ACTE DEUXIEME
Lo boudoir de la marquise. Clie.uinée au fond avec du feu: portes à ilroite et à gauche : un canapé à droite de la clieminée tournant le dos à la porte d'entrép. Un fimteuil à gauche de la cheminée faisant face iiu can»pé.Beux fauteuils sur le devant' à gauche, un fauteuil sur le devant à droite.
SGÈiNi: PREMIÈRE SERGINE, LA MARQUISE.
travaillant 4 un métier à broder. Sergine entre par la droite et pose soa chapeau au fond.
LA MARQUISE, cachant sa tapisserie .
Bonjour, Albert.
Que cachez-vous là ?
LA MARQUISE
Au fait, c'est presque fini, vous pouvez voir,
SERGINE
ijûe charmante tapisserie.
LA MARQUISE
C'est une chaise. Devinez pour qui.
SERGINE
Mon chilfre brodé dans l'écusson semble indiquer (jiie j'en suis le héros. Voilà une aimable surprise, Madame. Où avez-vous pris le temps de taire tous ces petits p tints?
LA MARQUISE
J'y travaille quand vous n"êles pas là. J'ai commencé i y a liuiL jours, et, vous voyez, j'ai fini ! Et vous, avancezvous ?
SERGINE, s'asseyant dans le fauteuil, près de la cheminée.
J'ai achevé le dernier article de la série; reste à sa\ûir dans guel journal cela paraîtra.
LA MARQUISE
Pourquoi pas dans la Conscience publique ?
SERGINE
Elle a changé de propriétaire, et je doute fo;'t que le nouvel exploiteur soit dans mes idées.
Qui est-ce?
SERGINE
Une espèce de banquiste nommé Vernouillet.
LA MARQUISS.
Ah ! le vilain homme !
SERGINS.
Vous le connaissez?
LA MARQUISE
J'ai payé pour le connaître.
SERGINE
Bah? vous seriez-vous laissée prendre à sa banque?
LA MARQUISE
Vous êtes l'homme du monde que cela regarde le moins, mon rHer Albert.
SERGINE
Permettez cependant; en général, je tiens autant à ignorer vos affaires d'argent que vous à me les cacher; mais le jour où vous seriez dans l'embarras...
LA MARQUISE
Merci, mon ami. Mais rappelez- vous qu'un jour aussi