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QUELLE CONFIANCE AVAIENT EN EUX LES ECUMEURS

Ainsi qu’il avait été convenu, lors de la dernière réunion des Ecumeurs de rivières, les affiliés se retrouvèrent le jeudi suivant à l’île Saint-Ouen.

Le temps semblait favoriser ce nouveau conciliabule. Dans la même prairie où ils s’étaient assis huit jours auparavant, les écumeurs se préparèrent à un frugal repas.

Ils étaient arrivés par petits groupes de deux ou trois, et ne s’étaient rejoints qu’après avoir interrogé des yeux la profondeur de l’île.

Tant de précautions n’étaient pas superflues. Depuis longtemps la police était en éveil. Tous les jours on pouvait lire dans les faits-divers l’histoire de quelque pêcheur dévalisé, de maison riveraine pillée, de canots et de filets disparus, et même de quelques assassinats commis dans des circonstances à peu près identiques.

La police s’agitait, furetait. Déjà plusieurs maratdeurs avaient été pris et condamnés, mais il ne s’agissait que de personnalités déjà connues de la justice, et non pas encore de la bande organisée dont on soupçonnait l’existence.

La bande des écumeurs sentait bien que dame Police ouvrait ses yeux terribles, et elle les évitait avec une rare perspicacité.

Tous ou presque tous avaient été d’une exactitude

scrupuleuse. Beaucoup même avaient devancé l'heure. Bientôt la bande se compléta. Un seul manquait à l’appel; c’était le président nouvellement élu. Il est vrai que neuf heures n’avaient pas encore sonné.

À la tête des plus mécontents se trouvait Bouteleux.

— Huit jours inutilement perdus... murmurait-il de sa voix enrouée, Ce saturé petit Apollon se moque bien de nous, ma parole d'honneur! Oh! mais ça ne peut pas durer, et quand je devrais donner ma démission... pas vrai Ginglard?

— Ça, c’est vrai, répondit celui-ci. On peut dire que c’est dur de trimer pour rien pendant toute une semaine. Si encore on avait fait quelque petit coup par ci par là...

— Ah! bien oui! grogna Bouteleux, Môssieur Mayeux nous avait recommnadé la prudence... La prudence, oui, j’en veux bien... C’est bon quand on a quelque chose dans le ventre; mais dame!. . quand il n’y a rien...

— Enfin, nous allons voir, fit Ginglard. Peut-être a-t-on trouvé tout de même...

— Qui trouvé? Tu n’as donc pas entendu les camarades? Il n’y en a pas un qui ait seulement mis la main sur un haricot.

— Oui, mais Adonis n'a pas encore paru. Je parie qu'il nous garde une surprise pour la bonne bouche.

— Tu crois ça, toi? fit Bouteleux en haussant dédaigneusement les épaules. Eh bien! mon garçon, tu peux attendre.

— Qu'en sais-tu ?

— Je n’en sais rien, mais tu verras. (C’est vrai ça, mais vous en êtes tous coiffés de votre bosco. Il n’y a que moi qui vois clair dans cette affaire là... Rappelletoi bien ce que je t’ai dit, Ginglard, au sujet de cette histoire qu’il nous a contée l’autre jour.

— Que c'était sa propre histoire? fit Ginglard avec incrédulité.

— Oui, sa propre histoire, insista Bouteleux. Je le guignais du coin de l’œil, et je m’apercevais qu’il se pàmait comme une corpe en parlant de sa mère ; Car, tu as beau dire, c’était de sa mère et de lui qu’il nous parlait, On n’y va pas comme ça de sa larme quand il s’agit d’un ami.

—— Ça prouvait déjà qu’il a bon cœur, fit observer Ginglard.

— Eh! qu'importe! s’écria Bouteleux avec humeur. Est-ce avec son bon cœur que nous nous referons l’estomac ?

