‹ Les églises de l'abbaye de SilosChapitre 106 sur 130 · Dans un site accidenté, un guerrier, couvert · texte numérisé non relu

Dans un site accidenté, un guerrier, couvert

< d'une armure, est étendu sur le sol ; près de lui, un * ceinturon détaché auquel est accroché un cimeterre,

< Une femme appuie de la main gauche sur le casque

< du guerrier un morceau de bois sur lequel elle frappe, « comme pour briser le heaume (ou la tête) de ce per- € sonnage. — H. :o"',72. — L. : o'",i9. »

Aventure du chef cananéen Sisara, fuyant devant les Israélites et mis à mort par Jahel, dans la tente de laquelle il s'est réfugié et qui, pendant son sommeil, lui enfonce un clou dans la tête (Juges, IV, 21). A noter que, d'après le récit biblique, le sommeil de Sisara semble provoqué par le lait que Jahel lui a fait boire au lieu de l'eau qu'il demandait (IV, 19 et V, 25). C'est probablement pour ce motif que la scène, à ce que je pense, fait pendant à celle d'Adam et Eve : l'offre fatale du lait est mise en parallèle avec celle de la pomme

Enfin, il est une scène encore dont la signification me semble claire. C'est la V^ :

ï. — « Au fond, sur un haut piédestal une statuette de

< guerrier tenant de la main droite une lance, et de la « gauche un bouclier. Au premier plan, un roi (.') qui « plie le genou et lève vers elle ses mains jointes, semble

< l'adorer ; ce personnage porte un ample manteau et un

Correspondance,

< chapeau à fond plat, à large bord retroussé sur le « front, et entouré d'un'- couronne. Derrière lui un

< page (?) se tient dans une attitude analogue.

< Du côté droit de la scène, deu.x femmes lèvent la

< main gauche montrant l'idole. De l'autre côté, deux

< autres femmes s'en éloignent avec mépris (l'idolâtrie et i la religion). — H. o'",7o. — L. 0,35. >

Selon toute apparence, cette scène représente Salomon séduit par ses femmes étrangères et poussé par elles à l'idolâtrie, au culte de Chamos et de Moloch. « Et il en fit de même pour toutes ses femmes étrangères qui faisaient des encensements et qui sacrifiaient à leurs dieux ». (III Rois, XI, 8)

Voilà donc interprétés six des haut-reliefs sur huit. Il ne reste d'inexpliqués que ceux décrits comme suit par M. Rousseau :

«5. — Au fond un souverain, assis sur son trône, cou- » ronne en tête et sceptre à la main, s'entretient avec » une femme, debout à sa droite ; il tourne le dos à une » autre femme qui porte un objet en partie brisé (une >■> croix ?) et semble faire un geste de dépit.

> Les deux premiers plans sont occupés par quatre » femmes qui filent ; deux d'entre elles tiennent une

> quenouille et un fuseau ; la troisième n'a que la

> quenouille ; la dernière, le fuseau seulement,

5> Ce moulage est couronné d'une étroite frise de rin- » ceau. — H. 0^,78 — L. o"',35- »

«4. — Un site montagneux ; au sommet, une maison- » nette et des arbres ; tout au bas, une petite grotte.

> Un homme debout, la tête haute, la main gauche

> levée d'un geste énergique, la main droite (brisée) » abaissée vers la terre, semble prononcer une impréca-

> tion ; à sa gauche, une femme le tient par son manteau

> et parait chercher à le calmer. — H. o'°.74 — L. o'", 19.»

Je n'entrevois aucune explication plausible à ces deux scènes. Faisons toutefois, concernant la dernière (n° 4), une double observation qui peut-être contribuera à mettre quelque autre de vos lecteurs sur la voie.

D'abord, il est à noter que les scènes paraissent toutes aller deux par deux : celles qui, à en juger par le numérotage et par les dimensions indiquées, doivent figurer sur les deux semelles de la même poutre, se font pendant, non seulement par la place symétrique qu'elles occupent, mais encore par leur signification.

Le n° I — le roi Salomon — fait pendant au n° 5 — inexpliqué, mais où figure aussi un roi.

Le n0 2 — la chute d'Adam entraînée par Vo^re de la pomme — fait pendant au n° 6 — le sommeil mortel de Sisara entraîné par Voffre du lait. Le n° 3 — la mésaventure du païen Virgile — fait pendant au n° 7 — la mésaventure du païen Aristote.

Il est donc très probable que la scène 4 — inexpliquée — fait de son côté pendant à la scène 8 — Samson — en offrant avec elle quelque analogie de sujet.

