VI INTRODUCTION
Il ne nous sera pas indifférent, en conséquence, il ne le sera peut-être pas à des étrangers, en voyant la Genève de nos jours, de la comparer à la Genève du XVP siècle, ^t cette coiïiparaison, noqs venons l'essayer jSM point de vqe religieux, ou plutôt aif point de vue des édifices consacrés au culte.
C'est donc une promenade que nous allons faire auprès des différents lieux consacrés au SjBrvice divin par les vieux Genevois qui appartenaient à TEglise catholique; et, pour cette promenade, c'est un pasteur protestant qui s'offre comme cicerow t A l'ouïe d'une offre pareille, on va peut-être se récrier, on va suspecter l'impartialité et l'intérêt sympathique de celui qui la fait, et l'on va me demander de laisser l'Allemagne aux Allemands.
Mais qu'on y prenne garde : une pareille fin de nop-recevoir pourrait s'étendre fort loin. Elle aurait, en effet, pour conséquence de qe condamner rien de moins que l'histoire, Tiû^-
tpire, ^lUepcLoQS-Qoifô, écrite par des vriàresr neveu]!^. Aux m^rts, serait-ce 4ire, ie 90m racoi)tQr ijout cç qui s'est passé de leur temps, 4^ nous décrire tout ce qui exis^it à leqr jépoque, 9UX vivants d'en faire autant pour la leur ; mais dépeindre et oarrer tout ce qui appartient aux temps autérieqrs, cela n'est possible à personne. Ami de tous les progrès par^e qp'op en est témoip, on ne peut pas être juste envers les siècles passés, et c'est pourtant ce qu'il faut avant tout en fait d'hisl^oire.
Une telle manière de raisonnier se ntfute d^ elle-même ; elle ferait, en effet, de la justice upe affaire de temps, une affaire de parti, tout au moins, et donnerait à entendre qu'on ne peut être équitable qu'envers son époque, envers les liommes doqt on parlage toutes les convictions. Ellle douDerait de plus à entendre qu'alors on le sera toujours.
Eb bi^ t non, ce ue sont pas les i^patemporfi|ns qui peuvent 1^ me\\% écrire l'hist^rç