‹ Les effrontés; comédie en cinq actesChapitre 67 sur 107 · SCÈNE X VERNOUILLET, LA MARQUISE, CHARRIER · texte numérisé non relu

SCÈNE X VERNOUILLET, LA MARQUISE, CHARRIER

LA MARQUISE, apercevant Charrier.

Tiens, Charrier.

VERNOUILLET

Comme vous arrivez à propos. Madame ! Ma demande est faite; il ne vous reste plus qu'à l'aposliller.

LA MARQUISE

Quelle demande?... Ah! la main de Clémence? Ce n'est pas ce qui m'amène. D'ailleurs Charrier sait ce qu'il a à f ùro et n'a pas besoin de conseils.

CHARRIER

Pardonnez- moi, madame. Vous aimez trop Clémence pour n'avoir pas voix au chapitre quand il s'agit de son bonheur, et je vous avoue qu'en cette circonstance votre avis sera décisif.

LA MARQUISE

Raison de plus pour que je ne le donne pas à la légère. Vous m'accorderez bien vingt-quatre heures de réflexion?

CHARRIER

D'après ce que m'a dit Vernouillct, j'aurais cru votre opinion toute faite.

LA MARQUISE

Venez me voir demain. Nous causerons plus sérieusement et plus commodément chez moi. (a vemomiiet.) Pour le moment. . .

VERNOUILLET

Remarquez, Madame^, que ce refus de répondre en ma présence équivaut à une réponse né,gative.

LA MARQL'ISE.

Peut-être bien.

VERNOUILLET

Mais c'est la ruine de toutes mes espérances 1

Vous en trouverez d'autres.

VERKOUILLET.

Fort bien! Puis-je savoir en quoi j'ai démérité depuis hier que vous me promettiez votre entremise?

LA MARQUISE

Je n'ai rien promis.

VERNOUILLET

Vous m'avez laissé espérer du moim.

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