POUR UNE NORMANDE, QUI AVAIT LES POMMETTES ROUGES
Celle dont mon cœur s'énamoure Est une houleuse pastoure
Normande.
La mode coutançaise imbrique Sur son front, la coiffe excentrique
Et grande.
S* évadant de sa lourde housse, Aux tempes, une houcle rousse Ondule,
(i) Cette pièce a été conçue et écrite en 17 minutes 21 secondes. Elle n'eût jamais été publiée, si l'Editeur, estimant qu'elle constitue, non pas un de ces chefs-d'œuvre littéraires qui s'acquièrent l'admiration unanime des lettrés, mais simplement un morceau digne d'attirer l'attention des lecteurs, n'avait fait sur moi une forte pression, pour obtenir l'autorisation de l'insérer dans mon recueil de vers : « La Normandie paranyniphée ». Je dois d'ailleurs modestement avouer que, du Tréport à Cherbourg, ce poème a été accueilli avec enthousiasme ; et cette seule constatation suffit à me consoler par avance des quolibets et des critiques que pourront me prodiguer les horzains et les déracinés. F.
Mêlant sa floraison dorée A la lactescence nacrée Du tulle.
Sous sa tunique palpébrale,
Son œil pers — gemme sidérale —
Observe, Etincelle céruléenne, Qui remplit de jalouse haine
Minerve !
A l'ombre du nez qui se cabre, S'ouvre l'appétissant cinabre
Des lèvres, Dont la perpétuelle érythème Verse, au cœur du mâle qui l'aime,
Les fièvres.
Pourtant, aux chlorictères boucles.
Aux lèvres — joyaux d'escarboucles,
Spinelles, D'où s'échappent des accents rauques - Aux mille ardents reflets des glauques
Prunelles,
Mon cœur préfère les pommettes.
Que le sang, de rouges flammettes,
Embrase...
Pour aloser leur feu céleste, Je veux enfourcher mon agreste
Pégase