‹ Les effrontés; comédie en cinq actesChapitre 93 sur 107 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

GIBOYER, à V.-rnouillet.

Pourquoi as-tu pris ma place ?

VERNOCILLET.

Ce duel est une bonne fortune pour moi; il répare (out et au delà! c'est un ûrevet de gentleman que me signe le marquis.

GIBOYER

Oui, mais c'est toi qui fourniras le parchemin. Le marquis passe pour une fine l;ime.

VERNOUILLET

C est ce qui me rassure : il n'aura pas la maladresse de me tuer. Je me laisserai faire une égratignuie qui me permettra de refuser toutes les provocations à venir.

GIBOYER

C'est tout profit. 11 faut monter ce duel avec luxe, le procurer des témoins ronflanls !

VERNOUILLET

Je les prendrai dans VAlmanach de Gothn, et je les défie de me refuser! Tu me feras ^m compte rendu...

GIBOYER

Aux truffes ! — C'est la soirée aux événements.

VERNOUILLET

Que t'est-il arrivé?

Le vicomte me fourre à une table de whist ; après avoir joué tranquillement pendant deux heures, j'apprends que je jouais un louis la fiche. Juge de mon émotion.

VERNOUILLET

Combien perds-tu ?

GIBOYER

Si je perdafs, ça me serait bien égal I

La toile tomba.

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