D'autre part, on peut tenir pour assuré que M. Rousseau fait erreur lorsque, décrivant la scène 4, il suppose que la femme cherche à calmer le personnage au manteau ; nous croirions plutôt que le personnage en question a à se débattre contre des sollicitations condamnables.

En tout cas,il paraît clair que les scènes dérivent toutes d'une même idée nettement misogyne.

Pour l'artiste qui tailla ces haut-reliefs, la Femme est l'être redoutable entre tous. Comme son contemporain François I — bien que pour des raisons moins profanes — notre sculpteur estime «bien fol qui s'y fie ». Et, en effet, il nous montre, depuis les jours de l'Eden, quantité de fils d'Adam qui se perdirent, à la suite de leur père commun, pour avoir écouté trop volontiers les suggestions féminines. Nul, nous expose-t-il, n'esta l'abri du danger, et les sages même y succombent en même temps que les héros et les monarques.

L'artiste a du reste résumé sa pensée dans la scène représentant Adam et Eve : l'Esprit malin — comme nous l'apprend la description de M. Rousseau — y apparaît, serpent par le bas du corps et femme par le haut. En un mot, la Femme c'est le Démon.

La conception est un peu excessive, mais, traduite par le ciseau en images originales et frappantes, il est permis d'espérer qu'elle aura, au cours des siècles, inspiré aux magistrats communaux de Courtrai des réflexions salutaires et de nature à défendre contre l'humaine faiblesse leur dignité scabinale.

Veuillez agréer, Monsieur le Directeur, l'assu rance de mes sentiments distingués.

Ch. Parmentier.

^^m^wwwwwwwwwwwwwwwwwwwwww^

Académie des Inscriptions et Belles- Lettres. — Séatice du ^i juillet iço8. — M. Dieulafoy rend compte de la mission de M. le général de Beylié qui vient de terminer la première partie des fouilles de la Kaleb des Beni- Hammad, abandonnée vers 1075. Il montre l'intérêt de ces nouvelles fouilles, où ont été mis au jour un pendentif nervé, un parement de faïence blanc et bleu, dans lequel les croix alternent avec les étoiles à huit points, des ruches d'abeilles en marbre, des plaques de faïence à reflets métalliques, et enfin des décors en stuc peints en rouge et bleu, avec des touches blanches et des rehauts d'or sur les saillies. C'est un prototype de la décoration de l'Alhambra.

M. Dieulafoy annonce ensuite que M. MassignoQ vient de découvrir en Mésopotamie, à une journée au sud de Kerbela, un immense château fortifié en excellent état de conservation et paraissant remonter au viF ou au viiF siècle.

Séance du 7 août. — M. Châtelain communique un feuillet de parchemin du XII1« siècle, orné de miniatures, qui recouvrait un volume de la bibliothèque de l'Université de Paris : l'ouvrage de Jansénius intitulé Augustinus , publié à Paris en 1641. C'est le reste d'un beau manuscrit du roman en prose de Laticelot du Lac, qu'un relieur a employé comme couverture. Il est probable que d'autres exemplaires de la même édition de 1'^?^gustinns ont été reliés avec des fragments du même manuscrit.

Séance du 21 août. — M. Reinach présente, de la part de Hamdi Bey, les photographies d'un admirable bas-relief du V= siècle, récemment découvert dans l'île de Thasos. Il représente un banquet funéraire avec un mort héroïsé couché sur un lit, une femme assise, un jeune échanson et des animaux domestiques.

Le même savant annonce la découverte extraordinaire faite le mois dernier par la mission italienne de Phaestos, en Crète, d'un disque en argile de 16 centimètres de diamètre, portant sur ses deux faces plus de 120 signes pictographiques représentant des hommes, des animaux et des arbres. C'est le premier texte que l'on possède de l'ancien système des hiéroglyphes usité en Crète et, comme ces signes sont imprimés à l'aide de poinçons, le plus ancien spécimen de typographie, qui remonte à vingt siècles avant notre ère.

Séance du sS août — M. H. Cordier donne lecture d'extraits d'un mémoire relatif aux Mos-

sos, population du Sud-Ouest de la Chine, apparentée aux Thibétains, et particulièrement à leurs vocabulaires de leur écriture pictographique.

Notons une étude de M. Lechat, sur une des figures de la frise du Trésor de Cnide, à Delphes, qu'on interprétait comme un Dionysos et que l'auteur explique comme un géant.

Séance du ^ septembre. — M. Maspero expose qu'au récent Congrès historique international à Berlin, il a été amené, d'accord avec plusieurs autres érudits, à proclamer la fausseté des deux scarabées d'Egypte dont deux savants, MM. Capart et Moret, avaient entretenu l'Académie.

