‹ Les Ecritures CunéiformesChapitre 18 sur 33 · PAL. DA U - BA AN - IM · texte numérisé non relu

PAL. DA U - BA AN - IM

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MIKin . ILU . AO.

C’est-à-dire: Ninilurram, fils de Darbanim, adorateur du DieuAo .

Je pourrais citer (2) un certain nombre de cylindres qui ren-

(4) MSnler: pl. II, n-. 3; - F. Lajard : pl. XXXVIII, n*. 2.

(2) Voyei, dans les planches de F. Lajard : pl. XVIII, n*. 5* ; pl. XXVIII , n*. 2 ;

pl. XXXVII , n“. 6* ; — dans Münlcr: pl. II , n**. 4 cl A; — Voyez encore, au musée assyrien du Louvre, les cylindres compris sous les n". 545*, 546 el 547, de la Notict de M. A. de Longpérier, 3 e . édit. 4854. Nous avons marqué d’un astérisque les cylindres qui contiennent une invocation an dieu Ao*

461 ÉCRITURES CCNEIfORRES.

ferment également la même formule , et dont quelques-uns reproduisent la même invocation.

Quels sont maintenant les principes qui ont guidé , à leur insu peut-être, tous les savants qui se sont occupés de la lecture des textes assyriens, et dont M. Oppert, le premier, a cherché à formuler l’ensemble? N’oublions pas que, pour vérifier l'exactitude de ces principes, il faut en faire l’application aux textes. Quclqu’étrange que soit un principe nouveau dans une langue nouvelle, si l’application le justifie, il faudra bien néanmoins l’accepter. Reprenons donc le développement logique des faits, et voyons d'abord comment toutes ces écritures si différentes peuvent se rattacher au même système.

Les monuments assyriens embrassent une période de près de quinze siècles; ils offrent, au premier aspect, une grande variété graphique; mais on ne tarde pas à se convaincre que la plupart de ces variétés tiennent à des causes accidentelles qui ont été remarquées dès les premiers travaux. M. Botta avait ainsi identifié des signes qui paraissaient offrir quelque dissemblance et qui, au fond, étaient identiques. La nature des matériaux donna lieu à ces différences accidentelles. Si la pierre est cassante, on évite de les croiser , et dès-lors les signes prennent un aspect différent qu’il est facile de reconnaître; d’un autre côté, on écrivait sur les briques de plusieurs manières : à Babylone, les briques sont imprimées avec un timbre, en bois probablement , qui servait à produire un grand nombre d’épreuves identiques: les caractères sont alors très-soignés ; mais il n’en est pas ainsi à Ninivc, où les légendes des briques sont écrites directement sur la terre à l’aide d’un instrument aigu dont on voit encore la bavure. Ces traits révèlent le talent, le caprice ou la négligence

ÉCRITURES ANARIENNES.

du plinlhographc. Enfin, certains monuments, tels que les barils et les prismes , présentaient une petite écriture fine et serrée , qui peut être considérée comme cursive par rapport aux beaux caractères de l’écriture monumentale des inscriptions. Tels sont les barils de Nabuchodonosorqui contiennent des renseignements précieux sur la topographie dcBabylone, et les prismes ninivites qui contiennent des documents historiques quelquefois trèsétendus. Le plus beau monument de cette nature est le prisme de Sennachérib, trouvé à Ninive, et que le colonel Taylor envoya en Angleterre en 1846; il fut égaré pendant la traversée, et M. Lottin de Laval fut alors le seul possesseur d’un moule qu'il avait pris sur l’original. Mais aujourd'hui cette belle page d'histoire est retrouvée et fait partie du magnifique musée assyrien de Londres. On écrivait donc sur le marbre et sur la brique ; on écrivait même sur des bandelettes flexibles , ainsi qu'en en peut juger par un bas-relief de Kuuyundjik reproduit par Layard (1). Mais les caractères que l’on inscrivait sur ces bandelettes étaientils les mêmes que ceux que nous voyons sur les dalles et sur les briques? C'est ce que l’on ne peut dire , puisqu’aucun monument de ce genre n’est parvenu jusqu'à nous.

Quoi qu’il en soit, la forme du clou n’est qu’un accident ; que les caractères soient plus ou moins droits, plus ou moins penchés, on

en reconnaîtra facilement l’identité. Ainsi , le signe

que l’on voit dans les planches de Rich , est le même que le

signe 4^ , que l’on voit dans les planches de Flandin.

A Persépolis, la tête des clous a la forme d’une queue d’hiron-

(1) Xinevth and il» remain» , ûTlh. cdiU, L II , p. ISA.

1(M> ÉCRITURES Cl'.NÉlFORMES.

délie; à Ninivo, lus tètes sont pleines et grosses et la pointe du clou déliée. Les groupes suivent partout les besoins de la justification ; ils s'allongent , s'étendent ou se resserrent suivant l’espace. Enfin, sur quelques briques émaillées, ils présentent l’apparence de véritables, marteaux ; il est facile de reconnaître le nom de Sardanapal (supra, page 138, ligne 1™. de l’inscription) dans ce groupe , inscrit sur une brique peinte du Musée britannique (1) :

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