NOTRE-DAME DU TRAVAIL. NEF
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Saint-Ferdinand des Ternes. — Cette église a été construite, en 1842, par l'ancienne commune de Neuilly, sur les plans de Lequeux. Elle a été placée sous le vocable de Saint-Ferdinand, en souvenir du fils de Louis-Philippe qui mourut d'un accident de voiture, dans ce quartier.
L'édifice, qui fut agrandi, en 1877, par Vaudremer et De Bray, s'ouvre, en face de l'avenue des Ternes, par une façade étroite, avec un porche et une tourelle surmontée d'un campanile (PL 61).
Les arcades de la nef sont encadrées de pilastres doriques.
L'église renferme quelques œuvres d'art, parmi lesquelles une Mise au tombeau^ de l'école italienne du xvii® siècle.
Saint-Martin des Marais. — Cet édifice a été construit, en 1854, par l'architecte Gallois. Il a été placé sous l'invocation de saint Martin, en souvenir de l'ancien prieuré de Saint- Martin-des-Champs qui s'élevait autrefois en cet endroit et qui a disparu, sous la Révolution, pour faire place au Conservatoire des Arts et Métiers.
C'est une construction fort pauvre, faite de moellons et de charpente et traitée dans le style romano-byzantin. Le mur de la façade est décoré de deux sculptures, qui résument la vie du saint : un casque et une mitre.
On remarquera dans la sacristie, un petit tableau d'Abel de Pujol qui représente les Funérailles de la Vierge.
La sacristie des mariages renferme un Baptême du Christ j peint au xviii® siècle, et un buste de l'abbé Bruyère, par Chapu.
Saint-Marcel. — Dans le quartier que dessert cette église, s'élevait jadis une collégiale dont les origines remontaient au
ix^ siècle. Elle disparut malbeureueement en iSo6. L'école des Beaux-Arts et le musée de Cluny en ont recueilli quelques vestiges.
En i856, rarchitecte Blot a édifié Téglise actuelle : modeste édifice, qui n'a toujours qu'un caractère provisoire. C'est une bâtisse faite de bois et de plâtre, imitant le style du xiii* siècle.
On y voit une toile du xvii® siècle qui figure Saint Jean- Baptiste.
Saint-Michel des BatigiiQlle&. — Cette chapelle, élevée par l'ardiitecte Boileau, en 1857, lorsqu'on divisa l'ancienne paroisse des Batîgnolles, a été achetée par la Ville de Paris, pour une somme de iSS.ooo francs. C'est un bâtiment sans caractèœ, conçu dans le style gothique.
Qn y voit quelques tableaux espagnols, du xvii® siècle : la Sainte Famille^ V Annonciation^ la Visitation^ la Présentation au temple, Jésus au milieu des docteurs.
Noire-Dame de Bercy. — Une première église avait été construite en 18^24, pour la commune de Bercy, sur les dessins de Châtillon. Elle fut incendiée pendant la guerre.
L'architecte Hénard la reconstruisit en 1873, en conBervant les murs qui étaient restés debout La façade comporte un petit porche^ d'un dessin correct, avec quatre colonnes doriques supportant un fronton triangulaire. A Tarrière se dresse une tour, coifiFée d'une flèche en ardoises (PI. 62) .
On remarquera, à l'intérieur, une intéressante toile peiaxte par Halle en iôSq, qui représente V Annonciation.
Saint-François de Sales. — Cette paroisse a pour siège une modeste diapelle de secours qui fut construite, en 1 878 , par
Dekbarre de Bay. L'édifice, fort simple, est traité dans un style roman, mélangé de gothique.
Saint-Georges de la Villette. — ElUe occupe, dans la rue Bolivar, l'emplacement où s'élevait jadis le gibet de Montfauçon, de sinistre mémoire. Achevée en 1875, elle a été placée sous le vocable de saint Georges, en mémoire de Tarchevêque de Paris, Georges Darboy, victime de la Commune.
Édifice modeste, où se combinent le roman et le gothique.
La façade porte une tour carrée, avec une pyramide en ardoises (PI. 61).
La nef est voûtée en plein cintre et repose sur des chapiteaux à larges feuilles ; les bas côtés sont voûtés en ogives.
Immaculée Conception. — Petit édifice construit en 1875, dans le style roman, par Delebarre de Bay.
