PERSONNAGES
FRANÇOIS CABOUSSA' ancien négosiant. .….J. BébarD
POITRINAS, président de l'Académie d’Étampes. R.BERGERON
MAC nina... à N. Grasson
JEAN, domestique de Caboussat
EDMOND, fils de Caboussat. ....::..,......... L. VAUTRIN . (La scène se-passe à Arpajon, chez Caboussat.)
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L'hos, P. Boucher de la Bruère, surintendant de lInstruction, préside, ayant à ss droite M. J..0. Cassegrain, et à sa gauche, M. le principal, l'hon. P.-E. Leblanc, l'hon. Earivière ancien surintendant des écoles du Ms
qu'ils prétaient une oreille
Peut-être plus attentive àla voix de l'avenir qu'à la voix de leurs professeurs ; c'est qu'on fasse passer devant leurs yeux les images de leur jeunesse scolaire, qu'on parle de leurs bienaimés professeurs, et qu'on accorde un souvenir à leurs confrères couchés dans ls tombe. Ils seront servis à souhait.
'éloge des fondateurs, des organisateurs et des professeurs les plus éminents de l'École normale Jacques-Cartier. Qu'on me permette d'en faire une analyse succincte et d'en citer quelques extraits.
Trois condizciples, élèves du Cours élémentaire, se rencontrent au retour des vacances sur la placo de l’École normale L'an d'eux, Olivier, raconte que ses Vacances ont été quelque peu gâtées par l'humiliation de n'avoir pu répondre aux
en herbe, ne manquent pas de renchérir et de l'accabler de leurs sarcarmes. Sur ces entrefaites, un petit nouveau arrive, armé d’un énorme “ sac ” qui contient son “ butin ”, ses vieux livres et son “ardoise ”.
Les jeunes normaliens se promettent de Passer un joyeux
244 re LES FÊTES JÜBILAIRES
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moment, Lionel est fils de cultivateur, naïf, maïs futé comme pas un. Il s'aperçoit vite qu’il sert de jouet à ses f'uturs condisciples et il a aussitôt arrangé une bonne petite représaille de sa façon. “ Je me vengerai bien ; dit-il, en aparté ”. “ Si je creusais la science de ces petits maîtres”. (Haut, et sans avoir l'air d'y entendre malice), “ Donnez-moi donc quelques renseigmements sur l'école d'Allemagne. (se reprenant) sur l'École normale, au lieu de rire de moi ”.
Amédée donne à deux pieds dans le panneau :
Amédée.—L'École normaie fat fondée par un homme. Lionel.—Ah ! par un homme !
Amédée.—(Continuant).— Dont notre pays ne saurait. trop admirer le patriotisme éclairé et lg grande intelligence, l'hon. P.-J.-0. Chauveau, en 1857. et
Lionel.— Tiens, il y a cinquante ans.
Amédée.—T1 mourut en 1890.
Lionel.—Comment! On assiste déjà à ses funérailles ! Amédée—Sarintendent de l’Instruction Pablique.… Lionel.—Après sa mort ?
Amédée.—(Continuant) on 1850.
Hilarion.—55.
Lionel. —Ah ! il ressuseite.
Amédée—en 1855... il... il... (à Hilarion*. Aide-moi donc !
Hiülarion.—Bien, qu'est-ce que tu veux dire ?
Amédéo.—Si je le savais, je ne te le demanderais Hilarion tente de venir à la son tour, ce qui amuse fort le
Comment sortir d'em
rescousse d'Amédée, s'enferre à petit “ nouveau ”.
barras ? À ce moment, Irénée, Victor du cours académique, graves sans
coulisses. “ Ah ! chers confrères ! que revoir ”, s'écrie Amédée, da plus loin qu'il les aperçoit,
Hilarion.—{/ndiquant les élèves de quatrième), Voilà nos
s'intéresse tout de suite au “ Saint-Mathurin ”, lui dit-il.
Lionel. —Oui, du rang Saint-Clauie, près des Bois-Franes. maîtresse d'école s'appelait Mlle Philomène Portbri
j dit que lorsque je serai instituteur. je pourrai gagner 8150 par aunés eu he faisant que six heures de classe par jour ! Trénée.—-Dis plutôt 300 ou 500. ; Mais pour gagner un salaire aussi élevé, il faut remplir un E Programme qui donne lieu à une première diseussion entre les élèves du cours stadémique. Le « petit nouveau ”, dont la logique est rarement en défaut, s'écrie alorsen prenant son
“ sac ” pour sortir: “ Puisque le programme des études est si étendu, il faut me mettre à l'œuvre sans tarder ”.
