ACTE PREMLER
HENRI
Non, certes! c'est, l'iiommo du monde que j'aime ct(}iio j'honore Je plus; mais le hic, c'ei;t'[iril nepen>epa3 à loi.
CLÉMENCE
N'est-ce que cela ?
HENRI
C'est quelque chose.
CLÉMENCE
Eh bien, rassure-toi : il y pense.
HENRI
Où prends-tu cela?...
CLÉMENCE
A mille petits riens qui font que j'en suis sûre. Tu sais si je suis avantageuse et portée à m'accorder d'autres charmes que ma dot?
HENRI
C'est vrai ; tu es même d'un scepticisme immodéré à l'endroit de tes soupirants.
CLÉMENCE
Tu peux donc me croire quand je te dis que M. de Sergine m'aime.
HENRI
Au fait, pourquoi pas?
CLÉMENCE, sourinnt
Sans doute, pourquoi pas?
HENRI, à part.
Il y a assez longtemps qu'il aime la marquise. (houU Ma foi, ma petite Clémence, tu ne pourrais me donner ud beau-frère qui me plût davantage.
CLÉMENCE
Cher Henri 1. .
HENRI
Mais j'ai peur que le père ne se fasse lirer l'oreille
LÉMENCE.
Nous lui ea tirerons chacun une. D'ailleurs il m'a toujours dit que je choisirais mon mari.
HENRI
Je sais bien, mais dire et faire 1 .. . Enfin, nous verrons. Il faut d'abord sonder Sergine, et m'assurer que tu ne to trompes pas. Je m'y prendrai adroitement.
CLÉMENCE
Adroitement?... Dis-lui : Ma sœur vous aime...
HBNAI.
Hein?
CLÉMENCE
Et je vous autorise à demander sa main.
Comme tu y vas !
CLÉMENCE
Comme une honnête fille riche avec un honnête homme
pauvre.
HENRI
Chut!... Le père!