SCÈNE XI GIBOYER, LA VICOMTESSE
LA VICOMTESSE, s'ass>;yant sur le canapé.
Votre cousine est un peu méchante, monsieur; mais j'aime passionnément l'esprit.
GIBOYBR, se dandinant.
Alors craignez le sort de Narcisse.
LA VICOMTESSE
Mon Dieu, non; je ne suis pas spirituelle, et j'en suis bien aise : l'esprit est un attribut viril. Le seul irprochc que je fasse à votre cousine, c'est d'être une femme.
GIBOYER
Si elle le savait, elle s'empresserait Je changer désaxe.
LA VICOMTESSE
Dieu m'en garde!
GIBOTER.
Et pourquoi?
LA VICOMTESSE
Qui sait? Votre cousin serait peut-être dangereux
GIBÛYËH.
Pus tant que vous, je vous jure.
LA VICOMTESSE
Comment l'entendez-vous, monsieur... (a part.) Je ne sais pas sou nom. (Haut.) Est-ce que vous ne dansez pas?
GIBOYER
La danse n'est qu'un prétexte à la conversation et je ne connais per.^onne ici.
LA VICOMTESSE
Invitez-moi. Je vous donne... allendez... (EUe consulte son oaruet de bal.) la quatrième contre-danse. Ecrivez votre nom là.
EUtt loi donne le carnet.
GIBOYER, à part.
Écrirai-jo Giboyer?
Il écrit et rend le carnet.
LA VICOMTESSE, lisanU
Anatole de Boyer^i... (eiio se lève.) Vous êtes des nôtres I Je m'en doutais à vos manières, et je suis ciiarmée de ne pas m'être trompée.
GIBOYE:!, à pa:t.
Elle est encore fort bien 1 Et puis... une femme du monde I
LA VICOMTESSE
Je vous préviens que j'ai horreur de tous les révolutionnaires, quelle que soil leur nuance,
GIBOYER
Ma foi, moi aussi, madame.
LA VICOMTESSE
^ous nous entendrons.
CUiuyur éternue, tiie «on mouchoir et laisse tomûer sa pip«, GIBOYER, à part,
Oii I ma pipel