La façade porte une tour carrée et une flèche octogone en pierre, flanquée de lanternons carrés (PI. 61).
La nef repose sur des colonnes monolithes et massives, à chapiteaux feuillages.
On remarque, dans la chapelle des fonts, une Adoration des Bergers^ de Técole espagnole du xvi® siècle.
Saint-Éloi. — L'église actuelle, édifiée en 1880, a remplacé une première église, bâtie en i856, qui avait été frappée par la foudre en 1878.
C'est une bâtisse sans caractère. La façade seule est en pierre. Le reste de l'architecture est en charpente et en moellons.
On remarque, à l'intérieur, quelques toiles qui datent du xvm* siècle.
La salle des catéchismes, qui est séparée du monument
par un passage, renferme un curieux tableau de Jean Restout : V Apparition de Jésus-Christ sur le Mont-Thabor.
Saint-Charles de Monceau. — La paroisse a pour siège une petite chapelle bâtie, il y a vingt ans, dans la rue Legendre, par la congrégation des Barnabites. Cet édifice, de style roman, a été restauré et agrandi dans ces dernières années* On pénètre, par un porche, dans une large nef, sans transepts, qu'encadrent des piliers, flanqués de colonnettes. De grosses colonnes, à chapiteaux feuillages, bordent le chœur, en hémicycle, que contourne une étroite galerie.
Saint-Alexandre de Javel. — Cette paroisse, qui date de 1907,. a pour siège une chapelle, faite de bois et de moellons, qui n'offre aucun caractère architectonique.
Sainte-Geneviève des Grandes Carrières. — Cette église, de construction récente (1907) et d'aspect fort simple, comporte une nef en plein cintre, supportée par de grosses colonnes, et un seul bas côté, à gauche.
Notre-Dame du Travail. — Dès 1848, on avait élevé, pour les habitants de Plaisance, dans la rue du Texel, une chapelle de secours, bientôt érigée en paroisse, sous le nom de Notre- Dame de l'Assomption. Dans ces derniers temps, on l'a remplacée par une église nouvelle, placée sous le vocable de Notre-Dame du Travail.
L'édifice, dont les plans ont été fournis par l'architecte Astruc, s'ouvre dans la rue Vercingétorix ; au-dessous s'étend une vaste crypte.
L'architecture en est fort simple et ne présente d'intérêt que par un large emploi du fer qui apparaît dans toute la structure de la charpente (PI. 62).
Ce charpentage exclusivement métallique, avec ses nervures et ses ramifications hardiment projetées, donne à ce monument un aspect fort curieux, mais peu conforme, il faut bien Tavouer, au caractère d'une église.
Saint-Antoine. — Le culte de cette paroisse, qui fut célébré pendant longtemps dans la petite chapelle des Quinze-Vingts, a été transféré, en 1908, dans une nouvelle église, construite par l'architecte Roy, sur l'avenue Ledru-RoUin (PK 61).
Ce monument, tout en pierre nue et sans ornementation, comporte une nef spacieuse, avec des arcades basses et de forts piliers. Au-dessus règne un étage de tribunes, divisées par des colonnettes. Un plafond peint forme la voûte. Le chœur s'ouvre par quatre grands arcs plein cintre. Un mur droit ferme l'abside.
La plupart des colonies étrangères, en résidence à Paris, ont élevé, pour leur usage, des édifices religieux. Ce ne sontsouvent que de simples chapelles. Nous signalerons pourtant quelquesunes de ces églises qui présentent des particularités intéressantes.
Église Anglicane. — Construite en i833, elle s'élève dans la rue d'Aguesseau, à côté de l'Ambassade d'Angleterre.
C'est un édifice assez bas, traité dans le genre gothique. On remarquera le porche, d'un dessin gracieux, de pur style ogival (PI. 64). Les portes sont richement sculptées. Dans le haut du porche s'inscrit une grande rose, flanquée de contreforts saillants, que couronnent des pinacles.
L'intérieur est d'aspect plus modeste.
Église Russe. — Ce vaste monument a été construit, entre les années iSSg et 1861 , sur les plans de l'architecte Kouzmine.
L'église, qui s'élève rue Daru, est traitée dans un style byzantin et moscovite. Disposée en forme de croix grecque, elle forme un ensemble élégant et pittoresque.
La façade est d'un agréable dessin et s'agrémente d'une décoration brillante (PI. 63).
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photo Meuidcin.