Il n'avait pas ‘achevé, qu’il aperçut au milieu des foins en fleurs une tête qui s’avançait rapidement,

— Tiens, fit-il en poussant Ginglard du coude, voilà sans doute Apollon qu’arrive, attention!

Quelques minutes après Adolphe faisait, en effet, son apparition au milieu de la bande des Ecumeurs .

Il fut salué par de bruyants hurrahs, Evidemment, c'était de lui seul qu’on espérait quelque chose.

Il prit place au milieu d’eux.

— Diable! fit-il avec un sourire un peu contraint, nous sommes au complet. Déjà! il n’est cependant pas encore l’heure. N’importe : procédons par ordre.

Bouteleux, je te donne la parole.

— Oh! mon sac ne sera pas long à vider, répondit Bouteleux avec humeur. Sur tous les bords de la Marne, Ginglard et moi, nous n’avons trouvé qu'un Morinval. 11 se nomme Désiré, il est ferblantier, il n°a pas le sou. Sa maison est une mauvaise bicoque de carton.

— Passons, dit le bossu. Ce ne peut pas être celui que nous cherchons. A ton tour, Clef-des-Cœurs.

> — Moi, fit celui-ci, j'ai battu les bords de l’'Hyères pendant huit jours sans déterrer le moindre Morinval.

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— Et vous, mon président, s’écria Bouteleux vous qui aviez pris la Seine, vous aviez de la marge. Vous n’aviez donc rien trouvé non plus ?

— Non, répondit Adolphe sans sourciller. L’Amadou, Gringalet ct moi, nous avons infructueusement descendu la Seine jusqu’à Meulan, et ils vous diront si nous avons bien cherché! Les indications que l’on avait données à mon ami sur la ré étaient sans doute erronées...

— Et en attendant, qu'allons-nous faire ? demanda Ginglard. Car enfin, mon président, et sauf le respect que je vous dois, votre ami s’est moqué de VOUS; sans cela dix hommes comme nous n’auraient pas manqué de mettre la main sur ce Morinval.

— Le fait est que j'ai bien cru un moment être sur la piste, dit l’Amadou.

— Toi, interrogea Bouteleux. Où donc?

— À Bougival.

— Ÿ a done quelqu'un dans ce pays-là qui porte le même nom ?

— Pas à Bougival, Gringalet est là Pour vous certifier que nous avons fouillé le Pays dans ses moindres recoins ; seulement, en buvant un Coup avec un pêcheur, nous lui avons demandé s’il ne Connaïssait pas un monsieur Morinval.

— Eh bien? fit Bouteleux vivement intrigué.

— Eh bien! il nous a répondu que ce nom-là ne lui était pas inconnu, et qu’il lui semblait bien que ce monsieur habitait de l’autre côté de l’eau.

— Du côté de Croissy, alors ?

— Probablement, répondit Amadou; mais faut croire qu’il .se trompait, cet homme, puisque cest le président en personne qu'a fait Croissy.

— Il n’a peut-être pas bien cherché, hasarda Bouteleux.

sidence de ce personnage

— J’ai si bien cherché, répondit Adolphe en pâlissant légèrement, que je puis vous donner maison par maison le nom de tous les habitants de Croissy.

Bouteleux ne répliqua pas, mais il ne paraissait que médiocrement convaincu,

Quant aux autres affiliés, à peine avaient-ils fait attention à l'incident soulevé par l’Amadou.

Bouteleux alla silencieusement s’asseoir sous un énorme peuplier d'Italie, au pied duquel il s’étendit, et Ginglard vint presque immédiatement se placer à côté de lui.

Alors les écumeurs se mirent en devoir d'attaquer les provisions qu’ils avaient apportées.

Adolphe poussa : un soupir de satisfaction. Il avait dérouté les recherches de ses camarades : c'était tout ce qu’il demandait.

—Qu’allons-nous faire à cette heure ? demanda Gringalet, tout déconfit.

— Nous allons reprendre le cours de nos opérations ordinaires ; jusqu’à ce que je découvre le moyen de vous dédommager du temps et de l'argent que Je vous ai fait perdre, répondit Adolphe.

