EDITIONS AVEC PORTRAIT
es deux ou trois portraits authentiques de Racine, le plus connu et le plus souvent reproduit est celui qu'a peint J.-B. Santerre. Le poëte, vu de trois quarts et en buste, a la tète légèrement inclinée sur l'épaule et le regard dirigé vers le spectateur. Ses traits nobles et majestueux supportent, sans en être écrasés, l'ample perruque Louis XIV dont les ondes se déroulent de chaque côté et descendent jusque sur les reins. Il est vêtu d'une robe de chambre et d'une chemise finement brodée et entr'ouverte au col. Sa belle tête au long nez aquilin, à la bouche expressive, au menton solide et gras, respire le calme et la dignité.
Ce portrait, ainsi que nous l'apprend l'inscription d'une gravure faite par J.-A. Pierron, en 1807, appartenait à un arrière-petit-fils de Racine, M. le comte de Nauroy, dans la famille duquel il est encore.
De nombreuses gravures en ont été tirées. Une des plus célèbres est celle d'Edelinck (1699), qui a été reproduite par Desrochers (1701), par Daullé (17^2), par Cathelin, dans la collection d'Odieuvre, par R. Delvaux (1786), par J.-B. Compagnie, par Et. Pannier (1810), etc? Sur la planche si finement gravée par Aug. Saint-Aubin on lit au bas du portrait les vers de Boileau :
Du théâtre français l'honneur et la merveille...
D'autres gravures du portrait de Santerjre, exécutées par C.-S. Gaucher et P. Savart, présentent la tète dupoëte entourée d'un ovale au-dessous duquel un génie enfant pince les cordes de la lyre. Auprès de lui se voient divers accessoires dramatiques, une torche allumée etun poignard.
Dans certains médaillons du même portrait sont figurées deux Renommées debout aux côtés du poëte et le couronnant. Une autre gravure, celle de Ponce, d'après C.-P. Marillier, le représente entouré de sept petites compositions dont les sujets sont tirés de ses principales pièces. Citons encore les gravures faites par Bonvoisin, d'après Desenne, par Bertonnier, d'après Devéria, par Gust. Lévy, d'après Sandoz, et celle de Giroux, d'après un tableau du temps.
Dans quelques éditions, l'on a ajouté à ce premier portrait la gravure de celui de Rigaud, qui se trouve au musée de Toulouse. Racine y est assis devant une table sur laquelle il vient d'écrire une lettre.
Enfin, le musée de Langres possède un tableau des plus curieux et qui fait le sujet du chapitre suivant.
Sans avoir la prétention de citer ici toutes les éditions ornées du portrait de Racine — c'est un soin que nous laissons aux bibliographies complètes de l'écrivain, — il nous suffira d'indiquer celles qui se distinguent par quelque
mérite littéraire ou qui se recommandent par la beauté de l'exécution. Les deux dernières publiées au xvme siècle sont celle de Cazin, Londres, 1782, 3 vol. petit in-12 et celle de Brunet et Belin dans leur petite bibliothèque des théâtres, 1787, 3 vol. in-12. Portrait gravé par D'Elvaux, d'apès Santerre.
Voici, dans leur ordre chronologique, la série des plus importantes depuis le commencement de ce siècle :
1800. — Œuvres complètes de Racine, édition stéréotype, d'après le procédé de L.-E. Herhan; Paris, A. -A. Renouard, 5 vol. in- 18. Se vend de 25 à 30 fr. sur papier vélin. On en a fait de nombreux tirages, parmi lesquels :
1813. — Paris, Nicolle et Belin.
18 19. — Paris, Dabo et Tremblay.
1824. — Paris, M'ne veuve Dabo.
1826. — Angers, Maine aîné.
Tous en 5 volumes in-18.
1807. — Mêmes œuvres, avec le commentaire de Laharpe et augmentées de morceaux inédits ou peu connus. Edition dirigée par Germ. Garnier, qui y a joint ses notes et ses observations.
