VS=J
Ut du
sa - du u = soleil levant.
Les groupes de gauche paraissent dans les inscriptions, avec la même signification que ceux de droite; en faût-ii conclure que
le signe idéographique «y , qui a la valeur phonétique de ut, a
ECRITURES CUNEIFORMES.
également les valeurs* syllabiques de yu , sam, sadu ? Évidemment non , et cette polyphonie apparente s’est évanouie devant la démonstration du complément phonétique qui permet de prononcer un groupe , non pas d’après la valeur syllabique de chaque signe, mais d’après la valeur phonétique de l’ensemble des caractères.
Ce principe a singulièrement réduit les valeurs polyphones que l’on avait attribuées au même signe, mais il n'a point fait disparaître la difficulté; pour la vaincre définitivement, M. Oppert propose le moyen suivant :
Lorsqu’on rencontre, dit-il (I), un signe doué de plusieurs valeurs, comme elles sont peu nombreuses, an les essaie Tune après l'autre et l'on adopte celle qui va le mieux. M. Oppert revient deux fois sur ce moyen. Ainsi énoncé, il ne saurait satisfaire la critique la plus superficielle. Mais M. Oppert a voulu dire quelque chose de plus sérieux dont l’ensemble de son travail peut donner l’explication, le voici : la langue assyrienne est sémitique; or, toutes les fois qu’un signe aura plusieurs valeurs, il faudra rejeter celles qui ne pourraient donner au mot une tournure sémitique, et conserver au contraire celle qui donne au groupe ce caractère. C’est la conséquence de son système de lecture par nécessité philologique.
Ainsi posée, et nous ne croyons pas avoir dénaturé ou affaibli la pensée de M. Oppert , elle mérite examen. En effet, c’est par suite de la nécessité de trouver, dans les groupes de la première colonne qui devaient contenir un génitif pluriel, une terminaison en anam, que Rask a donné à deux lettres de l’alphabet perse des valeurs qui avaient échappé aux recherches de ses prédé-
(I) Expédition scientifique en Mésopotamie , p 105.
ÉCRITURES APi ARIENNES.
cesseurs et qui ont été pleinement justifiées. La nécessité phi-r lologiquc, qui peut servir à faire découvrir une lettre inconnue , ne peut-elle pas servir à déterminer le choix entre les différentes valeurs d’un signe polyphone ? Nous ne le pensons pas. Ce moyen est insuffisant; car aucune nécessité philologique ne peut rendre compte à priori de la double valeur du signe qui termine les noms de Darius , et de l’Égypte. Il ne s’agit pas non plus d’essayer la valeur qui va le mieux, il faut la trouver. Quoi qu’il en soit, les travaux de M. Oppert ne pouvaient passer inaperçus en Europe ; ils ont rendu abordable l’étude des textes assyriens; ils ont surtout rendu possible la discussion des découvertes assyriennes.
Nous avons déjà parié des critiques de M. Renan (1); elles sont heureusement , pour la plupart , d’une grande fragilité ; le jour où M. Renan voudra traduire un texte assyrien , il ne sera pas embarrassé par ses propres doutes : la transcription d'un certain nombre d’inscriptions lui suffira pour s'assurer de la justesse des valeurs dont M. Oppert n’a pas démontré l'origine rigoureuse, parce qu’il les considérait comme élémentaires. Vais, au fond , les critiques de M. Renan sont dominées par cette grave objection : Vous m’apportez des traductions qui révèlent des faits inconnus à l’histoire; des Sémites polythéistes; une langue que vous dites appartenir à la grande famille des langues sémitiques , et dont l’écriture se lit de gauche à droite ; une langue qui présente des mots qu’on ne rencontre dans aucun groupe de celte famille; puis, pour justifier vos transcriptions, vous me présentez un alphabet dont les valeurs, tantôt idéographiques, tantôt polypbones, se prêtent avec une élasticité effrayante à toutes les interprétations; et vous
(!) Journal de» Savant», mars, avril el juin 1859.
