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Les écoles primaires et l'enseignement obligatoire [microforme]

Texte de la conférence donnée, samedi, au Club de Réforme, par l’honoruble sénateur Dandurand.

La question de l'éducation devrait primer tnutes les autres dans nctre pensée. C’est d’elle que dépend lavenir de notre petit peuple com--e de toutes les autres nations. Ne cherchons pas ailleurs notre salut ; c’est à l’écvle qu’il faut le préparer. AHonsnous jouer un rôle honorable dans l’industrie, dans le commerce et dans l’agricu!'ture ? AHons-nous donner à nos enfants les connaissances nécessaires, essentielles qui leur permet-

par toute la province de Québec avec le concours du curé de chaque paroisse et du maire de chaque municipalité pour le relèvement des salaires accordés aux instituteurs et aux institutrices de nos écoles.”

Cette motion fut adoptée à l’unanimité, mais elle n’est pas encore passée dans la pratique.

Le gouvefnement provincial a cependant fait quelque chose dans ce sens qui mérite toute notre approba-

tront de lutter à armes égales avee|tion. Il réunit périodiquement les

leurs concurrents ? :

C’est bien là ce que nous désirons tous, mais il ne suffit pas de le désirer, il faut agir. Si quelqu'un croit que certaines réformes sont nécessaires, c’est sun devoir d’élever ’a voix.

Je n’entends discuter ni la compétence de nos instituteur- ni la valeur de notre programme d’études.

sont Jà questions qui ne sont pes de mon ressort. Quant à notre personnel enseignant, ‘cut ce que je puis dire c’est ce que j’entends répéter constamment, que nous en élèveront le niveau dans la mesure où nous ferons de l’ense‘gnement une carrière permanente. Nous n’atteindrons ce but que si nous donnons un salaire convenable aux instituteurs,

Comme c’est le peuple qui fournit l’impôt, c’est vers lui qu’il faut aller.

Afin de lui bien faire saisir Pimpor:

tance d’une bonne éducation pour ses enfants. il ne faut cesser de s’adresser à lui. C’est dans cette pensée que j'ai demandé au premier congrès de la langue française tenu à Québ»e en 1912, d'adopter le voeu suivant :

“ Attendu que les municipalités scolaires ne rémunèrent pas suffisamment les services de nos instituteurs et de nos institutrices primai-

Île premier cengrès de la langue francaise émet le voeu.

“ Qu'une campagne soit organisée

commissions scolaires d’une certaine région pour les faire étudier ensemble les problèmes d'ordre général. Nous augurons beaucoup de bien de ces réunions.

. 11 me semble que les parents devraient être convoqués, à la clôture de chaque année scolaire, dans toutes les écoles de la province pour les faire assister à la distribution des prix et pour les amener à s'intéresser davantage à l’éducation de leurs enfants.

Si un travail d'ensemble se poursuivait ainsi systématiquement, le sort de l’instituteur aurait ce de s’améliorer car le peuple arriverait assez tôt à comprendre que l’institutrice a droit à un salaire supérieur à celui que nous donnons à nos domestiques.

Mais aurions-nous les meilleures écoles, le programme d’études le plus complet,les instituteurs les mieux qualifiés, qu’il nous faudrait encore, et nécessairement, amener nos enfants à ces écoles et les y maintenir assez longtemps pour leur permettre de recevoir une instruction qui en fasse des Le -< u utiles à eux-mêmes et à la société.

Nos enfants fréqu. stent-ils généralement l'école et y restentils un temps suffisant? La réponse que j'entends fuire à cette question ne soulèvera aucune controverse car je n'ai Le l'intention de discuter aujourd'hui es chiffres officiels que l'on nous donne. Je vais seulement affirmer un fait que tout le monde admet et dont

Et

ne

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