ST A PH AL
oustazkir.
mouslazkir.
sulouzkour.
APHEL
ouzkour.
mouzkir.
ouzkour.
IPHAL
azzakar.
mouzzakar.
zitkit.
Adverbes. — La terminaison oj ( isch ) est spécialement
assyrienne ; on forme des adverbes en l’ajoutant directement à la racine ou en se servant d’une n intermédiaire.
At , fort ; Atisch , avec force.
Habou , grand; Rabiscb, grandement , etc.
Prépositions. — Les prépositions sont également propres à la langue assyrienne. Nous en avons déjà indiqué quelques-unes ; celles qui sont les plus communes et les plus connues sont : ina, ana, etc., etc...
Dans l’état actuel du déchiffrement, on peut donc dire que la grammaire sera complète dès qu’on voudra en réunir les matériaux épars, et lorsque toute équivoque aura disparu sur les principes qui doivent fixer la lecture de ces textes.
Cependant , ces différents travaux laissaient entrevoir que tous ces faits , déjà si nombreux , pouvaient enfin former un corps de doctrine, un système, et passer du fait particulier au principe général , pour devenir , non plus l'instrument d'un seul , mais le guide de tous. Il était temps que quelques-uns des savants , qui s’occupaient de la résurrection de l’Assyrie , vinssent dire à ceux qui voudraient prendre part à ces découvertes : Voilà ce que nous avons fait, et comment nous l’avons fait; voilà comment vous pourrez le faire vous-mêmes et pénétrer ainsi dans toutes ces merveilles , que l'histoire d’Assyrie doit révéler au monde.
M. Oppert, le premier, a mis en ordre tous ces principes, en a fait un tout , et a donné la vie à ces lambeaux épars, pour les ériger en un corps de doctrine dont on peut profiter déjà. Il a d'abord
ÉCRITURES AMIBIENNES. 159
publié un curieux document dans lequel on peut entrevoir les principes qu’il exposera bientôt dans leur ensemble. C'est la traduction de l’inscription de Borsippa. C’est aussi le premier document assyrien unilingue qui ait été traduit, commenté et analysé (I). Cette inscription, gravée sur un baril de terre cuite, a été trouvée par le colonel Rawlinsondans les ruines du Birs-Nimroud ; chaque mot est expliqué rigoureusement et transcrit , non plus arbitrairement pour le besoin d’une identification , mais d’après des règles imposées d’avance , et dont M. Oppert a exposé les principes dans un autre ouvrage qui formera l’appendice de la relation de son voyage en Mésopotamie.
L'inscription de Borsippa émane de Nabuchodonosor; elle commence par une formule dont on retrouve le sens sur tous les monuments de ce roi et sur les briques de3 édifices qu’il a fondés ou restaurés. Elle énumère les travaux de restauration qu’il a faits à différents monuments de Babylone, et particulièrement à un édifice dont le souvenir remonte aux jours où les hommes ont été dispersés sur la terre , au moment peut-être de la confusion des langues.
L'analyse de M. Oppert, et les principes qu’il a développés à l’appui , nous ont permis de tenter un essai de lecture et d’interprétation des inscriptions qui couvrent ces innombrables briques sorties des ruines de Babylone (2). On sait que ces monuments appartiennent à plusieurs rois babyloniens; tes plus nombreux portent, comme Grotefend l’avait prévu, le nom de Nabuchodonosor, et présentent une légende à peu près identique en trois, quatre, six ou sept lignes. Voici , du reste , le texte d’une inscription
(1) Journal asiatique , t. IX , p. 185 et suiv. 1857.
(2) Inscription» assyriennes des briques de Babylone . — listai de lecture et d'interprétation. Pari», 1859.
de sept lignes, et la traduction i|uc nous en avons déjà donnée :
Nabu - ru-dur - ri - yu - ssur, Xabuchodonosor,
Sarru Bab - - - ilou
rex Babylonis,
ff liH «HiNiM
Za - ni in Bit - sag - ga - tu,
insiaurator Pyramidis ( Templi ? ) ,
Au Bit - zi - da,
ct Tvrris (Solii ? ) ,
ïï ltXl-fl-4^1
Pal Pal Sha Bi - du,
filius L/ï/ius regis (?)
Sha "1 Nabu - pal - . yu - ssur, J Xabopalassaris ,
regis Babylonis ego.
(1) Sur les briques, lorsque le premier nom de Uabvlone esl idiHigrnpIiique, le won <1 l'est aussi ; nous avons (k'roptf nu texte pour donner les deux formes.
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