ÉCUTGUS CONÛrORMES.
paraissez puiser dans ces valeurs si mobiles au gré de vos désirs, eu choisissant celle qui va le mieux. N'y a-t-il pas quelque grand principe de lecture à découvrir , analogue à celui que Uincks a proclamé, pour enlever l'arbitraire aux transcriptions? De quel secours le sémitisme de la langue assyrienne peut-il être pour déterminer une valeur, si cette valeur ne peut convenir qu’à un mot donné, et si elle peut être changée par une autre qui s’appliquera à un autre mot dont le sémitisme réclamera la différence ? Comment accepter la traduction des étranges prières que vous lisez sur les murs de Khorsabad, lorsque vos lectures reposent sur des conjectures si hasardées, sur une base aussi fragile ?
Ces considérations sont sérieuses: elles pèsent de tout leur poids sur les éludes assyriennes ; en dehors des assyriologues , elles pèsent de toute l’autorité qu y donne la parole du savant auteur de l'histoire des langues sémitiques. Aussi faut-il diriger scs efforts vers ce point : il faut faire disparaître les polyphones; ou , pour les conserver, il faut trouver, si l'on veut surmonter les difficultés dont ils chargent l'interprétation , une règle sûre qui n'abandonne pas à l'arbitraire toutes les valeurs qu'un même signe peut offrir dans un cas donné.
M. Oppert s'appuie encore, il est vrai, sur des documents émanés des Assyriens eux-mêmes ; ces documents sont connus sous le nom de Syllabaires de Sardanapal. Parmi les nombreuses tablettes chargées d’écritures cunéiformes que les explorateurs de Koyundjuk ont exhumées de Ninive , on n’a pas tardé à reconnaître que toutes ces tablettes étaient les débris d'une immense bibliothèque , dans laquelle toutes les sciences connues des Assyriens avaient des représentants. Quelques-unes paraissent être des dictionnaires, des grammaires, des syllabaires, dans lesquels les Assyriens expliquent eux-mêmes les principes de leur écriture.
ECRITURES AHAR1ENKES.
Je ne crois pas, toutefois, que cette écriture fut une énigme si impénétrable pour eux, quelle avait déjà, de leur temps, besoin d'une explication officielle pour fixer la valeur des caractères. Non , ces documents ont été rédigés par ce besoin commun, que tous les peuples partagent, d’expliquer leur langue aux générations naissantes. Nos grammaires ne témoignent pas plus de l’imperfection ou des difficultés de notre langue , que les Syllabaires de Sardanajial ne témoignent, à son point de vue, de l'imperfection ou des difficultés de la langue de Ninivc. Mais c’est en vain que M. Oppert appelle à son sccêurs les enseignements des Assyriens eux-mêmes. Ces monuments , qui pourront plus tard nous être d’une grande utilité , n'apportent encore qu'une lumière bien incertaine pour éclairer ces questions élémentaires. Ne faut-il pas , en effet , avant de les aborder, avoir une règle certaine pour guide? Autrement iis ne pourraient jamais que résoudre la question par la question , puisque la première chose à établir, pour pouvoir les invoquer utilement , est de prouver qu'on sait les comprendre.
M. Oppert, qui a poussé si loin l’analyse des principes de lecture des textes assyriens, a pu , par sa grande habitude de cette écriture , triompher de toutes les difficultés qu’elle présente ; mais les moyens de faire partager aux autres la facilité dont il dispose semblent lui avoir fait défaut, au moment où il n'avait peutêtre qu’un pas à faire pour atteindre le but.
En suivant le développement des progrès qui se sont accomplis dans la lecture de ces textes, il nous a semblé que tous ces travaux antérieurs nous conduisaient naturellement au moyen que nous allons proposer. Déjà, dans un mémoire autographié (J), nous en avons posé le principe, en indiquant qu'il devait exister.
(4) Sur le» jwlyphoncs assyrien». 25 octobre 1859.
192 Ér.RiTLBES i:rsÉmiRHF.s.
dans les nombreux signes de l'écriture assyrienne , une certaine catégorie de caractères qui semblaient échapper à cette mobilité désespérante, et qui pouvaient servir de base à l'alphabet syllabaire assyrien : nous allons essayer de les déterminer ici.
