‹ Les effrontés; comédie en cinq actesChapitre 85 sur 107 · SCÈNE XI GIBOYER, LA VICOMTESSE · texte numérisé non relu

SCÈNE XI GIBOYER, LA VICOMTESSE

LA VICOMTESSE, s'ass>;yant sur le canapé.

Votre cousine est un peu méchante, monsieur; mais j'aime passionnément l'esprit.

GIBOYBR, se dandinant.

Alors craignez le sort de Narcisse.

LA VICOMTESSE

Mon Dieu, non; je ne suis pas spirituelle, et j'en suis bien aise : l'esprit est un attribut viril. Le seul irprochc que je fasse à votre cousine, c'est d'être une femme.

GIBOYER

Si elle le savait, elle s'empresserait Je changer désaxe.

LA VICOMTESSE

Dieu m'en garde!

GIBOTER.

Et pourquoi?

LA VICOMTESSE

Qui sait? Votre cousin serait peut-être dangereux

GIBÛYËH.

Pus tant que vous, je vous jure.

LA VICOMTESSE

Comment l'entendez-vous, monsieur... (a part.) Je ne sais pas sou nom. (Haut.) Est-ce que vous ne dansez pas?

GIBOYER

La danse n'est qu'un prétexte à la conversation et je ne connais per.^onne ici.

LA VICOMTESSE

Invitez-moi. Je vous donne... allendez... (EUe consulte son oaruet de bal.) la quatrième contre-danse. Ecrivez votre nom là.

EUtt loi donne le carnet.

GIBOYER, à part.

Écrirai-jo Giboyer?

Il écrit et rend le carnet.

LA VICOMTESSE, lisanU

Anatole de Boyer^i... (eiio se lève.) Vous êtes des nôtres I Je m'en doutais à vos manières, et je suis ciiarmée de ne pas m'être trompée.

GIBOYE:!, à pa:t.

Elle est encore fort bien 1 Et puis... une femme du monde I

LA VICOMTESSE

Je vous préviens que j'ai horreur de tous les révolutionnaires, quelle que soil leur nuance,

GIBOYER

Ma foi, moi aussi, madame.

LA VICOMTESSE

^ous nous entendrons.

CUiuyur éternue, tiie «on mouchoir et laisse tomûer sa pip«, GIBOYER, à part,

Oii I ma pipel

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