la capitale, célèbre par tant d'illustrations dans les sciences, les lettres et les arts, devait être surnommée l'Athènes française ! L'histoire générale de la Gaule est la sienne, comme à partir du iv' siècle, celle de ses écoles sera celle des écoles de la France.

Jetons d'abord un rapide regard sur ce qui fut notre berceau scolaire ; puis, le rappel de quelques noms, de quelques ouvrages des hommes qui, sortis de ce berceau, furent nos ancêtres, suffira, en démontrant la persistance de notre esprit national, Tidentité du du caractère, du génie français avec le caractère, le

génie gaulois, pour justifier la prétention de faire remonter jusqu'en Gaule les origines de notre enseignement.

C'est jusqu'aux druides qu'il faut reporter ces origines, aux druides, ces maîtres de la sagesse, comme les appelle Pomponius Mêla, qui avaientleur éloquence, leur faconde, facundiam suam, et se flattaient de

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