Séance du 11 septembre. — M. Héron de Villefosse commente le texte d'une inscription votive trouvée dans les dernières fouilles d'Alise Sainte-Reine, gravée sur un vase de bronze.

M. de Villefosse fait part ensuite d'une trouvaille faite par M. Rouzaud dars les fondations des vieux remparts de Narbonne. Il s'agit d'un monument funéraire comportant un bas-relief et une inscription. Le bas-relief offre une très belle représentation d'un moulin à grains. L'épitaphe du meunier et de sa famille est placée au-dessus des sculptures.

Séance du 2j septembre. — Au cours des fouilles entreprises à Délos, les membres de l'Ecole française d'Athènes ont découvert une inscription bilingue (grecque et sabéenne ou himyarite) gravée sur un autel.

M, P. Berger annonce qu'il a reçu du R. P. Delattre, et de M. Vassel, de Tunis, les estampages de diverses inscriptions puniques dont il donnera l'explication dans les prochaines séances.

M. M. Croiset donne lecture d'une courte notice de M. G. Lefebvre, sur deux stèles récemment trouvées à Bath-Hérit, l'ancienne Théadelphie, au Sud-Ouest du Caire. Ces stèles reproduisent un acte de la reine Bérénice IV (58 à 55 avant J. C), accordant le droit d'asile à un temple du dieu Pnéphéros. C'est un document intéressant pour l'histoire administrative et religieuse de l'Egypte ptolémaïque.

Séance du 2 octobre. — M. P. Gauckler rend compte des fouilles récemment exécutées, au Janicule, à Rome. Ces recherches ont porté sur l'emplacement de l'ancien Lucus Furrinœ où se tua Caius Gracchus, et que M. Gauckler avait

Cratjaur Des Sociétés satjantes,

précédemment réussi à identifier avec le ravin de la villa Sciarra. Elles avaient pour objet de retrouver l'installation hydraulique et le temple des dieux syriens qu'il supposait avoir jadis existé à cet endroit.

Dans un premier chantier, on découvrit, l'autre des Nymphes Fiiyrinœ.

D'autres recherches, entreprises à peu de distance, sur le versant Nord du ravin, par MM. G. Nicole et G. Darier, de Genève, mirent au jour, une des chapelles du sanctuaire syrien.

M. de Lasteyrie communique la première partie d'un intéressant travail, relatif à l'église de Saint-Philibett de-Graniieu (Loire-Inférieure). Il s'apph'que à faire la description de ce monument, à préciser l'époque de sa construction et à reconstituer le plan primitif.

Les RR. PP. Janssen et Savignac, font une communication sur les excellents résultats de la mission archéologique en Arabie que leur a confiée la Société française des fouilles archéolo giques, et abordent ensuite l'étude archéologique des monuments de Hegra, tombes, stèles, niches religieuses, etc.

Congrès des historiens tenu à Berlin. — Aoitt IÇ08. « Les séances de la section de l'histoire de l'art étaient présidées par M. H. Wœlfflin, professeur à l'Université de Berlin. On y a entendu, entre autres, les communications suivantes :

M. Th. Wiegand donne un aperçu fort intéressant des fouilles pratiquées dans le massif du Latmos, près de Milet, qui ont mis a découvert des restes de peintures et d'architecture byzantines.

M. M. Dvorak expose les résultats de ses études sur les mosaïques de Saint-Marc à Venise. Il distingue deux séries : l'une, d'un caractère sculptural : l'autre impressionniste. Après avoir été évincée par les peintres vénitiens du XV' siècle, l'influence de cette dernière s'est fait subitement sentir dans les œuvres de Titien.

M. Goldschmidt fournit des lumières nouvelles sur les rapports entre l'art italien et l'art allemand au XIP siècle. Il étudie les décorations sculpturales des églises de Côme et de Quedlimbourg et constate une influence de la première sur la dernière. Le même rapport s'établit entre le dôme de Ferrare et l'egliseallemande de Kœnigsluter. Ces faits sont d'ailleurs confirmés par la lettre d'un prêtre de Ratisbonne (du XIP siècle) à l'archevêque de Milan, affirmant

que son église avait été construite par des artistes de Côme. Cette ville était donc un centre rayonnant. En terminant son exposé, M. Goldschmidt indique l'intérêt qu'il y aurait à rechercher des parallèles entre la Provence et l'Italie dans le but de connaître auquel de ces deux pays revient la priorité d'un style dont l'importation en Allemagne est désormais établie.