Les difficultés typographiques que nous avons à vaincre gênent singulièrement notre démonstration ; elle eût été plus saisissante, s'il nous eût été possible de réunir dans un même tableau la liste de tous les caractères assyriens avec leurs différentes formes, et avec les différentes valeurs qui leur ont été attribuées jusqu'ici ; mais, à défaut de ce premier tableau synoptique, il faudra se .reporter aux listes publiées par MM. Boita, de Saulcy, Ilincks. Rawlinson , Oppcrt, etc., que nous supposons, du reste, suffisamment connues pour y avoir recours. Nous supposons également que celui qui voudrait vérifier notre démonstration sesera rendu compte des différences graphiques qu’un même caractère peut avoir, selon l’âge des monuments , et suivant les localités pour le ramener à un type unique, tel que l'assyrien des trilingues ou l’assyrien moderne de Babylone ou de Ninive.
Parmi les valeurs attribuées aux différents signes de l'écriture assyrienne, on doit remarquer d’abord que les valeurs de quelques-uns ont été sûrement et facilement déterminées dès l'origine des recherches. Le premier signe du nom de Darius n'a jamais souffert de difficulté. Grotefend , Lowenslern y ont lu un D, comme M. de Saulcy, je dirais même comme M. Luzzatto, qui cherchait une langue indo-germanique dans ces textes dont les autres savants prévoyaient le sémitisme. Sir U. Rawlinson voit non-seulement un D dans ce signe, mais le syllabisme, qu'il soupçonnait déjà , lui fit admettre que cette lettre ne pouvait s'articuler qu’avec la voyelle A. Plus lard, le syllabisme est proclamé, ci le D r . Ilincks et M. Uppert lui donnent définitivement l’ar-
ECBITURES ANARIF.NNES.
liculation de DA. La valeur de ce signe me parait donc aussi incontestable que celle d’une lettre qui appartiendrait aux alphabets les mieux connus; il en est de même d’un certain nombre de signes de l'écriture assyrienne , dont on a trouvé le contrôle dans la transcription des noms propres du texte arien, ou dans une transcription grecque ou hébraïque : ces signes sont ceux qui représentent des syllabes simples.
Cependant tous les caractères assyriens sont susceptibles d’avoir une valeur idéographique et une valeur syllabique; la détermination de cette double valeur a rendu le déchiffrement plus difficile : il a fallu trouver d’abord les valeurs syllabiques , et ces valeurs syllabiques ont servi à déterminer la prononciation de l’idéogramme ; ce n’est , en effet, qu'après avoir déterminé l’articulation phonétique des signes par la comparaison des groupes qui renfermaient la même articulation, qu'on a pu déterminer l'articulation phonétique des idéogrammes, par la comparaison des phrases qui représentaient, dans une môme formule, la môme idée exprimée par des idéogrammes et par des signes syllabiques.
Cependant, parmi les signes syllabiques, il en est qui ont ôté plus difficiles à déterminer : ainsi le dernier signe du nom de Darius.
a souffert de grandes difficultés avant qu’on eût pu lui donner son articulation véritable. C’est une syllabe complexe , et les signes qui représentent des syllabes complexes sont plus difficiles à déchiffrer que ceux qui représentent des syllabes simples , parce qu’ils ont, comme elles , une valeur idéographique et une valeur syllabique , et que celte valeur syllabique est souvent polypho ne. En effet, le dernier signe du nom de Darius, qui s’articule aujourd’hui vus, s'articule également sir ; on en a eu la preuve par la décomposition de ce signe en ses éléments simples. Cette polyphonie parait étrangère à la valeur idéographique des signes,
ECRITURE» CENEIFORSES
ainsi qu’on en a eu la preuve par les différentes traductions du double crochet qui a les deux valeurs de mon et de «ii,
et de plus la valeur idéographique de Sarru ( roi ).
