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DEUXIÈME PARTIE

LES

ÉCOLES PUBLIQ.UES

Nous avons déjà eu l'occasion de parler de la Hollande, de décrire les monuments élevés sur son sol et de raconter les mœurs de ses habitants ^

Nous allons aujourd'hui parler de ses écoles.

Les écoles primaires en Hollande sont divisées en trois catégories :

I® Les Openbare scholen ou écoles de pauvres ;

2^ Les Tosschen scholen ou écoles de la classe ouvrière

moyenne ;

3** Les Burger scholen ou écoles de la classe ouvrière

aisée.

Ces trois catégories d'écoles n'offrent pas entre elles de

différences essentielles au point de vue de la construction et

de l'installation intérieure; mais elles se distinguent par les

I. Notes de voyage à^un architecte en Hollande^ par Félix Narjoux. V« A. Morel et C'«, éditeurs, Paris.

soins donnés aux enfants, par une plus ou moins bonne tenue générale, enfin par la séparation des sexes^ en vigueur dans les écoles de la troisième catégorie seulement*

Les écoles de la première catégorie sont gratuites, celles des deux autres catégories perçoivent de leurs élèves une rétribution de 5 à 8 florins par mois.

Les écoles des Pays-Bas diffèrent des nôtres par le mode d'enseignement et, comme conséquence, par la disposition donnée intérieurement aux salles ; elles se rapprochent, ou plutôt elles sont la reproduction des écoles connues en Angleterre sous le nom d'Écoles type anglais ^ Elles en diffèrent toutefois en ce que les grandes salles de réunion servant de classes ne sont pas, comme en Angleterre, distinctes pour chaque sexe et séparées en compartiments au moyen de cloisons mobiles ou de tentures, mais, au contraire, restent entières dans toute leur surface et n'indiquent la division des groupes et des sexes que par les passages réservés entre les lignes de bancs.

C'est un maître aidé de sous-maîtres qui fait la leçon commune aux garçons et aux filles.

Les écoles des Pays-Bas ne possèdent pas les grands préaux couverts et découverts en usage chez nous, non plus que des lavabos, vestibules, etc., et c'est tout au plus si, dans chaque école", une petite salle est destinée à remplir l'office de vestiaire. Toutes contiennent une salle de gymnase, grande, vaste, aérée et parfois distincte pour chaque sexe* Les privés, placés près des classes, donnent directement sur elles et n'en sont séparés que par une simple porte.

I. ÉcoUs publiques en France et en Angleterre^ par Félix Narjoux. y A. Morel et C»*, éditeurs, Paris.

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