ACTE TROISIÈME
LA MARQUISR.
Je me serai mal expliquée.
VEHNOUILLET.
Ou plutôt j'aurai mal compris. Mais mon erreur est excusable ; je croyais avoir acquis des droits réels à votre protection.
LA MARQUISE, jetant un portefeuille sur la bible.
Il y a cent mille francs dans ce portefeuille. Voilà l'objet de ma visite. J'avais bâte de ne plus rien vous devoir. . . vous me prouvez que j'avais rai on.
VERNOUILLET
Je crois comprendre, Madame... Vous passez aussi au Courrier de Paris.
LA MARQUISE, arec une grâco ironique.
Quand vous me rencontrerez dans le monde, puisqu'on vous y tolère, vous me ferez rbmneur de ne pas me reconnaître, n'est-ce pas?
Prenez garde, Madame ! C'est une déclaration de guerre!
LA MARQUISE, souriant.
Soil, Monsieur; s'il faut vous avoir pour ami ou pour ennemi, mon choix est fait.
VERNOUILLET
En vérité, vous n'êtes pas prudente!
LA M A R Q U I s E , toujours souriant .
Cela vous étonne de trouver un peu de bravoure en travers de votre chemi'i? Si les hommes sont assez vils pour adorer votre puissance, une femme aura le courage de la braver.* Adieu, monsieur. 'D'an ton sérieux.) Votre bras, Charrier, jusqu'à ma voiture.
VERNOUILLET
Nous nous reverrons, mon cher ami!
CHARRIER
Sans doute; mais diable! diable! voilà qui ne vaut rien.
H sort arec la marquise.