Le commentaire de Laharpe, ouvrage posthume de cet auteur, a beaucoup perdu aujourd'hui de son intérêt. C'est dans cette édition que se trouve le portrait de Racine, d'après Santerre, gravé par J.-A. Pierron, d'après le tableau original appartenant à M. de Nauroy.
1823. — Œuvres dramatiques, imprim. de Didot, chez L. Debure, 4 vol. in-32.
Fait partie d'une collection de classiques français ou bibliothèque portative de l'amateur et vaut encore de 15 à 16 francs.
1824. — Œuvres poétiques. Paris, Lefèvre et Brière, imp. de J. Didot, 4 vol. in-32, pap. vél.
1825. — Œuvres de J. Racine. Paris, Andriveau, Pélicier, Roux-Dufort; 1 vol. in-8°.
1825. — Mêmes œuvres, édit. Petitot, Paris, veuve Dabo, 5 vol. in-8°. Le portrait de Racine, d'après Desenne, est gravé par Ethiou.
1825. — Œuvres dramatiques, 2 vol. in-12. Lefèvre.
1825. — Œuvres complètes. Paris, Lefèvre, 7 vol. in-8\ Imp. de J. Didot.
C'est la quatrième édition donnée par A. Martin. Elle est augmentée des études de Racine sur l'Odyssée d'Homère et des Olympiques de Pindare. La correspondance de Racine avec Boileau y comprend cinquante lettres, tandis que les précédentes n'en contenaient que quarante-sept et avec des lacunes; 60 francs et 150 francs sur papier jésus vélin.
Il n'y en a pas de plus belle dans la collection des classiques français. Malheureusement le papier a jauni comme ont fait presque tous les papiers vélins employés à l'impression pendant une vingtaine d'années.
1826. — OEuvres de J. Racine, 4 vol. in-32. Paris, Dufour, rue du Paon. Classiques en miniature.
1826. — Mêmes œuvres, revues avec soin sur toutes les éditions de ce poëte, avec des notes extraites des meilleurs commentateurs, par Auguis ; Paris, Fortic, gr. in-8° à 2 colonnes.
1826. — Mêmes œuvres, Paris, Froment, 4 vol. in-12.
Fait partie d'une collection des classiques français.
1827. — Mêmes œuvres, 5 vol. in-8°, chez Baudouin frères.
1829. — Œuvres complètes, édition collationnée sur les meilleurs textes, in-8°. Furne et Debure, 26 fr.
1833. — Œuvres de J. Racine, précédées de mémoires sur sa vie, par L. Racine. Lefèvre, gr. in-8° sur 2 colonnes.
1841. — Théâtre complet; in-12, F. Didot et Ch. Gosselin.
1844. — Le même, avec notice par Auger, in-18. F. Didot.
1847. — Les mêmes, avec la notice d' Auger, in-8°. Lefèvre.
185 1. — Chefs-d'œuvre de Jean et L. Racine, in-8°. Limoges, chez Barbou.
18) 1. — Œuvres de J. Racine et de P. et Th. Corneille, in-8°. Paris, chez Penaud frères, 12 fr. 50.
1856. — Œuvres complètes de J. Racine, précédées des mémoires sur sa vie par L. Racine, 1 vol. in-8°. Didot frères, 10 fr.
1862. — Œuvres poétiques, 4 vol. in-32. Pion. Dans la collection des classiques français dite du Prince impérial. Vaut de 50 à 60 fr. sur pap. de Hollande et bien relié.
1863. — Œuvres choisies, in-8°. Paris, Vermot. i fr. 50.
1865-73. **~ Œuvres de J. Racine, édition revue sur les plus anciennes impressions et les autographes, et augmentée de morceaux inédits, de variantes, de notices, de notes,
6o LES ÉDITIONS ILLUSTRÉES DE RACINE.
d'un lexique, etc., par P. Mesnard, chez Hachette, 8 vol. in-8°, à 7 fr. 50 c, plus un volume pour la musique des chœurs et un album.
Collection des grands écrivains de la France, publiée sous la direction de M. Adolphe Régnier.
