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ÉGLISE RUSSE

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Au-dessus d'un parvis, fermé par des portes vitrées, se détache un dôme de belles proportions, coiflFé d'une flèche qui se termine par un petit dôme bulbeux.

Sur les quatre bras de la croix, s'élèvent des tourelles octogonales, avec un campanile et une flèche analogue à celle de la coupole principale.

L'éclat des dorures répandues sur ces constructions rehausse heureusement toute cette architecture.

L'intérieur est de dimensions assez restreintes, mais ingénieusement aménagé et richement décoré.

La nef affecte la forme d'un carré, encadré de piliers qui portent les pendentifs d'une ample coupole. Sur les piliers et la coupole se développent des peintures murales.

La nef s'ouvre, par de grands arcs plein cintre, sur les quatre bras de la croix, ornés de motifs peints, de dorures, de peintures murales sur fond d'or.

Le sanctuaire, installé dans le bras du fond, est isolé par une cloison en bois, l'iconostase, qui comporte sept travées. La travée centrale, plus large que les autres, encadre la porte Sainte ou Royale dont les vantaux sont décorés de rinceaux sculptés encadrant des médaillons. Les autres travées présentent des arcs trilobés, avec des colonnes torses et des peintures sur fond d'or.

L'iconostase est couronné d'un attique, dont les travées correspondent aux précédentes et sont également couvertes de peintures.

Plusieurs artistes ont concouru à la décoration de l'église. Qn remarquera, dans les transepts, deux toiles de Bogoluboff : Jésus-Christ marchant sur les flots et la Prédication de Jésus sur le lac de Tibériade.

Sous le monument règne une crypte, construite sur un plan

analogue à celui de Téglise. L'iconostase est orné de médaillons peints par Rubio qui a également exécuté la décoration des voûtes.

Chapelle Américaine. — C'est une vaste chapelle bâtie, en 1884, par l'architecte Street. Elle est traitée dans le style gothique : l'ensemble est correct, mais sans grande originalité (PI. 64).

La façade, qui borde l'avenue de l'Aima, présente une grande arcade avec vitrail, au-dessus de laquelle s'inscrit une rose. Le mur en pignon est flanqué de deux clochetons. Un petit porche s'ouvre sur la droite, encadré de colonnettes.

On a construit un peu plus bas, il y a quatre ans, une haute tour, à trois étages percés de baies. Cette construction, d'un dessin assez heureux, est couronnée, par une flèche élégante avec quatre lanternons.

On pénètre, sous la tour, dans un porche intérieur qui s'ouvre sur réglise par une porte richement moulurée.

L'intérieur, de style ogival, comporte une nef élevée, séparée des bas côtés par de grosses colonnes.

Une galerie étroite, bordée d'arcatures et de colonnettes, longe une petite cour et conduit aux dépendances de l'église.

Église Arménienne. — L'église arménienne, bâtie en 1908, s'élève dans la rue Jean-Goujon, tout près de la chapelle du Bazar de la Charité. L'architecte Guilbert en a dressé le plan qui n'est pas, d'ailleurs, sans offrir quelque analogie avec celui de l'édifice voisin.

Le monument forme un ensemble assez élégant, avec son porche étroit et avancé, richement mouluré, que domine un

petit clocheton porté par des colonnettes, et son campanile, de forme gracieuse, tout incrusté de dorures.

L'intérieur, de dimensions très exiguës, dessine quatre grands arcs qui s'entrecroisent autour d'un petit dôme ; les entablements des arcs reposent sur de grosses colonnes noires en porphyre. Au fond du sanctuaire, se dresse Tautel, abrité par un ciborium élevé que supportent des colonnettes.

CHRONOLOGIE DES ÉGLISES DE PARIS

XVII», XVIIl*, XIX' SIÈCLES

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