‹ Les écoles normales primaires de la province de Québec et leurs œuvres complémentaires [microforme]Chapitre 25 sur 53 · Ï LE VRAI ENSEIGNÉ AUX ENFANTS · texte numérisé non relu

Ï LE VRAI ENSEIGNÉ AUX ENFANTS

Le vrai s'impose en théorie, parce qu'il est un-et-néeessaire ; mais en pratique il rencontre l'opposition la plus achurnée de-la part de l'erreur et du mal, fils de l'erreur. Il faut donc à celui qui enseigne le vrai l'autorité pour le faire admettre à l'élève ; il lui faut en second lieu la sciesee et en troisième lieu la sagesse, comme nous allons le considérer ensemble, au souvenir des entretiens si clairs, si substantiels et si attachants du fondateur de l'École normale Jacques- Cartier.

ouvertement s'il le faut, pour elle et son leur vie. Cette autorité

cordieuse influence ; ils sont le chaînon qui lie Dieu et son ‘hrist à l'âme humaine, qui réformera les torts, les oppositions natives, les vices de l'humanité, pour donner au monde des chrétiens, des Fils de Dièu, engendrés dans le Saint- Esprit. Tous ceux qui se refuseront à cette autorité, seront confondus et brisés s'ils osent jusqu'au bout lutter contre elle.

Le même esprit plane sur vous, chers instituteurs, se répand avec profusion en vous et dans vos eflorts et vous-assurent les mêmes triomphes, quand elle trouve des jeunes cœurs bien disposés. Vous vous rappelez comme elle a toujours régné à l'École normale, n'admettant ni résistance même au dernier moniteur qui en avait été revêtu, ni hésitations de nature à montrer qu'on voulait transiger avec elle. Cette autorité, dans nos jours où la liberté individuelie est portée jusqu'au culte et

réclame sa toute-puissance, cette autorité plus que jamais nécessaire, vous devez au Saint-Esprit de l'implorer, de la faire prévaloir quand même et d'assurer avec son propre appui son triomphe dans vos classes. res si la science. ‘

La science surnaturelle est fondée sur l'autorité. C'est l'autorité du témoignage et «le la tradition qui nous donne la certitude du passé en histoire. C'est de même la confiance du professeur qui ouvre aux connaissances l'intelligence de l’enfant. Cette science doit être saine. Comme il s'agit ici de la science chrétienne, l'instituteur doit être en garde contre la superstition, le scepticisme ou les compromis en fait de doctrine. Je ne parle nas de l'erreur formelle, parce que je ne suppose pas qu'un institueur chrétien puisse la commettre. La superstition ne peut exister dans l'âme de l'instituteur, mais

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il à souvent à la combattre, ne serait-ce qu'en rappelant-à la he | | vraie doctrine les enfants qui entendent ou voient, à la maison ee Ou autour d'eux, des choses opposées

Dieu et de l'Église, la charité matérielle ou simplement négative,

empêche l'instituteur de confesser Jésus-Christ, De là au reléchement dans la pratique de la foi, il n'y a qu'un pas De là surgissent comme de source les compromis en doctrines. Oh ! pas de

prétendus catholiges, s'il tire-quelqu'un d'un malheur ou Jui évite une perte notoire ? Dites donc la vérité jaillissant d’une science saine et consultez qui la connai vous-mêmes. « Votre ssienee doit être précise. Ne vous laissez pas égarer à la suite de l'accessoire, si séduisant soit-il, vous exposant à oublier le prineipal Suivez pour bien posséder cette précision, cette concision même, le petit abrégé de doctrine, qui a été toute une révélation pour des athées et des incrédules, qui a

b quand vous l'ignorez

258 e LES rÊres JUBILAIRES fait pleurer de reconnaissance et d'admiration des savants bien

disposés mais perdus dans la vague des investigations purement humaines, le petit Catéchisme, dont chaque mot est une

révélation combinant la science des Écritures, de la Tradition :

et des plus savantes méditations du génie humain livré à l'influence du Saint-Esprit, Avec cette qualité, votre science sera facilement pratique. Pour ne pas perdre de temps et vous trouver toujours utiles à vos élèves, vous irez d’abord à ce qui : règle la croyance pratique et la conduite morale d’un chacun. À ses néophytes, saint Paul commence par proclamer, en substance, deux vérités capitales : “ l'existence de Dieu ; la justice de Dieu qui rend à chacun selon ses œuvres ”. Même sous le paganisme, Socrate questionne, requestionne pour éloigner l'accessoire et arriver ad principe premier, simple évident, qui règlera la vie morale. J'ajoute que si vous n'êtes pratiques, en enseignant, vous ne serez utiles à personne, pas même à vous. “ ; Avec l'autorité et la science vous arriverez à la sagesse. La sagesse dépouille le vrai de tout alliage, y conduit sûrement l'enfant, et réussit même à la faire aimer en lui en découvrant les avantages, la beauté, les amabilités. C'est assez vous dire que cette sagesse est prise dans son sens le nlus large. C’est le discernement, existant dans l'âme du professeur et de celui-ci se comm nt à l'âme de l'élèvé, qui fait sûrement distinguer le vrai du faux, le bien du mal; le coté pratique d'une question des probalités plus ou muins respectables qu'elle présente. C'est le don de conseil que le Saint-Esprit répand dans l’âme et qui fait éviter ce qui, bon ou indifférent c1 soi, pourrait être nuisible à l'élève, comme l'exposition inutile des erreurs, des crimes, des contacts spécieux entre le bien et le mal ; ces

DE L'ÉCOLE NORMALE JACQ mm

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