La notice de M. Mesnard est sans contredit la plus complète et la plus exacte qu'on ait eue jusqu'ici. Le biographe a suivi pas à pas son auteur \ dans toutes ses relations et n'a rien laissé passer de vague ni d'indécis, pas plus dans sa vie de famille que dans sa carrière poétique. Ajoutons qu'aucune édition n'avait jusqu'ici donné une bibliographie aussi consciencieuse.
1874-75. — Mêmes œuvres, texte original avec variantes, notices, etc., par Anat. France, 5 vol. petit in-12, chez Lemerre.
Charmante réédition du texte donné par P. Trabouillet en 1697, avec l'ancienne orthographe. L'exécution typographique, enrichie d'ornements nouveaux, donne du prix à ces volumes et prouve le bon goût de l'éditeur. Le portrait, gravé par Rajon, est d'après le buste qui se trouve à la Comédie-Française. La préface de M. France n'aurait rien perdu à être un peu plus sympathique à Racine.
On a tiré de cette édition 100 exemplaires sur papier Whatman et 35 sur papier de Chine qui sont assez recherchés.
Les gravures d'après Gravelot que l'on a tirées pour accompagner cette édition ne méritent pas les mêmes éloges.
'Musée de Langres)
ou s devons à M. E. Jullien de la Boullaye, bibliothécaire et archiviste de la ville de Langres, tout le chapitre qui suit sur ce curieux portrait. Cette étude savante, bien qu'un peu en dehors de notre cadre, nous a semblé d'un tel intérêt que nous n'avons pas hésité à la reproduire en entier. Il est juste aussi d'ajouter que c'est à l'obligeance de M. Henri Brocard, conservateur du musée de Langres et secrétaire de la société historique et archéologique qui en est propriétaire, que nous devons d'avoir pu reproduire en tête de ce volume ce précieux portrait inédit.
Le Portrait de Jean Racine, portant le nn 171 du dernier catalogue du musée de Langres publié en 1873, est peint à l'huile sur toile de forme ovale, ayant o,n,68 de hauteur
et ora,55 dans sa plus grande largeur. Il est encore dans son premier cadre de bois doré et délicatement sculpté, qui n'a subi aucune restauration. Le poëte y est représenté âgé de trente ans à peine, ayant de légères et fines moustaches, vu de trois quarts mais regardant en face, à micorps, portant la grande perruque à boucles ondoyantes qui s'étagent sur les épaules et descendent assez bas ; il est couvert d'un manteau de couleur brune (marron clair), broché de grandes fleurs étoilées (jaune d'or), dont la doublure verte s'entrevoit près de la longue et riche cravate de dentelle. C'est l'ouvrage d'un peintre de mérite dont le nom n'est point parvenu jusqu'à nous.
La figure est belle, expressive, d'une rare distinction ; les traits sont réguliers, les yeux ont une douceur, une tendresse et un esprit incomparables. Le visage un peu allongé, quoique sans maigreur, nous écarte du type universellement accepté, celui de la belle gravure faite en 1699 par Edelinck d'après le tableau de J.-B. Santerre, qui représentait Racine âgé de quarante ans au moins et qui a servi de modèle, avec quelques variantes, à tous les portraits du poëte, excepté à un petit profil gravé par Saint-Aubin, pour la librairie A. Renouard, d'après un buste dont j'ignore l'origine. J'ai vainement cherché, dans toutes ces gravures et dans le tableau de Langres, la trace d'une cicatrice dont parle Louis Racine et que son père conserva toujours au-dessus de l'œil gauche, à la suite d'un combat d'écoliers/ro7/ie;/rs au collège de Beauvais.
