Tome II : Frontispice imité, <po'ëc; xal iXeoç
Au verso du titre, liste des pièces : Bérénice. Baja\et} Mithridate. Iphigénie, Phèdre et Hippolyte.
Gravures : Adieux de Titus à Bérénice; fort jolie. — Mithridate mourant; copie de celle de Chauveau. — Evanouissement d'Atalide; tout à fait charmante. — Scène du bûcher ; médiocre.
La figure de la tragédie de Phèdre ne ressemble en rien à celle de Le
1. Il est vrai de dire que les Elzéviers n'ont pas édité de Racine, le dernier d'entre eux qui ait exercé, Daniel, étant mort en 1680. Mais on regarde les éditions de Volfgang et celles au quœrendo comme faisant suite à la collection de ces fameux imprimeurs.
Brun et n'en vaut pas mieux pour cela. Un génie ailé et armé d'un poignard met le pied sur le cadavre de Phèdre dont la tête et les épaules portent sur le corps d'une brebis.
Au-dessous, répétition du titre de la pièce, Phèdre et Hippolyte par M. Racine, suivant la copye imprimée à Paris, 1678.
1679. — Œuvres de Racine, à Paris, chez Denys Thierry, rue Saint-Jacques, à la Ville de Paris, 2 vol. in-12.
Identique à celle de 1676 et faite sur les mêmes formes. Il n'y a de changé que quelques détails insignifiants.
1680. — Œuvres de Racine, à Paris, chez Pierre Trabouillet, à l'image Saint-Louis, 2 vol. in-12.
Reproduction de la précédente, le titre seul est changé.
Œuvres de Racine, sur l'imprimé à Paris, chez Cl. Barbin, 2 vol. in-12.
Imprimée dans quelque ville de province, cette édition a été évidemment antidatée, puisqu'elle contient Esther, qui n'a paru qu'en 1689.
1 681 -1683. — Œuvres de Racine, suivant la copie imprimée à Paris. Amsterdam, au quœrendo, caractères elzéviriens, 2 vol. in-12.
Sur l'exemplaire de la vente Soleinne qui lui avait appartenu, Ch. Nodier a écrit et signé la note suivante :
a On sait maintenant, à n'en pas douter, que ces charmantes éditions au quœrendo ne sont pas elzéviriennes, mais qu'elles composent une collection qui ne le cède aux elzévirs ni en perfection ni en rareté. M. Bérard, qui soutient, sans motifs plausibles, l'opinion contraire, est obligé, par une conséquence naturelle de son système, à supposer que cette édition de 1682, postérieure à la mort du dernier Elzévir, n'est pas sortie des mêmes presses que celle de 1678, quoiqu'elle ne lui paraisse guère moins jolie. Elle ne l'est guère moins, en effet, car je crois bien qu'elle est identiquement la même et qu'elle ne diffère que par les frontispices. Dans cet exemplaire même, il y a trois pièces de 1678 : Alexandre, les Plaideurs et Phèdre. Je n'en ai vu d'ailleurs aucun qui lui soit corn-