ACTE PREMIER
HENRI
Allons, tont est pour le mieux. Je regrettais presque la démarche que je t'avais demandée; la réputation d'un hoi>iéte homme ressemble à celle d'une honnête femme : on la compromel en se battant pour elle. Je ne l'en remercie pas moins.
SEUGINE.
Tu sais à quel point je suis à ton service.
HENRI
Ah! pardieu, pas plus que moi an lien. Je n'aime pas les phrases sentimentales, niiiis j'éprouve le besoin de to dire...
SERGINE
Quoi?
HENKI.
Non, c'est béte comme une romance, lui fin je suis Hat lé d'être ton ami, cela me donne une bonne idée de moimême.
SERGINE
Il paraît que tu t'en fais une de moi exorbitante.
J'ai même un projet dont il faut que je te parle, un projet que je caresse depuis quelque temps dans la solitude du cigare. — Comment trouves-tu ma sœur Tu rougis ! Bravo ! Je m'en doutais 1 Le mot devant lequel je i"eculais tout à l'heure, grâce à ce mariage-là, ne sera plus ridicule. . . mon frère 1
SEUGINE.
Mon brave Henri !
Je suis louché au fond du cœur de coque ton amitié rêve pour moi, mais c'est impossible!
HENRI
Pourquoi donc?
SERGINE
J'aime ta sœur, je ne m'en défendspas, et j'avais besoin de cotte explication, car jo no savais sous quel prétexte cesser mes visites ici sans affligoi' ton amitié.
HENRI
Mais morbleu ! pourquoi les cesser ?
SERGINE
Parce que je dois oublier ta sœur, mon ami... je ne suis pas libre.
HENRI
Mais du moment que tu aimes Clémence, tu n'aimes plus la marquise, et des lors je ne vois pas...
SERGINE
Le lien n en subsiste pas moins. La marquise n'est pas une femme que j'aie rencontrée libre et qui n'ait rien eu à sacrifier pour se donner à moi.
HENRI
Comment ?
SERGINE
Après ton ouverture fraternelle, je te dois toute la vérité. Mon inlimité avec la marquise est antérieure à sa séparation; elle en est la seule cause.
HENRI
Bah!
SERGINE
Le marquis avait des soupçons depuis quelque temps : il surveilla, et bientôt il eut des preuves.
HENRI
El il ue t'a pas tué, ce breiteur?