PALAIS DE SARDANAPAL
La comparaison des textes peut seule faire comprendre toutes ces difficultés paléographiques , d’autant plus sérieuses que les publications les plus soignées ne peuvent en donner une idée. Le type ninivite , adopté à l’Imprimerie impériale pour la publication des découvertes de M. Botta , sert à la transcription de tous les textes, de mémo qu’en Angleterre on parait avoir adopté le type de l’assyrien de Persépolis ; dès-lors, il est souvent très-difficile de retrouver sur le monument même les signes imprimés après en avoir compris la transcription actuelle. Ces difficultés sont , sans doute , très-secondaires. C’est pourtant une des premières que l’on a à surmonter dans ces éludes. Au surplus, ces différences accidentelles, que les signes pouvaient offrir, ne sont pas les seules que nous ayons à constater; il y en a de plus sérieuses qui reposent sur d’autres considérations que nous devons exposer et qui tienneut au développement même de l’écriture assyrienne.
(I) Layord, yinevch and ifs rcmaint , Gflli. edit., U II, p. IbO.
ÉCRITURES ANARIENNES.
L’écriturc assyrienne a suivi, en ciïct, plusieurs phases bien caractéristiques. A l’origine, elle dut être hiéroglyphique; les valeurs idéographiques qui ont été conservées à un grand nombre de signes suffiraient pour faire comprendre qu’il doit en être ainsi ; mais nous avons quelque chose de plus : il existe, à ce qu'il parait, un monument susien écrit en caractères hiéroglyphiques, et de rares fragments de cette écriture sont même parvenus jusqu’à nous.
Toutefois , quand nous trouvons cette écriture aux mains des Assyriens, l’image primitive était déjà tellement altérée qu'il était impossible de reconnaître, dans les traits qui formaient des lettres, le type primitif qu’elles avaient représenté.
Lorsque le signe, ainsi dénaturé, se retrouve dans les plus anciennes inscriptions, l’écriture n’est pas encore cunéiforme; les lignes ne se présentent que sous l’apparence de lignes brisées. M. Oppcrt donne le nom d 'hiératique à celle antique écriture. Quelques monuments de ce style sont parvenus jusqu’à nous , notamment la légende du vase de Naramsin. Le nom de ce roi , dont le règne parait remonter au XV'. siècle avant notre ère, était ainsi écrit :