SAINT-BERNARD DE LA CHAPELLE. NEF
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Photo Neurdelo NOTRE-DAME DE CLIGNANCOURT.
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mande de la même époque, avec un bas-relief en bois, du xvii®, figurant le Baptême du Christ.
On voit encore, dans cette chapelle, deux tableaux sur cuivre, de 1 école flamande du xvii* siècle : Saint Jean enfant et Saint Jean dans le désert; deux statuettes en bois, du xv^ : Saint Pierre et saint Paul; un bas-relief, de la même époque, qui représente Saint Jean et un donateur^ et une statuette de la Vierge et de V Enfant Jésus, du xvi** siècle.
La chapelle des Ames-du-Purgatoire renferme, à gauche, u n bas-relief en marbre, du xvf siècle, qui montre Jésus dans les limbes ; à droite, un tableau sur cuivre, du xvii** : les Saintes Femmes au tombeau. Dans le retable de l'autel est encastrée une Déposition du Christ^ tableau sur bois, de Técole italienne du XVI* siècle.
Dans le transept gauche, sur le tombeau de Tautel, une toile de récole flamande du xvii* siècle figure Jésus enfant; elle est encadrée de deux tableaux sur cuivre de la même école : V Éducation de Jésus et Jésus parmi les docteurs. Le pilier de droite est orné d'une Nativité^ en bronze, du xvi* siècle.
La salle des mariages renferme une toile du xvii* siècle: le Mariage de la Vierge. Sur les piliers du chœur, deux toiles de même époque : les Martyres de saint Etienne et de saint Paul.
Le tombeau du maître-autel est décoré d'une Nativité, en bois peint, du xvi* siècle. Un autre bas-relief en bois, de l'école byzantine, placé derrière le chœur, évoque la Mort de la Vierge.
On remarque encore, sur le pilier de gauche qui se dresse à l'entrée de la chapelle de la Vierge, un groupe en bois, du. xvi® siècle : la Présentation de la Vierge au temple.
Le quartier où s^élève cette église ne comprenait guère, au commencement du siècle dernier, que des terrains vagues ; son aspect misérable lui avait valu le surnom de Petite-Pologne. Il devint nécessaire d'y créer une paroisse en i85o. On éleva d'abord une chétive église en planches; puis on dut songer à édifier un monument qui, par son étendue et ses dispositions, fût en rapport avec la richesse du quartier, très florissant depuis le Second Empire. Victor Baltard fut chargé de la construction de cet édifice dont les travaux, commencés en 1860, furent achevés en 1871.
L'église s'élève sur un rond-point ; elle offre une belle persperpective qui se détache vigoureusement sur les hautes maisons qui l'environnent (PI. 52). Son plan dessine un triangle irrégulier qui s'étend sur une vaste superficie.
Construite dans un style renaissance, agrémenté de réminiscences byzantines dans certains détails de son ornementation, elle présente une physionomie originale. Le portail majestueux qui se développe sur la façade principale, masque des tourelles élégantes, entourant un dôme, d'un aspect pittoresque. Tout cela forme un ensemble curieux, bien ordonné, d'une heureuse élégance de lignes, que rehausse une riche décoration. L'édifice, monumental, est loin cependant de paraître massif, et cette architecture, composite et recherchée, est exempte de lourdeur et de surcharge.
La structure du monument se caractérise par un judicieux emploi du fer qui a été utilisé dans les différents éléments de la
charpente. Le métal se combine très heureusement avec la pierreet forme un ingénieux appareil qui contribue tout à fait à la. fois à la solidité et à la légèreté des diverses parties de l'édifice ^
La façade présente une ordonnance sobre et harmonieuse. Elle est percée de trois grandes arcades donnant accès à un porche ; au-dessus, règne une belle frise de sculpture due au ciseau de JoufFroy, où se détachent les figures du Christ et des Apôtres : au sommet, rayonne une grande rose, en fonte de fer dorée, inscrite dans un grand arc plein cintre.
De nombreuses statues ornent les niches disposées dans le porche, sur la façade centrale et sur les façades latérales. Sur les côtés de la façade centrale, on remarque quatre statues exécutées par Cavelier : à gauche, -É/z*^ et Saint Thomas cfAquin] à droite, Moïse et Saint Augustin. La façade latérale de gauche renferme un Isaïe et un Saint Léon le Grandj sculptés par Farochon. Au-dessus du tympan de l'arcade, apparaissent trois figures en haut-relief, de Bonnassieux : Saint Ambroise^ Saint Augustin^ Sainte Monique.