— C’est ça, fit Ginglard avec humeur. Et la police qui nous surveille finira par nous pincer.

— Alors, trouvez autre chose, choisissez un autre chef, dit le bossu. Si c’est ma démission que vous souhaitez, je vous la donne de grand cœur...

— Ma foil... balbutia Ginglard.

Mais au même instant, il reçut dans le dos un coup de poing.

— Veux-tu te taire, animal! recommanda Bouteleux à voix basse,

Ginglard devina que son ami ruminait une nouvelle machination.

— Ma foil.., reprit-il avec une insouciance affectée,

je n’y tiens pas plus que ça. Nous n'avions déjà pas tant à nous louer de Rissolé.….

— Oh! mon Dieu, non! ajouta tranquillement Bouteleux. Aussi, mon petit Apollon, que ce soit toi ou un autre qui soit notre président, c’est toujours tout de même, puisque nous mettcns nos idées en commun.

— En ce cas, restons comme nous sommes, fit l’Amadou.

— Alors, dans huit jours ici comme à l'ordinaire, n’est-ce pas? proposa Bouteleux qui paraissait pressé d’en finir.

— Soit! fit Adolphe, enchanté de voir avec quelle facilité tout s’arrangeait.

— Eh bien! mon président, tu n’a plus qu’à lever la séance, ricana Bouteleux.

— Je la lève si bien que je m’en vais, répondit le bossu sur le même ton.

Et il s’éloigna, suivi de la moitié des Ecumeurs.

Bouteleux et Ginglard demeuraient immobiles à leur place, nonchalamment étendus dans l’herbe,

Gringalet et l’'Amadou semblaient hésiter sur le parti qu’ils devaient prendre. Enfin, le premier parut se décider et fit quelques pas en avant; puis, s’apercevant que PAmadou ne le suivait pas, il se retourna.

— Eh bien! demanda-t-il. Tu ne viens pas ?

1?Amadou allait le rejoindre, lorsque Bouteleux se souleva à moitié.

— Ne bouge pas! lui dit-il, nous avons à causer.

L’Amadou comprit à demi-mot.

— Non, répondit-il à Gringalet, je vais faire un somme.

— Alors, bonne nuit! fit Gringalet, qui disparut bientôt sous les grands arbres.

À mesure que ses camarades se perdaient dans le lointain, Bouteleux se soulevait de plus en plus pour les

, suivre du regard. Enfin il se dressa définitivement sur son séant et fit signe à ses deux amis de se rapprocher.

— Mes petits agneaux, commença-t-il, cette affaire-là n’est pas claire. 11 faut absolument que nous sn ayons le fin mot.

— Comment! se récria l’Amadou. Qu'est-ce que tu crois donc ?

— Je te dirai ça tout à l’heure; mais, avant tout, il faut que tu nous racontes ce que tu as fait avec Gringalet et le petit Bossu.

— Nous avons parcouru les deux rives de la Seine pendant huit jours, depuis Argenteuil jusqu'à Meulan.

— Oh! tu vas trop vite, mon bonhomme! Arrêtonsnous seulement à Bougival. Tu nous disais tout à lheure avoir rencontré là un pêcheur qui connaissait 'e nom de Morinval.

— C’est la vérité.

— Et, ajoutait-il, il doit demeurer de l’autre côté de l’eau, c’est-à-dire à C roissy.

— C’est bien ça.

— Eh bien! sur ce renseignement-là, y êtes-vous allés à Croissy ?

— Non, puisque le président suivait la rive droite, ça ne me regardait pas, répondit l’Amadou.

— Vous avez fait une boulette, j'en ai bien peur, mes enfants. Et comme je tiens à m’en assurer, nous allons retourner à Croissy dès aujourd’hui. Seulement, comme c’est toi qui nous a mis sur la voie, mon p'tit PAmadou, je n’ai pas voulu y aller sans te proposer de venir avec nous. En es-tu ?