Le portrait de Santerre paraît avoir été fait de 1680 à 1685. Alors Racine, dans la plénitude de l'âge, avait pris l'embonpoint et la face calme, gracieuse que l'on connaît; le costume était devenu plus sérieux, les moustaches avaient disparu, quoique cette mode, sacrifiée par les hommes de cour et les gens de lettres, eût conservé quelques retardataires comme Molière et autres. En
comparant le visage épanoui de l'âge mûr avec la figure plus poétique peut-être de la jeunesse accusant quelques traces de la mélancolie avec lui-même, de la tendresse qu'avoue Louis Racine en les excusant, on retrouve cependant les mêmes traits, le même front large, élevé, les yeux si beaux, le nez légèrement aquilin, la bouche gracieuse, le menton saillant avec un léger sillon. Le changement de vie et d'occupations du poëte dut influer sur sa physionomie. A la suite de la cabale suscitée par la Phèdre de Pradon, il s'était retiré du théâtre, s'était marié avec une femme qui ne connut les tragédies de son mari ni par les représentations ni par la lecture; il ne s'occupa plus que d'histoire et d'ouvrages religieux, pendant douze ans, jusqu'à l'époque où Mme de Maintenon eut la bonne inspiration de lui demander pour les demoiselles de Saint-Cyr les deux pièces sacrées, les deux chefs-d'œuvre qui s'appellent Esther et Athalie.
Telles sont les raisons qui pourraient faire reconnaître le même original dans le portrait de Santerre et dans celui du musée de Langres, indépendamment de l'authenticité qui résulte de la provenance de ce dernier. Au dos de la toile est collé un carré de parchemin sur lequel on lit la déclaration suivante, écrite de la main du donateur, et dans laquelle la fantaisie de l'antiquaire a remplacé quelques consonnes redoublées par un trait d'abréviation :
Portrait de Racine poëte La gloire de la Champagne.
Ce tableau provient de la succession de Mle d'Ablancourt, qui avait l'honeur d'être alliée à la famille de 1' imortel Racine. Je le done au Musée de ma bone ville de Langres.
Ce 30 juin 1843. Pierre Guyot de Giey.
Les trois catalogues du Musée, publiés en 1847, *86i et 1873, font la mention suivante : « Ce portrait qui a appartenu à M"es d'Ablancourt, petites -nièces de Racine qui habita Langres, a été donné par M. Guyot de Giey en 1844. »
Ainsi le tableau appartenait à M"" d'Ablancourt, qui n'étaient pas petites-nièces de Racine ni simplement alliées à sa famille, mais bien ses arrière-petites-filles, comme je l'établirai. La dernière mourut à Langres le 3 septembre 1809. Lé tableau passa entre les mains de M. Guyot de Giey, qui légua au Musée les objets d'art, d'antiquité ou de curiosité que les administrateurs eurent le droit de choisir dans sa riche collection. Il mourut le 15 février 1844 ; mais, l'année précédente, il avait fait la déclaration qu'on vient de lire pour signaler et imposer au choix des légataires le portrait de Racine, qui fut recueilli avec sept autres tableaux, des monuments gallo-romains ou du moyen âge, un exemplaire rare de Y Apocalypse figurée du graveur langrois Jean Duvet, etc. Il fut en outre le bienfaiteur de la bibliothèque de sa ville natale. Amateur éclairé, chercheur infatigable, il parvint à réunir, à sauver quelquefois des objets précieux, qu'il donna généreusement à ses concitoyens, quoique sa fortune fût restreinte. Il connaissait la famille d'Ablancourt, comme on le verra plus loin, et il eut occasion de se renseigner sur le portrait et de se le procurer.
Malgré l'aridité du sujet, je vais donner ici la branche langroise de la généalogie de Racine, dont la postérité s'est développée et subsiste encore dans notre pays, quoique ce fait soit peu connu même dans la ville où le poète, suivant la tradition, aurait fait un séjour dont je n'ai pu retrouver les traces. Ce document, basé sur des mémoires historiques et principalement sur les actes de nos anciennes paroisses, pourrait avoir dans ce volume con-
sacré à Racine sa place naturelle, même en dehors des recherches relatives à l'authenticité du portrait qui nous occupe et qu'il servira à démontrer.
