ACTE QUATRIÈME
LE VICOMTE, bas.
Je n'en sais rien, mais je soupçonne que c'est la comtesse de Folleville.
LE GÉNÉRAL, de même.
Canaille I
LE VICOMTE
Oh ! général...
n l'emmène au fond.
LE BARON, à part.
Un homme précieux ! S'il voulait dire un mot de mon salon? (a Giboyer.) Je suis bourru au whist, Monsieur, mais je ne le suis que là, et je serais très heureux que vous vinssiez vous en assurer à mes réunions du lundi.
GIBOYER
Monsieur...
LE BARON
Mon salon a la prétention d'être le conservatoire de la causerie ; vous y prendrez une place brillante.
GIBOYER
A qui ai-je l'honneur?..
LE BARON, tirant sa carte.
Baron de la Vieuxtour. Je compte sur vous, n'est-ce pas?
GIBOYER
Mille grâces l
LE BARON, lui doununt 1& sain.
A lundi !
Il s'éloigne.
GIBOYER, à part.
Il n'y a pas à dire : ces gens-là sont bien élevés !
LE VICOMTE, revenant à Giboyer,.
Il paruii que vous avez été étourdissant d'esprit?
108 LES EFFRONTÉC
Moi? Je n'ai rien dit.
LE VICOMTE
Vous vous figurez cela, nabab que vous êtes! Mais nous ne sommes pas habitués à ces profusions-là, nous autres.
GIBOYER
Monsieur le vicomte !
LE VICOMTE
Ce n'est pas surprenant, d'ailleurs: vous êtes d'une famille de prodigues.
GIBOYER, interloqué.
D'une famille de prodigues?
- LE VICOMTE
N'ûtes-vous pas allié de très près à la comtesse de Folleville?
GIBOYER
Heu 1 heu !
LE VICOMTE
Sa chronique est ravissante; elle a un succès fou. Tout le monde voudrait connaître l'autour. . . (lui tendant la main.) et j'ai la modestie de dire que je ne le connais pas.
GIBOYER
Oh ! monsieur le vicomte! (a pan.) Ils sont chai' mants |.