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SAINT-LAMBERT DE VAUGIRARD

La paroisse de Vaugirard fut longtemps desservie par une église d'origine fort ancienne. Cet édifice avait été placé , au XV* siècle, sous le patronage de saint Lambert, lorsqu'il avait reçu les reliques du saint évéque-

L'église actuelle, commencée en 1-848, a été achevée en i856, peu avant l'annexion des communes suburbaines. Elle a été élevée aux frais de l'ancienne commune de Vaugirard, sur les plans de l'architecte Naissant.

Le terrain est en pente : cette déclivité a permis de creuser, sous l'édifice, une église souterraine. La crypte offre cette particularité assez rare d'être plus étendue que l'église elle-même.

Saint-Lambert est l'un des types les plus marqués et les plus purs du style roman qui a été imité dans un certain nombre des églises bâties au cours du siècle dernier.

La façade principale se dresse sur une petite place^ en face de la rue Gerbert : elle ne manque pas de caractère, avec son perron, la balustrade en pierre qui la^borde, son porche étroit, flanqué de deux tourelles, et son haut clocher carré,, à deux étages, que surplombe une flèche octogonale couverte en ardoises (PI. 48).

L'archivolte de la porte d'entrée est décorée de trois tètes sculptées en ronde bosse, qui représentent le Christ entre la Vierge et un ange.

A la base du second étage du clocher, on distingue les symboles des quatre Évangélistes.

SAINT-LAMBERT DE VAUGIRARD içi

Deux chapelles polygonales font saillie sur les côtés du porche.

L'intérieur n'est pas moins pittoresque, par son architecture en pierre nue, d'une sévère ordonnance : et Ton considère avec intérêt ces hautes et sombres murailles dont la froideur ne s'égaye d'aucune ornementation frivole, d'aucun motif de décoration. Un jour très atténué pénètre dans l'église, par les petites croisées ménagées dans les murs ; l'église est enveloppée d'une pénombre qui contribue à l'aspect austère et triste de cette architecture.

La nef, étroite et haute, s'étend entre des arcades séparées par des colonnes engagées et par des pilastres qui reçoivent les retombés d'une voûte d'arête. Au-dessus, règne un étage de triforiums;la partie supérieure des murs est percée de fenêtres, garnies de vitraux en grisailles.

Cette sombre église romane ne semblait pas faite pour servir de cadre à une décoration artistique. Elle a pourtant été dotée de quelques œuvres d'art.

On remarque, dans la chapelle du Sacré-Cœur, sur le transept gauche, un tableau du xviii* siècle, de l'école de Lagrenée : la Salutation ange ligne.

Cette chapelle est décorée de deux toiles, de Brémond, qui figurent les trois Vertus théologales et le Christ consolant les affligés.

Le même artiste a peint, dans la chapelle du transept droit, le Christ et les enfants et les quatre Vertus cardinales. On voit aussi, dans cette chapelle, une Résurrection du Christ, du xvu* siècle.

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