— J'irai, répondit résolument l’Amadou, mais à condition que tu me diras...

— Eh! parbleu! je te dirai tout ce que tu voudras, dit Bouteleux en se levant, mais partons !

Aussitôt les trois écumeurs se mirent en route.

— Voyons, fit l’Amadou, dis-nous ton idée, mon bonhomme ?

— Mon idée, la voilà; je l'ai déjà dite à Ginglard, je suis persuadé que le bossu nous a mis dedans, et qu’il ne voulait pas obtenir de nous autre chose que l’adresse de Morinval. S'il ne nous la donne pas, c’est qu’il veut garder pour lui le gâteau tout entier.

— Plus souvent! protesta l’'Amadou.

— Ne t’enffamme donc pas! interrompit Bouteleux ; il y a bien d’autres choses encore que tu ne sais pas. Te doutais-tu que ce Morinval est le père du petit Adonis ?

— Si c'est vrai! s’écria l’Amadou stupéfait.

—J’en suis sûr, moi, continua Bouteleux. Je ne prétends cependant pas que Dodophe veuille hériter de lui, ou faire reconnaître sa bosse ; mais il voudrait faire chanter papa, que ça ne m'étonnerait pas.

— Voyez-vous cette petite canaille-là !

— Eh bien! poursuivit Bouteleux, je soutiens que si Dodophe nous a menti, il s’est mis hors la loi des écumeurs ct nous donne le droit d’en faire autant. 11 veut garder pour lui tout seul ce que nous devions partager en dix; tant pis pour lui et tant mieux pour nous! Nous ferons le coup à trois, s’il ÿ a un coup à faire, ça vaudra mieux que de le laisser au petit-bosco, ou d’être dix à s’en partager les morceaux. N’est-ce pas votre avis ?

— Des pieds à la tête, approuva Ginglard avec vivacité.

Tout en devisant, les écumeurs suivaient la rive droite de la Seine. C’était pour eux un chemin si familier qu’ en connaissaient chaque maison, chaque arbre, et pour ainsi dire chaque brin d’herbe.

Quand il entrevit les premières maison de Chatou, Bouteleux pressa le pas. Il lui tardait d'arriver. Il ne daigna pas s'arrêter dans le village pour prendre lan-

gue, il se dirigea immédiatement vers Croissy. Mais lorsqu'il eut traversé le chemin de fer, qui sert de limite toute naturelle aux deux Pays, sa vicille prudence se réveilla.

En conséquence, il gagna le bord de Peau, le long duquel ile rrait fort embarrassé, lorsqu'il aperçut un enfant de dix à douze ans, qui mordait à belles dents dans une tartine de fromage à la crême. L'enfant était seul. Par son costume, il appartenait à une famille d'ouvriers ou de paysans.

— Mon petit ami, dit-il, en essayant de donner à sa voix de rogomme une inflexion caressante, connais tu M. Morinval ?

— Morinval, répéta l'enfant avec beaucoup d’attention. C’est le monsieur chez qui papa travaille.

— Alors, tu sais où il demeure, ce M. Morinval ?

— Cette bêtise! puisque j’en viens.

— C’est juste. Tu pourrais même nous indiquer sa maison ?

— Parbleu! c’est le grand jardin que vous voyez làbas sur la berge. Il y à là une belle grille avec des lettres en or au milieu.

— Tu es un ange, dit Bouteleux. Va, mon garçon.

Il le congédia avec une petite tape sur la joue,, et se retournant vers ses deux camarades :

— Quand je vous le disais... fit-il dun air triomphant.

Ginglard et l’Amadou n’en revenaient pas.

— Et maintenant, attention! recommanda gravement Bouteleux. Allons reconnaître la maison. Ce soir nous viendrons prendre des renseignements plus précis, ajouta-t-il avec un coup d'œil significatif.

