Peregrinado, p
2. C'est pour la première fois qu'apparaît la mention de cette localité qui devait être dans les environs de Sawalah. de Tell-el- Kebir ou de Zan-azi".
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phanic, avait pour évoque un vieillard vénérable, très versé dans les Ecrilures, et que Silvia avait rencontré en Tliébaïde dans son précédent voyage, car il avait été élevé dans un monastère dès l'âge le plus tendre. Il fit conduite aux voyageurs jusqu'à la plaine où était autrefois Ramessé et qui n'était plus maintenant qu'un désert couvert de ruines. Il leur montra un rocher dans lequel étaient sculptées deux grandes statues qu'il leur dit être celles de Moïse et d'Aaron, faites par les Israélites eux-mêmes ; il y avait aussi un sycomore que l'on croyait planté par les patriarches. On l'appelait, nous dit Silvia, dendros alethix, c'est-à-dire l'arbre de vérité. Le bon vieillard lui donna quelques autres détails qu'elle consigne dans son journal.
On resta deux jours à Arabia pour célébrer avec l'évêque la fête de l'Epiphanie. Avant de partir, Silvia congédia l'escorte de soldats, car d'Arabia à Péluse passait la grande route publique de l'Egypte, très fréquentée par les voyageurs et les négociants, et où l'on n'avait plus rien à craindre. L'ancien pays de Gessen qu'elle traversait lui parut plus beau qu'aucun de ceux qu'elle eût encore vus. La route court sur les bords du Nil (probablement la branche Bahr-san-el-Hagar) entre des vignobles et des jardins d'une riche culture, pleins de verdure et de fraîcheur \ En deux jours on fut à Péluse et là on continua d'étape en étape jusqu'à Jérusalem par la route qui réunissait la Palestine à l'Egypte. Ainsi se termina « au nom du Christ, notre Dieu », le pèlerinage de sainte Silvia au Sinaï ".
1. Co pays encore très fertile est couvert aujourdhui par des champs (le cotonniers et ses palmiers passent pour donner les meilleures dattes de lEgypte. (Elisée Reclus, le Bassin du NIL p. oS8.)