La façade de droite présente, au-dessus du tympan de Tarcade, trois hauts-reliefs, de Lequesne : Saint Dominique^ Saint Louis ^ Saint François cP Assise. Au-dessus des pilastres accouplés de la nef, on voit d'élégants groupes d'enfants avec des candélabres, sculptés par Carrier-Belleuse.
De chaque côté de la grande rose se détachent deux basreliefs de Le Père qui symbolisent V Ancienne et la Nouvelle Alliance.
Les tympans des portes qui donnent accès dans l'édifice sont ornés de médaillons symboliques, sur lave émaillée, qui ont été exécutés par Paul Balze en 1862. C'est un des premiers essais qu'on puisse citer du nouveau procédé de peinture sur faïence que cet artiste inventa pour la décoration extérieure des monu-
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ments. Dans ce procédé, la composition est peinte, avec des <:ouleurs vitrifiables, sur un assemblage de carreaux mobiles qui n'ont encore reçu que le premier émail : une fois mise en place, elle est recouverte d'un vernis qui, remplissant les interstices des carreaux, lui donne une surface unie et indélébile.
A l'arrière de l'église, on aperçoit, à moitié masqué par cet imposant portail, un dôme d'une belle ampleur, percé de larges baies encadrées de colonnettes, que surmonte une lanterne ajourée en fonte. Le dôme est flanqué de quatre tourelles, de forme gracieuse, qui comportent trois étages garnis de baies étroites et couronnés de petites coupoles.
L'intérieur offre également de belles dispositions, d'un style large et aisé (PI. 52).
L'église n'a pas de bas-côtés. La nef, haute et vaste, s'étend entre des arcades qui reposent sur des chapiteaux corinthiens. Au-dessus, régnent des arcatures, supportées par des colonnettes.
Des colonnes en fonte peinte et dorée, au sommet desquelles se dressent des anges sculptés, reçoivent les nervures métalliques et ajourées qui supportent la voûte.
Sur la nef, s'ouvrent directement des chapelles latérales qui vont en s'élargissant vers le chœur.
Le transept affecte la forme d'un polygone irrégulier. Les grands côtés de ce polygone correspondent, dans le grand axe, aux vides de la nef et de l'abside, et, dans l'axe transversal, à des chapelles qui s'ouvrent par trois arcades encadrées de colonnes en marbre rouge. Les quatre petits côtés constituent les supports des pendentifs de la coupole.
Aux huit points d'intersection du polygone, se dressent huit piles en fonte ornée, supportant toutes les armatures métalliques des pendentifs, de la coupole et du dôme extérieur.
Sur les pendentifs, agrémentés de médaillons peints sur fond d'or, s'élève une vaste coupole, de belles proportions, percée de larges baies plein cintre et décorée, dans sa partie supérieure, de figures peintes, à peine visibles.
Le sanctuaire est installé dans la partie centrale du transept : un ciborium élevé et richement décoré protège le maîtreautel, orné de colonnes en marbre vert et de mosaïques de Lyon.
Cette architecture s'agrémente, dans ses différentes parties, d'une décoration élégante. Elle renferme quelques sculptures et quelques peintures dignes d'intérêt. On remarquera, dans le côté gauche du transept, une statue de Saint Félix, par Maniglier, et deux statues de Saint Athanase et de Saint Hilaire, du même artiste.
La chapelle du Sacré-Cœur, ménagée dans le fond, est ornée de peintures de Bouguereau dont les motifs sont empruntés à la vie de saint Pierre et de saint Paul.
On voit, dans le côté droit du transept, une statue de Saint Jean de Matha, par Maniglier, un Saint Bonapenture, de Doublemard, deux anges sculptés par Aimé Millet, et deux statues d'Aizelin : Saint Cyrille et Saint Grégoire de Nysse.
La chapelle Saint- Joseph renferme une statue du saint, en bronze, exécutée par Chapu, et des peintures de Bouguereau : X^, Prédication de saint Jean-Baptiste, le Baptême de Jésus-Christ et la Tête de saint Jean-Baptiste apportée à Hérodiade.
Signalons encore, dans la chapelle de la Vierge, une Sainte Marthe, de Perrey, et une Sainte Madeleine, de Leharivel- Durocher
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