Mais lorsqu'on rencontre un signe polyplionc dans le corps d’un mot encore inconnu, comment pourra-t-on lui donner l’articulation qui lui convient ? — Si ce mot est unique dans les textes assyriens, la difficulté est insoluble: il faut le classer dans la catégorie de ces mots peu nombreux, mais pour jamais incompris peut-être, que l'on rencontre dans les langues mortes et qui résistent à toute investigation. Si , au contraire , ce mot est essentiel au discours, il se représentera dans les textes. C’est une affaire de temps et de recherches ; et lorsque dons le mime mot le signe complexe sera remplacé par ses éléments simples , on aura la certitude de son articulation véritable ; ce qui donne la certitude que le même signe se lit vus, dans le nom de Darius, et sir, dans le nom de l'Égypte , donne la certitude de l’efficacité du moyen que l’on doit employer pour déterminer la valeur d’un signe polyphone ; ce qui donne la certitude delà polyphonie doit servir à l'expliquer :
Il n’y a pas un seul idéogramme qui ne se traduise par des signes syllabiques simples;
Il n'y a pas un signe syllabique complexe qui ne se traduise par des signes syllabiques simples ;
Il n’y a pas un signe polyphone qui ne se traduise également par des signes syllabiques simples.
En dehors des valeurs syllabiques simples , les signes qui les représentent peuvent sans doute avoir des valeurs plus ou moins complexes, provenant de leur signification idéographique, et ces valeurs complexes seront plus ou moins polypboncs; mais elles n’en seront pas moins résolues également par les signes syllabiques
ÉCRITURES ANABIENNE3.
simples , et ces valeurs simples ne peuvent être attribuées qu’à un seul caractère ; nul autre ne peut ravoir avec lui.
Mais, dira-t-on, lessignesqui représentent des syllabes simples ne sont-ils pas eux-mémes polyphones? — Évidemment non, comme représentants syllabiques d'articulations simples , et c'est ce qui permettra d'établir sur une base solide le syllabaire assyrien. En parcourant les listes des valeurs attribuées aux différents caractères de cette écriture, on ne tarde pas à reconnaître déjà que les différents explorateurs de ces textes ont été conduits, à leur insu peut-être, à n’attribuer à un même signe qu'une seule valeur syllabique simple. Nous ajoutons qu'il doit en être ainsi , et nous pouvons même expliquer le pourquoi. Il ne s'agit plus, en effet, pour achever notre démonstration, que de prouver que toutes les syllabes simples nécessaires au syllabaire assyrien sémitique sont trouvées , et qu’il n’y en a pas d’autres C’est l’objet des deux tableaux que nous avons dressés plus loin , et qui comprennent toutes les syllabes simples de la langue assyrienne. Voici , du reste, les considérations que nous pouvons invoquer à l’appui.
L'écriture assyrienne ne fournit que trois voyelles isolées des consonnes qui semblent correspondre aux trois lettres :
ïf-E*=-<
le n et 1’ y seuls paraissent n'avoir pas de représentant direct ; d’un autre côté, si ces deux lettres manquent, nous avons deux caractères qui tiennent de l’i et de lu, et qui cependant ne paraissent pas avoir de représentant syllabique distinct des articulations que les consonnes pourraient former avec ces deux voyelles ;
1% RCklTUBES CrvÉlFORMes.
c'est le signe , i (e ou o, d’après M. Hincks), et le signe
, « (ou iju , d’après M. Oppert). Enfin, on a reconnu deuxdiphthongucs et .
ai ya
Nous avons indiqué déjà (page 172} que les voyelles se contractent quelquefois avec des signes syllabiques simples , et donnent lieu à de nouveaux signes ( peu nombreux ) qui ont ainsi une valeur complexe : par exemple , on trouve > * , bi
pour ^ t bi-i ; et ces valeurs se substituent quel-
quefois aux signes syllabiques simples; mais ils n’ont pas trouvé place dans notre tableau , puisqu’ils doivent être rangés dans la classe des syllabes complexes.
Nous avons divisé le tableau de l’alphabct-syllabaire assyrien en deux parties : — la premièrecomprend les signes correspondant aux syllabes simples à la consonne initiale; la seconde, les signes correspondant aux syllabes simples à la consonne désinente. Les 17 consonnes sémitiques forment avec les 3 voyelles assyriennes 51 articulations ; lorsque la voyelle est désinente, elles sont exprimées par 48 caractères assyriens seulement. En voici la raison : le exprime à la fois le da cl le tha ; et le exprime à
la fois le >li et le thi ; la différence entre la douce et l’aspirée n’est sensible qu’entre le du et le thu. Le ao, le ssa sont exprimés
également par le même caractère ; enfin, les articulations
de l’M et du Y sont rendues par les mêmes signes. Il reste donc 48 caractères pour exprimer toutes les articulations simples possibles à la vocale désinente , et chacune de ces articulations a son caractère et ne peut avoir que lui. En effet, si en dehors de ce tableau
ÉCRITURES INARIENNES.