Cinq minutes après, il se trouvait devant la grille que l'enfant leur avait signalée.

— Diable! c’est du chenu! murmura l’Amadou d’un ton connaisseur,

A peine s’arrétèrent-ils un instant, dans la crainte d'attirer l'attention. Cependant ces quelques secondes leur suffirent pour reconnaître emplacement de Ja maison.

Prudemment, ils Poursuivirent leur route, traversèrent le pont ct allèrent s’étendre dans l’île.

Ils attendirent la nuit avec impatience. Vers neuf heures, ils étaient de nouveau en présence de la grille.

— Faut-il? demanda ironiquement Ginglard en faisant mine de l’escalader.

— Un instant! réplique Bouteleux. Si j'en juge par l'étendue de cette propriété, il doit ÿ avoir une petite porte secrète... Faisons le tour du pare.

Ils commencèrent alors de sérieuses investigations, longeant les murailles et gardant un silence absolu.

Ils contournaient depuis un instant le mur de derrière qui donnait sur la Campagne, lorsqu'ils distinguèrent une petite porte verte, Ils s’arrêtèrent et prêtèrent attentivement l'oreille,

Aucun bruit ne se faisait entendre,

Bouteleux tira alors de sa poche un imperceptible morceau de fer qu’il introduisit dans Ja serrure, Il jouait du monseigneur avec une telle habileté qu’au bout de trois ou quatre tentatives, la porte s’ouvrit et

tourna sur ses gonds,

Il risqua deux ou trois pas, écouta de nouveau... Partout régnait une profonde tranquillité.

De massif en massif, les trois explorateurs parvinrent à cinquante mètres de la maison. Abrités par le feuillage, ils distinguait les lumières et surveillaient les allées et venues des domestiques.

Ils demeurèrent patiemment en observation, virent s’éteindre les lumières, ct, alors seulement se risquèrent

dans la partie découverte, au milieu de laquelle était située la maison.

Lorsqu’après en avoir fait le tour, ils se trouvèrent devant la façade principale, ils reculèrent involontairement. Au rez-de-chaussée, à l'extrême droite, on apercevait de la lumière à travers les persiennes closes.

Pourtant, au bout de quelques instants Ginglard osa s’aventurer jusque-là. 1l jeta un coup dœil à travers les lames des persiennes, et distingua un homme de cinquante ans, au front chauve, aux cheveux grisonnants, assis devant un bureau d’ébène, le visage éclairé par une lampe couverte d’un abat-jour.

Il avait la tête appuyée dans la main droite, mais ses yeux noirs, loin de se diriger sur le livre ouvert devant lui, plongeait dans le vide avec une persistante fixité. Son visage reflétait un insurmontable ennui et pour ainsi dire un découragement profond.

— Est-il possible de s’ennuyer quand on est si riche que ça! pensa Ginglard.

En même temps, il faisait un rapide inventaire du mobilier de ce cabinet. Une large bibliothèque couvrait tout le paneau de droite, auquel cet homme tournait le dos. En face de lui des chaises de bois noir couvertes de cuir naturel, et dans le coin gauche, scellée dans le mur par de attaches puissantes, une cause de fer, dont larmature et les ewivres luisaient au fond de l’obscurité dans laquelle elle semblait reléguée.

A partir de ce moment, les yeux de Ginglard n’eurent plus de regard que pour ce meuble.

Cette contemplation ne fut pas de longue durée. Vers onze heures, Morinval s’arracha à sa rêverie, prit sa lampe et se leva. Il traversa la pièce voisine, atteignit le vestibule, franchit le premier étage et, revenant sur ses pas, raversa en sens inverse les appartements du pre-

mier pour angle de la maison, juste au-de

ura Ginglard, sa chambre est bien

.. Il est vrai qu’il y a pas mal de

une à l’autre... Aussi,

ère demeura allumée dans Ja chambre

ré si avancée que les trois écumeurs fu-

contraints de remettre au lendemain Vexpédition projetée.

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