‹ Les Egards de la manufacture de RoubaixChapitre 17 sur 93 · KO · texte numérisé non relu

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et de barrissement ; que le sieur Desobry avait aggravé la contravention en voulant aussi faire passer à An-as quatre chaînes préparées à la manière de Roubaix ; fait puni en 1725 sur le sieur André Florin. La sentence de l'Intendant condamna Desobry à 12 florins d'amende au profit du Bureau del'Égarderie et. par grâce, accorda main-levée de la saisie des métiers et des chaînes, à charge par lui de s'en défaire incessamment par vente publique sur la place de Roubaix, en présence des Égards. (1).

Une occasion s'offrit, cette année, au corps de métier de se rendre indépendant du chef-lieu pour la teinture et l'apprêt des calmandes. On avait saisi à Lille quelques pièces qui n'étaient pas munies du plomb de la teinture de cette ville ; mais le Roi, en son Conseil déclara cette saisie nulle et voulut que les manufacturiers de Roubaix pusssent jouir à l'avenir de la faculté de teindre toutes les étoffes qu'ils fabriqueraient et de leur donner tous les apprêts qu'ils jugeraient convenables sans aucune exception. A la suite de cet arrêt, il s'éleva à Roubaix un établissement de grand apprêt que les Égards de la manufacture encougèrent par le prêt gratuit d'une somme de 1000 florins remboursable en dix ans.

(1) Archives de Roubaix, HH. 30 et 41.

Étal du corps de métier en 1761 : Les cinquante principaux maîtres.

Ou a vu qu'en 1745, le Roi avait institué des offices d'inspecteurs et contrôleurs des jurés dans les corps d'arts cl métiers cl que les 1088 livres constituant la part des manufacturiers de Roubaix pour le rachat de ces offices avaient été payées partie au moyen d'une cotisation, partie au moyen d'une augmentation des droits scel. Mais par son (;dii du mois d'août 1758, le roi demanda une augmentation de finances qui fut fixée à la moitié du premier impôt, soit, pour les manufacturiers de Roubaix à 5-14 livres qu'ils acquittèrent, en 1761, par une taxe personnelle. Le rôle de répartition de cette taxe permet de donner Fétatdu corps de métier à cette époque et d'offrir ainsi un point de comparaison avec l'état de 1670 dressé dans nue circonstance analogue.

La tète de la manufacture fut imposée à 15 livres. Elle comprenait cinq maîtres :

1. Louis Delebecque, de la branche de Pierre Delebecque-Delespaul. Né (m 1715. lils de Jean et de Catherine Darras, Louis Delebecque avait épousé, en premières noces, Prudence-Séraphine Roussel et. en secondes noces. Anne- Françoise Desfontaines. Il est mort en L766 étant échevin et fui inhumé dans L'église en présence de ses beaux-fils Eugène-Joseph Bulteau el Arnaud Dujardin. La famille Delebecque figure parmi les principaux manufacturiers de 1670 e1 de 1713. (Voir les Égards de ce nom.)

2. La veuve de Pierre-Joseph Delebecque. ('/était Marie- Jeanne Dansette. Elle avait alors 55 ans et habitait la Grande-Rue.

3. Jacques Dujardin. Il était fils de Lambert et appartenait à l'ancienne famille Dujardin qui se révèle dans les titres dès le commencement du XVIe siècle et qui figure à l'origine du corps de métier en la personne du maître Pierre Dujardin. Jacques Dujardin est un descendant de ce Pierre ; il était âgé de 64 ans et avait épousé Marie- Jeanne Mouton avec laquelle il était établi dans la Grande- Rue. (Voiries Égards de ce nom).

4 Constantin Florin. Personnage historique, fils de Jean-Nicolas, issu des Florin de Mouvaux, et de Catherine Desurmont, de Tourcoing, roubaisienne par sa mère Agnès Lepers. Pierre-Constantin Florin, né en 1732, épousa Marie-Augustine Bacon, de Lille, fut échevin de 1765 à 1768, député suppléant du Tiers- État, en 1789, et le premier maire de Roubaix, Il est mort à 67 ans, le 1er janvier 1799.

5. Liévin-Joseph Defrenne. Fils de Liévin qu'on dit originaire de Néchin et qui est l'auteur de la maison Defrenne de Roubaix, et de Marie-Jeanne Roussel, de la branche des ascendants du Grand-Doyen Roussel. (Voir les Égards de ce nom).

Quatorze maîtres furent taxés à 12 livres. C'étaient :

6. Pierre-Joseph Prouvostde la belle famille de ce nom, originaire de Wasquehal et qui, depuis 172 ans, tient à Roubaix un rang si distingué. Pierre-Joseph Prouvost, né à Roubaix, en 1725, avait épousé en cette ville Marie- Catherine de Rammery, de Mons, veuve d'André Delebecque. (Voir Les vieilles seigneuries, les vieilles censés et les vieilles familles de Roubaix, j). 60).

7. Antoine-Joseph-Martin Galvin. Étranger reçu au corps de métier en 1758, ayant épousé Victoire Lepers, lille de maître. Il était mort en 1764, laissant une fille et un fils qui ne paraît pas avoir fait souche à Roubaix.

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