I. — JEAN RACINE, receveur pour le roi du duché de Valois, receveur du grenier à sel de Crespy et de La Ferté-Milon, mort en 1592; marié à Anne Gosset, dont il eut :
IL — JEAN RACINE, contrôleur au grenier à sel de La Ferté- Milon, mort en septembre 1650; marié à Marie Desmoulins, qui eut deux sœurs religieuses à Port-Royal et qui, devenue veuve, s'y retira près de sa fille Agnès et y mourut le 12 août 1663. Leurs enfants sont :
i° Jean Racine, qui suit;
20 Jean-François Racine, mort en 1698, à La Ferté-Milon ;
30 Agnès de Saixte-Thècle Racine, née le 20 août 1616, religieuse en 1636 à Port-Royal des Champs, où elle devint abbesse en 1689 et mourut en 1699.
III. — JEAN RACINE, écuyer, cadet dans les gardes du roi, puis contrôleur au grenier à sel de La Ferté-Milon, mort le 6 février 1643; marié Ie 13 septembre 1638, à Jeanne Sconin, morte le 29 janvier 1641 ; remarié le 3 novembre 1642 à Madeleine Vol, sans enfants ; il eut de sa première femme :
i° Jean Racine, qui suit;
20 Marie Racine, née le 24 janvier 1641, morte en 1732; mariée à N*** Rivière, contrôleur du grenier à sel de La Ferté- Milon, dont elle eut une fille.
V. — JEAN RACINE (le poëte illustre), né à La Ferté-Milon le 21 décembre 1639, secrétaire du roi, gentilhomme ordinaire de sa chambre en 1690, trésorier de France à Moulins, académicien en 1673, historiographe de France en 1677, mort le 20 avril 1699; marié le 16 juin 1677 à Catherine Romanet, fdle d'un trésorier de France à Amiens, morte le 15 novembre 1732, qui en eut sept enfants :
i° Jean-Baptiste Racine, né le 11 novembre 1678, successeur de son père dans la charge de gentilhomme ordinaire de la
chambre, secrétaire d'ambassade en Hollande, en 1699, mort célibataire en 1747 ;
20 Marie-Catherine Racine, qui suit;
30 Anne Racine, née en 1680, ursuline à Melun, en 1698;
40 Elisabeth Racine, religieuse au couvent de Notre-Dame de Variville, en 1700; morte en 1746;
50 Jeanne-Nicole-Françoise Racine, née en 1685, morte le 22 septembre 1739 à l'abbaye de Malnoue où elle était pensionnaire ;
6° Madeleine Racine, née en 1688, morte le 7 janvier 1741 ;
70 Louis Racine, appelé Lionval, né le 6 novembre 1692, auteur des poèmes de la Grâce et de la Religion, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1719, inspecteur général des Fermes, mort le 29 janvier 1763 ; marié en 1728 à Marie Presle de L'Ecluse, fille d'un conseiller en la Cour des monnaies de Lyon, morte à Paris, en 1794, âgée de 94 ans, dont il eut trois enfants :
a. Jean Racine, à qui il adressa ses Mémoires sur la vie de J. Racine, et qui mourut célibataire à Cadix, en 1755, dans l'inondation causée par le tremblement de terre qui détruisit Lisbonne ;
b. Anne Racine, morte à Blois le 31 octobre 1805; mariée à Louis Mirleau de Neuville, directeur général des Fermes, qui laissa postérité dans le Vendômois1;
c. Marie- Anne Racine, mariée le 17 novembre 1752 à Bernard
d'Hariague, administrateur de la manufacture de Saint-Gobain, qui eut postérité.
V. — MARIE-CATHERINE RACINE, née en 1679, morte en 1751; mariée le 5 juin 1699, à Claude Colin de Morambert, directeur général des Fermes à Paris; ils eurent :
i° N*** Colin de Morambert, dont un fils vivant en 1791 [Moniteur du 4 janvier 1857) ;
20 Louise-Dorothee Colin de Morambert, qui suit :
1. Voir l'excellent « Essai généalogique sur la famille Racine, par F.-C.-G. de Trémault de Bellatour » (Bulletin de la Société archéologique du Vendômois ; octobre 1867).