LE TEMPLE NEUF OU LA FUSTERIE
Comme nous ne devions parler, dans le présent ouvrage, que des anciens édifices religieux de notre cité, nous n'avons, jusqu'ici, fait aucune mention du Temple-Neuf. Néanmoins, nous ne pouvons omettre d'en dire ici quelques mots, ne fut-ce que pour être complet.
Au commencement du XVIII'^® siècle, il n'y avait point assez de temples dans la ville de Genève, lorsque, après avoir longtemps discuté la convenance d'en créer un nouveau, on s'y décida enfin en 1708, mais la première pierre n'en fut placée que le 16 Novembre 1713. Une disposition testamentaire vint aider, pour sa part, au bout de deux ans à peu près, à payer les frais de cette construction : je veux parler d'un legs de 30,000 florins laissé dans ce but par feu M. le syndic Jean-Antoine Lullin. (Voy. Registres du Conseil d'Etat, 18 Sept. 1718.)