‹ Les Écrasements des Membres: Leur TraitementChapitre 29 sur 44 · ENT · texte numérisé non relu

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Le lendemain, le choc persiste toujours. La température de la journée est à 3805, le pouls petit à 100. Le blessé délire.

Le 4, même état général mais apparition locale de placards rougeâtres autour de la plaie. Le Dr Codet-Boïisse fait porter le blessé à la salle d'opération et là sous léger chloroforme il pratique une dizaine d’incisions autour du foyer de l’écrasement et fait de grands lavages à l’eau oxygénée. Le soir, amélioration de l'état général. #

Les jours suivants, les gaz et la plaque bronzée disparaissent à peu près mais la plaie suppure beaucoup et la température se maintient autour de 380. Cependant, du 8 au 12, l’état général semble s’améliorer.

Mais le 13, la température remonte à 3809, le pouls devient rapide el petit. Le blessé est somnolent, il délire. Le Dr Codet-Boisse pratique l’amputalion.\

Le 14 et 15, l’état général reste aussi mauvais. Le moignon est pâle, aplati avec très légère suppuration.

Les jours suivants, le trismus apparaît. Le blessé s’affaisse peu

à peu, tombe dans la prostration et meurt dans le coma le 5 avril.

On peut se demander, conclut avec raison Charrier, si l’'amputalion, vers le deuxième, troisième jour, alors que le choc s'était atténué, que l’état général s'était relevé, m’eut pas donné un meilleur résultat.

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