‹ Les édifices religieux de la vieille GenèveChapitre 4 sur 64 · VIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VIII INTRODUCTION

de leur temps, ce ne sont pas eux qui peuvent le mieux juger les nécessités, les tendances, les déficits, les avantages et les misères de leur époque. Ce n'est qu'à distance qu'on peut le faire, comme ce n'est qu'à distance et du haut d'une sommité qu'on juge le mieux de la configuration d'un pays ou de la marche d'une bataille ; et, conséquemment, l'histoire d'une période quelconque ne pourra jamais être écrite avec impartialité que dans une période subséquente.

Quant à l'équité, elle n'est l'apanage d'aucun parti, ni en politique, ni en religion ; il y a des cœurs injustes, des âmes aveuglées par le fanatisme dans toutes les causes et dans toutes les Eglises ; il y a, de même, des esprits éclairés et des cœurs droits dans toutes les opinions, dans tous les partis qui traitent des intérêts de la terre, dans toutes les communautés qui traitent des intérêts du ciel. Si Ton n'est point inféodé à un parti,

INTRODUDTION. IX

si Ton est réellement indépendant, on pourra être équitable et juste, que l'on soit radical ou conservateur, catholique ou protestant. C'est pourquoi, tout pasteur que je suis, je m'offre comme dcerone pour conduire mes lecteurs à travers les édifices religieux de la vieille Genève; et quand ils auront achevé leur promenade avec moi, il leur appartiendra de décider si je me suis trop montré homme de parti.

J'ajouterai, d'autre part, que, si l'impartialité est un devoir pour l'historien et pour l'antiquaire, elle constitue, en même temps, pour lui un véritable droit. Il a le droit d'être écouté, quoi qu'il dise, parce que nul parti n'est resté exempt de torts, comme nul parti ne s'est rencontré sans quelques qualités, sans quelques côtés avantageux. Il pourra donc louer quelquefois un parti auquel, par ses affinités naturelles, il n'appartient pas, sans que, pour cela on soit autorisé a croire qu'il y

passe avec armes et bagages. Il pourra bfàmè^ quelquefois ceux dont il est. i^e plus tapj^roché saœ que, pour cela, du deiVe éité qu'il hi abaadènDe et les t^ahit« Et éi, eotr'auttieë, rauteuk- du préseiït ti^avail pwtài dam nti ôft éeuii passa^ presqte mduigebt enveï^ téffè inslItiHioa eathelique, ce siérait utiè itoïA^âlsë citeur de pemer qu'il veuille le liioins du moBfde risimener dans UMre b\U h jbug du papisme. Qu'avant de le juger trop tôt, ort te^iWé bien attendre jusques au bout, et l'on Verra que le pasteur qui eut, il y a dobae ans, riûsigue honnew de vohr son principal ouvrage ^ condamné à Rotne par )a Gongrégatioâ de rindex n'est encore prêt aï à obtenî^^ m

à demander son absolution é

Doutée chapelles, sept couvents et sept églises, tels étaient les différents édifices con-

1 Les Origines de VEglise romaine. Paris et Genève, 18B2* 8 vol. tn-6i

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