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SAINT-PIERRE DU GROS-CAILLOU

Le quartier desservi par cette paroisse s'étendait jadis jusqu'aux bords de la Seine et, comme les rives de la Seine

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n'étaient qu'un vaste marécage ; on l'appelait la Grenouillère. Le nom de Gros-Caillou lui vint, par la suite, d'une ancienne borne de propriété qui se trouvait sur la place voisine et qui indiquait la limite de la paroisse.

Trois églises ont été bâties, puis démolies, avant la construction de l'édifice qu'on voit aujourd'hui.

La dernière avaitété élevée sur l'emplacement actuel, d'après les plans de Chalgrin. Elle n'était pas terminée, quand survint la Révolution.

La Restauration entreprit sa reconstruction, sur les plans de l'architecte Godde. La première pierre du nouveau monument fut posée, en 1822, par la duchesse d'Angoulême.

C'est une petite basilique dont l'aspect est des plus modestes (PI. 43). Elle s'ouvre, en retrait, sur la rue Saint-Dominique, par un porche bas, d'ordre toscan, dont la sobriété ne manque pas d'une certaine élégance. Quatre colonnes doriques supportent un fronton triangulaire. Un bâtiment de construction récente, déborde sur la droite et sert de chapelle annexe.

L'aménagement intérieur est très simple. La nef est séparée des collatérauxparune rangée de colonnes doriques supportant, non pas un entablement, comme à Saint-Philippe du Roule ou à Notre-Dame de Lorette, mais des arcades. Elle est couronnée par une voûte en berceau en bois, agrémentée de caissons à rosaces.

Le chœur, orné de peintures murales, est couvert par une voûte à rosaces dorées.

Quelques toiles modernes, sans grand intérêt, sont la seule décoration de cette église fort peu luxueuse.

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