‹ Les Ecritures CunéiformesChapitre 21 sur 33 · IC, H · texte numérisé non relu

IC, H

d'inscription de Londres. C’est l'écriture de quelques revers de plaques de Khorsabad ; c'est enfin l’écriture de la plus grande partie des cylindres de Ninive et de Babylonc. Il n'est pas rare de trouver dans cette écriture plusieurs formes différentes pour représenter le même caractère. Ainsi , la comparaison des différents textes des briques sudit pour nous convaincre que les deux

signes E 'ülr I et i sont les mêmes ; ils ont la valeur

syllabique de Bab et la valeur idéographique de porte; il en est de même des signes ^ J et j y. — | , qui ont la valeur

syllabique de BU et la valeur idéographique de maison. Ces variétés de signes sont quelquefois très-nombreuses ; en les examinant avec attention , on ne tarde pas à reconnaître que ce sont des variétés graphiques d'un même signe et non pas des homophones qui procéderaient d’une origine hiéroglyphique différente.

Avec le temps cette écriture archaïque s’est modifiée : les signes les plus compliqués ont perdu quelques-uns de leurs traits, qui parurent, sans doute, superflus pour les caractériser et qui ont donné lieu à des signes nouveaux , à une écriture nouvelle que l’on peut appeler moderne , relativement à l’autre toutefois.

Les différentes phases de certains caractères ont pu être constatées : ainsi l’idée de Dieu est exprimée par un monogramme qui parait procéder de l'image même de la divinité ou de l’image d’une étoile, dont ce signe a également la valeur.

Les Assyriens représentaient la divinité comme la plupart des peuples antiques la représentaient alors, ainsi qu’on peut s’en convaincre, du reste, par les bas-reliefs de la Perse et de l’Égypte, sous la forme d’un buste d’homme terminé par une queue d'oiseau , et passé dans un anneau entouré d’ailes déployées. Mais quelquefois

ECRITURES AIURIF.NNES.

la forme humaine a disparu , et il ne reste plus qu’un disque orné des appendices ornitbomorphes.

Il est facile de supposer, dans l’une ou l’autre de ces formes, les lignes que l’on obtient en figurant une étoile :

Quel que soit le type que l’on adopte pour l’origine de l’hiéroglyphe divin , il a donné lieu à la série suivante :

Hiératique

Archaïque Moderne -H

Ces signes se voient dans toutes les écritures cunéiformes anaricnncs, et n'ont subi que l’altération des temps. M. de Saulcy, le premier, remarqua qu’ils se retrouvaient en médo-scythique avec la même forme et la même valeur qu’ils ont en assyrien moderne, et ce savant avait déjà compris la grande ressemblance des caractères de ces deux écritures. Un examen approfondi a permis à M. üppert de constater que ces deux écritures pro-

HCBITl RES Cl M irORMF.S.

cèdent du même système graphique: la plupart des caractères sont identiquement les mêmes; d'autres diffèrent moins entr’eux que deux transcriptions du même hiéroglyphe, dans les styles de Ninive et de Babylonc. Mais tous Ie3 types primitifs n'ont pas été interprétés de la même manière suivant les localités : le même hiéroglyphe n'a pas été traduit par les mêmes traits sur les bords du Tigre , et sur les rives de l’Euphrate ; de là , des différences graphiques dans des signes qui, au fond, sont identiques. Ainsi le signe royal semble procéder, en Assyrie comme en Égypte , de la représentation d'une abeille. Rien n’empêche de supposer qu’il en soit ainsi , du moins ; mais alors le signe royal présente les variétés suivantes :

Hiéroglyphe primitif.

Hiératique.

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