Olivier.—Non, non, mon petit, tu as vu l'ignorance de mes deux confrères en fait d'histoire de l'École normale ; il ne faut pas te laisser sous cette fausse impression.
Lionel.—Je ne demande pas mieux que de recevoir iei ma première leçon d'histoire.
Olivier.—Nous en profiterons tous. Asseyons-nous. Rosario nous fera le plaisir ae nous parler de M. Chauveau.
Suit l'éloge du vénéré fondateur des écoles normales de notre province, à la fois poête, orateur, romancier, historien, homme d’État. La sereine unité de sa vie faite de patriotisme et de foi chrétienne, apparut dans cette’ esquisse rapide. Les écoles normales ont longtemps occupé la pensée de M. Chauveau. Elles lui doivent leur existence, leur organisation, les services qu'elles ont rendus à l'enseignement primaire, et, dans une bonne part, les directeurs éminents qui les ont dirigées au . début. C'est un nom trop connu des anciens pour que leur reconnaissance se lasse de l'entendre si souvent prononcer pendant ces fêtes jubilaires.
Puis, Irénée commence, avec une émotion ou plutôt une éloquence sineère, l'éloge de l'abbé Verreau, le premier principal de l’École normale Jacques-Cartier. De nombreux applaudissements soulignent les passages les plus vibrants. L'abbé Verreau unissait à une piété sans étroitesse, une science universelle. un patriotisme sans défaillance, un souci constant de ses élèves, un dévouement aussi modeste que sincère à la cause de l'éducation. I! fit de son école, pendant les vingt
Premières années surtout, un centre Car son action était
nécessaire à notre système i r, c'est aux écrits, à ‘abbé Verreau que noûs le devons”.
aux anciens
Les noms de MM. Ossaye, Dostaler,
Dévisme, Regnaud, de Bonpart, Boudrias, Aubin — nous ne pouvons les énumérer
Il n'a qu'à faire sa Propre biographie pour esquisser le portrait du citoyen intègre, utile à l'Église. et à son pays, et dont la vie laisse après elle une trace ineffaçable de lumière et de bienfaits. .
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248 ie LES FÊTES, JUBILAIRES
L'éloge allait continuer quand le “ petit nouveau ” les rappelle tous à l'ordre.
Lionel.—I1 me serait pent-être plus utile, après avoir reçu de vous ma première leçon d'histoire, d'aller ententre ce vénérable professeur dont vous me dites tant de bien.
Irénée.—Entrons et tu constateras toi-même que nous n'avons rien exagéré.
Cette récréation historique, toute d'actualité, plat infiniment à nos anciens. Elle ressuscitait un passé plein de charmes et de souvenirs précieux, ravivait la reconnaissance envers les grands bienfaiteurs ot témoignait que les traditions normaliennes se sont conservées parmi les jeunes fils de l'Alma mater. ,
Par une délicate attention pour les élèves actuels, la: collation annuelle des diplômes et la distribution des médailles, avaient été réservées pour le premier jour des fôtes jubilaires, bien qu'on connût déjà le résultat des examens de fin
d'année.
M. le surintendant de l'Instraction publique distribua trente-trois diplômes dont neuf aux élèves du cours académique. M. Irénée Vautrin, qui avait déjà conquis les sympathies des anciens dans le rôle de panégyriste de M. Verreau, reçut, aux. applaudissements de l'auditoire, les deux plus - belles décorations de l’École : la médaille de son Altesse le Prince de Galles et celle du surintentant de l'Instruction publique.
Le deuxième partie de la soirée fut consacrée à la représentation de la comédie de Labiche :“ La Grammaire ”, Tout en s'amusant aux dépens de l’innocente manie d'un collectionneur
Mais il était visible que les anciens élèves avaient hâte de causer librement. Plusieurs recherchaient bruyamment parmi les hôtes de la soirée, les amis d'antan, et la joie de se donner ,"° Première poignée G. mains ne favorisait pas
lointain et qui appartient déjà à 1 pour le mieux, et ce n’est réussit à péuétrer à }’ , auciens élèves, La première ssait à peine que déjà se .
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