PREMIÈRE INSCRIPTION
ïT m £r K- -TE <ïï « \ «ïï « m K- Kr rr K" \
D ' â ' ra ' ya ' V ' ou - ch. hu ' ch ^ à * yu - b • i - ya.
Dana» 'oi
jfs ï^ Ey T=\ «ïï « fïï K- r<r ïï K-\ «ïï « m r<-
Va ' za ' r - ka. Kh - ch - d ^ ya - h - i - ya. Kh - cU • a - ya
gran«l.
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ï<y ff K- fff =< fïï -W \ ït ïï « -M fïï T£ 1 « K-
- t - y - d - n - â ' m. V - i - ch - t - â - s - pa - h - y -
roi», d'Hyta»p«
m\ ïï<n W \ « «ïï ÏÏTHfrï K ïï « ïï K'\
â p ' ou ' Orfl. Ha ' fc/i - d - wia - n - t - c/i - t - ya.
fil» Achéménîde.
«K-^ ïï -M-yrf\=m ïï-et-ïiIn m k <î? =<<îr «
n - f/a. / - ma - m. Ta - tcha - ra ' m. A^k-ou-na-ou-ch
qui cette salle a fait.
DEUXIÈME mscRipnoN
«ïï « K- m £r « m \ «ïï « m t<" w ïï K-^
/fA - c^ - y - d - r - r/i - d. K^ - c/i - d - ya - ^ - t - ya.
Xercès roi
-r= r-T £T T= \ «ïï « ÏÏT K- KT ïï ï<- s «ïï « ÏÏT
Va ' xa ' T ' ka. Kh - ch - â - ya - ^ ' i - ya. Kh - ch - â-
graiid, roi de»
ï<-T<ï ïï ï<- m K ïïf-ïïT\ ïïïïf E» r<eHË <ïï
ya - e •
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«ïï « fïï 1<r Kl ïï 1<r
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du roi
- ra • ya -
Darius
va - ou
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P - Ott -
fils.
Ora.
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//a - kti - d - ma ' n - •* - cA - t - ya.
ikcliéaiémd««
^ Nons ayons placé, à la suite de la yalenr des lettres cunétformes, et entre deux parenthèses ( ), les initiales des savants auxquels on est redevable de leur déchiffrement. Les lettres entre parenthèses représentent donc : Gb., Grotefend (date de 1824); — Rsk., Rask (1826) ; — St-M., Saint-Martin (1832); -« Bubn., Eugène Burnouf (1836); — - Labm., Lassen (1836-1845); — B-b., Béer (1838); — JàOQ., Eugène Jacquet (1838); — Rawu, Sir Henry Rawlinson (1846).
Reste, maintenant, à expliquer et à justifier l'interprétation des mots perses renfermés dans les deux inscriptions qui précèdent.
yy yjy ^y yX« >^y^ ^^ ^ \ DAreyawuch^ nominatif de Darayavou; en hébreu, Dâr*nfâwech. Nom de « Darius ».
X^yy ^ ^ y^ y^y yy y^ \ khchâya^tya « roi «, formé avec la sufBxe tya,
sanscrit ya, ou avec a qui est synonyme*, ce qui donnerait khchâyata: sanscrit-védique, kchâita « royal » \ en zend, kchaêta a roi » .
,^ys: y»y îiy y^\ vazarka , en persan : buzurg « grand ».
«ff <( m K- T<r rr y<- \ «t « m r<- r<r n k- m
^^ yyy >-y^y \ kcMya^iya khchâya^iyânâm a roi des rois », titre affectionné
des souverains de la Perse, qui Font conservé sous la forme ehahmchàh. — Khchàya-^ ^iyânâm est la forme du génitif pluriel , qui répond exactement à anatn , désinenc sanscrite du génitif pluriel des substantifs en a bref.
îr ïï ^-frï fff TH W <K ï<r ïff \ ^''^'^'P'^y^ « a-Hytaspe •, forme génitive du nom d'Hytaspe. En zend : VUtàspa ; participe passé passif de la racine zend-sanscrite vid « obtenir », et du zend aspa^ sanscrit asva «cheval ». iJyd, désinence perse du génitif, répond au sanscrit asya, inflexion du génitif singulier des noms en a bref.
Tr ^11 W \ P^^^^^ " ^^^ ». C'est identiquement le sanscrit pourra.
^K ^yy yyy ^rf ^K ïï ^ ïï y^ \i'a*W»wamffttya«Achéménidei.. On explique ce mot comme étant le nom patronymique de Hakhàmani, formé à l'aide d'une suffixe 5ya, qui se retrouverait dans le sanscrit manouchya^ et que la légende donne comme signiGant « enfants deManou ».
y^ yX^ A hya « qui », sanscrit sya, zend inus. hyô. (Cf. le relatif sanscrit yeu, qui
devient ya devant les voyelles t, ou^ e, o. Quant à l'aspiration initiale que nous a conservé le zend, elle se retrouve encore dans le grec 5ç.
yy ^y^y >-yyy \ f^^ta^ ^ ce »} sanscrit tmam, zend imem. Accusatif masculin
singulier du pronom déqnonstratif rapproché sanscrit t (au nomin. masc. sanscr. ayam, neutre idam).
&YYY VY*^ ^y >-Yvy \ tatcharam o salle ». Accusatif masculin singulier de
taichara, mot qui parait composé de la racine ialch ou iantehj qui, dans les Yédas,
ÉCRITURE PERSE
s'emploie avec la préfixe d, dans le sens de o se rassembler », et de la particule adjective ra. Le sens de ce mot serait ainsi <( un lieu de rassemblement. »
Wy y/^ /^î7 ^^ /^Ty /(^ ^ akounaouch a il a fait » . (Cf. la forme védique
ahrnùt , sans augment. keretuwt ). Troisième personne du singulier de l'imparfait actif du verbe kri « faire », conjugué suivant la huitième forme. Le ri est remplacé, conmie en prakrit, par /yw ou, et le ( final par ^ ch \ En persan, le participe présent du verbe « faire » kunân^ a conservé la forme de l'ancien perse.
Les remarques précédentes suffisent pour justifier l'interprétation de la deuxième inscription dans laquelle on ne rencontre de nouveau que le nom de Xerxès écrit
^ÏY ^ ï^ YKI ^y ^ XII \ ^'^'Mïydr<?Aâ, et le génitifdunomde Darius qui
est écrit w m ^y yx. >^y^ ^ Klî ^ \ ^^^^v^^^^^^-
Nous terminerons en donnant la traduction de ces deux inscriptions en persan moderne. On veri-a , par là , jusqu*à quel point s'est transformé Tantique iiliome des Perses.
jii;'.t^»i ç>ri^^^^-^Ji:'^-^>iyr^»'
Dard padichah-i busurg chahencKah puser Gechtasp Axamani kê in laxi-gàh^ kird, Ardéchir padichah-i buzurg chahenchah puter^i Ddrâ padichàM J^aindfii.
I Voy. Bopp, YergMch. Grammatik, 2*édit«^ vol. !•', 3 On a employé id, tooi tonte résenre, le mot per-
san tayitgâh, qni signifie proprement « la salle du trône (où se tiennent les assemblées), i et qui répond très-Traisemblablementan kUchara des anciens Perses*