tout autre signe de l'écriture assyrienne représentait une de ces valeurs, comme elle a déjà un correspondant , il s’ensuivrait que ce signe représenterait, ou une variété graphique, on une variété de style , puisqu’il n’y a point d’homophones ; si , dans le tableau , un signe avait deux valeurs syllabiques simples, il serait alors homophone d’un signe déjà rendu, et laisserait un vide qu'il faudrait combler , ou expliquer. — La seconde partie du tableau parait, au premier abord, beaucoup moins complète. Les 27 consonnes sémitiques devraient donner, avec les consonnes désinentes , le même nombre de caractères que nous avons constaté avec les consonnes initiales. Si tous les vides ne sont pas remplis , cela ne tient pas à l'insuffisance du déchiffrement , mais à une loi générale du système graphique que M. Oppert a constatée, du reste. D’abord, les trois voyelles, avec l’aspiration finale d u , ne sont rendues que par un seul signe. D’un autre côté, il n’y a qu'un signe pour exprimer les articulations suivantes :
ab-ap
jai
ib-ip
ub- up
-Tsjfc
ag-ak-aq
ig-ik-iq
ug-uk-uq
ad-ath- at
êeAT
id -ith -it
ud - uth - ut
az - as
iz- is
uz - us
Des exemples pris dans les inscriptions trilingues suffisent pour
prouver, de la manière la plus péremptoire, que les articulations qui se terminent par des consonnes de la même classe et qui ne diffèrent que par la dureté ou la douceur de la prononciation ont des représentants communs {<}.
Cette loi n'a pas été contestée, et les nombreux exemples que M. Oppert cite à l'appui suffisent pour se convaincre de son exactitude. Il ne reste donc à exprimer que les articulations provenant de 9 consonnes; ce qui exige 27 caractères seulement, et chacune de ces articulations est représentée par un signe.
Le syllabaire assyrien est donc complet.
Voyons, maintenant que ces faits sont acquis, ce qui reste en-dehors des caractères nécessaires pour exprimer les syllabes simples dans les nombreuses combinaisons du clou ou du coin qui ont donné naissance à l’écriture assyrienne.
Nous ne trouvons plus qu'un nombre plus ou moins considérable de signes, dont la valeur a été également l'objet des plus scrupuleuses recherches, et qui ont été plus ou moins rigoureusement déterminés. Ils s’expliquent tous par des combinaisons des signes qui traduisent les articulations simples , et ils représentent :
<°. Des idéogrammes dont la valeur est nécessairement fournie par une transcription en caractères syllabiques, que l'on pourra toujours ramener aux éléments simples qui constituent la base du syllabaire assyrien;
2°. Des syllabes complexes formées, soit par la contraction du signe syllabique simple et d'une voyelle, soit par la contraction de deux syllabes simples, et qui peuvent être plus ou moins polyphoncs ; dans tous les cas , qu’ils n'aient qu’une valeur ou
(i) Expédition scientifique en Mésopotamie, t. II , p. 26.
ÉCRITURES ANCIENNES
qu'ils en aient plusieurs, les éléments en sont Fournis nécessairement par les syllabes simples que nous avons indiquées.
La détermination des valeurs idéographiques et des valeurs syllabiques complexes plus ou moins polyphoncs n'est donc plus véritablement qu’une affaire de patience, et la justification s’établit par des citations de lignes , de pages.
Nota. — Notre premier tableau comprend les valeurs simples qui répondent aux exigences de l'alphabet sémitique. Nous l’avons établi tel qu’il résulte des données qui nous sont fournies par l’état actuel des travaux; maison comprend aisément que des recherches ultérieures pourraient modifier quelques-unes des valeurs que nous avons indiquées , sans que le principe que nous avons posé en soit nécessairement atteint.
Le sccpnd présente , à l’appui des valeurs que nous avons annoncées , les valeurs déterminées par les recherches de MM. de Saulcy , Luzzalto , llincks, Rawlinson et Oppert.