I. Symptômes clinique s
Les Symptômes sont variables selon le volume atteint par les tumeurs pileuses ; petites elles sont expulsées par l'intestin ; elles se présentent parfois sous la forme d'une masse arrondie constituée par des cheveux, un bout de ficelle ou des: débris de coton. En pareil cas, elles ne déterminent que des troubles légers, un peu de diarrhée sanguinolente quelquefois. De. grande taille, l'organisme montre souvent pendant très longtemps une tolérance remarquable. Il arrive cependant un moment où elles provoquent des vomissements,
Ceux-ci n’ont aucun caractère bien défini.
Leur début remonte toujours à plusieurs mois ou plusieurs années si bien que le malade traîne depuis longtemps et finit par avoir des vomissements incessants qui l’obligent à venir consulter un médecin. La nature des aliments ingérés peut quelquefois déterminer le vomissement. La nourriture chaude (W. Gull), la viande (Docteur Thurstan Holland), des mets sucrés ont été parfois rejetés immédiatement après leur absorption, mais le plus souvent, ces vomissements ne sont pas influencés par les aliments. C’est ainsi que dans notre cas personnel, la malade vomissait une fois par jour en moyenne depuis un an sans qu'il y eut de rapport entre ces vomissements et la nourriture ingérée. Ils peuvent
d'ailleurs disparaître un certain temps pour reparaiire par la suite avec plus de violence. Il en est de même du reste pour tous les autres symptômes.
Les phénomènes douloureux se traduisent de différentes manières : « Ce sont tantôt de simples malaises (Berg), des oppressions d’origine cardiaque (Srhreiber), tantôt de véritables crises douloureuses, survenant à la suite de la moindre fatigue, et allant en s’exaspérant, puis cessant par le repos » comme chez notre malade. Notons que la douleur est quelquefois absente. Cobbold et Bruce rapportent le cas de deux malades qui n’ont jamais éprouvé la moindre souffance.
Les autres manifestations, celles-là plus tardives, sont l’anorexie, des troubles gastriques, de la pesanteur à l’estomac, des alternatives de diarrhée et de constipation, une cachexie souvent rapide ; l’haleine devient fétide. Chez la malade de Russel, on a signalé la présence d’hématimèses. Dans les diverses observa-
tions qui précèdent nous retrouvons à chaque fois ces différents signes.
Quant aux symptômes physiques, ce sont presque toujours les mêmes. L’abdomen est déformé; la tumeur forme une voussure épigasirique, médiane ou transversale s'étendant d’un hypocondre à l’autre; sa caractéristique est d’être extrêmement mobile et “e suivre les mouvements respiratoires. Elle peut occuper une situation plus basse due à une gastroptose: le pylore se trouve alors descendu dans le bassin (cas de Russel). Dans l'observation IV, Ta tumeur occupait la région lom-
baire droite, mais à l'opération elle siégeait dans la région lombaire gauche.
ER
Par le | alper, on constate encore mieux cette extrème mobilité. Dans un cas on pouvait la faire osciller d’un côté à l’autre de l’abdomen comme si elle avait été suspendue à un point fixe situé derrière le rebord costal. Cette tumeur est le plus souvent d’une dureté pierreuse régulière, douloureuse à la pression, parfois indolente. Les contours sont minces, faciles à délimiter dans la plupart des cas. La forme est variable : généralement elle est arrondie ou ovale, allongée ou incurvée; presque toujours elle affecte la forme d’un J majuscule. Quelquefois on a une sensation de crépitation (cas de Harvie et de Moore), donnant sous les doigts l’impression d’un froissement neigeux « comme si un morceau d’intestin était étalé sur une tumeur solide ».
La percussion révèle une matité sans qu’il existe de la sonorité entre la tumeur et les organes voisins.
En présence d’une malade atteinte depuis plusieurs mois ou semaines de vomissements, de diarrhée ou de constipation, de douleur et qui présente en outre dans l’abdomen une tumeur dure, mobile, mate, il y a lieu de penser, nous aidant des commémoratifs et surtout, comme nous le verrons dans un instant, du contrôle
radiologique, à une tumeur pileuse que l’intervention chirurgicale seule peut faire disparaître.
Symptômes radiologiques.
Tous ces signes sont nets et parmi ceux que nous trouvons au cours de la lecture des observations précédentes, on peut noter qu’à part quelques cas variables avec chaque malade, nous en rencontrons d’autres qui se répètent d’une façon constante. |
{> Avant le repas baryté on peut distinguer la forme vénérale de la tumeur Sur l'écran; on la différencie du foie ou des organes voisins grâce à l’anse colique presque toujours distendue par les gaz en pareil cas. Mais quand cette distension n'existe pas, il est impossible de l’observer, car elle présente la même opacité aux rayons X que celle des organes voisins.
2° Dans la position debout, les premières gorgées, après avoir franchi le cardia, suivent généralement la petite courbure dans son premier tiers, restent suspendues à la partie supérieure de l’estomac s’étalant pour former une coiffe au pôle supérieur de la masse qui se trouve à l’intérieur de l’organe puis se dirigent vers la grande courbure.
3° Au fur et à mesure que la bouillie est ingérée, les contours gastriques se dessinent peu à peu, la couche opaque se glissant entre les parois de l’estomac et le corps étranger qu'il contient. Ceci démontre que la masse n’est ni en dehors, ni en arrière, ni en avant de l'estomac. Dans certains cas (Thurstan et Ram Hottom) le liquide contourne entièrement le prolongement de la tumeur dans le duodénum dont on a ainsi une forme plus ou moins parfaite.
4° L'ombre constituée par le lait opaque dessine presque exactement la forme d’un J majuscule, forme qu'attribuent généralement les radiologistes à l'estomac normal. Ici, il est considérablement agrandi et abaissé.
Dans certains cas, le fond atteint lé niveau des crêtes illiaques.
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5 Lorsque le trichobézoard est constitué par plusiéufs boulés dé cheveux s’articulant entre elles,
l’image radiologique donne un aspect Segmenté dû à