M. G. Swarzenski présente une étude sur la peinture carolingienne et romane à Salzbourg.

La section entend une conférence de M. Campbell Dodgson, sur l'emploi des gravures sur bois de maîtres allemands du XV= siècle dans les ouvrages liturgiques.

M. S. Hulin entretient ses auditeurs des œuvres de jeunesse des van Eyck. Dans les Heures de Turin, dans le manuscrit de la collection Trivulce à Milan, M. Hulin reconnaît deux mains, dont la première est, d'après lui, celle de Hubert, et la seconde celle de Jean van Eyck. La première se distingue par une conception large du sujet et par un sens du pittoresque qui se rapproche de la vision impressionniste.

M. Verga, rend compte de l'œuvre ayant pour but de recueillir les documents parus sur Léonard de Vinci.

Mgr Wilpert donne des détails sur les copies qu'il fait exécuter d'après les mosaïques de Sainte-Marie Majeure et dont la mise en œuvre s'accompagne d'importantes découvertes relativement au passé de cet ensemble encore si mal connu.

M. C. de Mandach fait un rapport sur la Société internationale d'iconographie. Dans la discussion qui suit, plusieurs membres insistent sur l'importance des travaux d'iconographie et sur la nécessité de leur ouvrir de nouvelles voies. La question de l'établissement d'un répertoire iconographique des reproductions d'œuvres est renvoyée au Congrès des historiens d'art qui doit avoir lieu l'année prochaine à Munich.

Notre collaborateur M. Perdrizet donne à la section d'archéologie un aperçu des recherches archéologiques en Macédoine. M. J. de Schmidt, traite de la prochaine exposition de peintures anciennes à Saint-Pétersbourg et M. O.von Falke fait une communication relative aux tissus du Moyen âge.

Institut Américain d'archéologie. — Le trentième Congrès de l'Institut se tiendra à Toronto du 28 au 31 décembre prochain. C'est la première fois que la société savante tient ses assises dans une ville du Canaila. Pour tous

Bcbut lie rSrt t{)rétien-

renseignements s'adresser au professeur M. Carroll, the George Washington University, Washington.

Association des artistes chrétiens de Cologne. — Nous venons de recevoir en un livret gentiment illustré le rapport pour 1907 sur la situation de la Socictc d'Art clirctien de l'archidiocèse de Cologne.

Patronnée par son Eminence le Cardinal Fischer et par les autres dignitaires ecclésiastiques du diocèse, la Société a continué à faire preuve durant l'année écoulée d'une activité peu commune. Elle s'est libérée de l'achat des locaux dans lesquels elle a organisé un musée d'oeuvres antiques et modernes où les artistes chrétiens peuvent venir étudier l'art religieux traditionnel. Ce musée est alimenté d'œuvres d'art provenant d'anciennes constructions démolies ou des produits des arts mineurs que les particuliers mettent gracieusement à la disposition des artistes.

Par ailleurs des objets de valeur artistique éducative, mis en vente, sont acquis aux frais de la Société.

Mais c'est par l'exposition permanente des travaux de ses membres que la Société se fait valoir surtout et son exemple serait à imiter ailleurs. D'après le rapport annuel les salles d'exposition ont été tour à tour occupées par des bannières, des baldaquins pour procession, des chasubles ; une maison de Crefeld y a exhibé des soies brodées pour tapissiers et entre autres celles qui ont servi à la décoration de la cathédrale de Metz lors du Congrès eucharistique qui se tint en cette ville. On y a admiré aussi les œuvres d'artistes peintres, de sculpteurs, de batteurs de cuivre, de mosaïstes, d'orfèvres, de peintres verriers, de forgerons d'art et, at last not least, les plans et maquette de l'église et du couvent du mont Sion à Jérusalem, construits pour les Bénédictins allemands par l'architecte colonais H. Renard.

:^ ^. ■^. ■■^. ^^. ^. -^ -^ -^ ■^. -^ -^ ■■'^. ■■'^. ■■■^. ■^. ■^. ^^. ■^. ■'■^. ■^. ^^. ■^. ■^. mk

^WWWWWWW^WWWWW^^WWWWWW^^^^^¥^WW^

RÉFLEXIONS SUR CERTAINES CONFI- GURATIONS DES MOULURES DE L'ÉPOQUE ROMANE ET JUSQU'AU XV!*- SIÈCLE, par M. G. JoRissENNE. — Broch. Liège, Poncelin, 1908.

^^^^^^T^N sait que l'âge des monuments, en

1^ particulier ceux du moyen-âge, peut, % dans une certaine mesure se lire \^ dans le profil des moulures, à des

:a;jV>^'g;'Jt; signes d'ailleurs assez complexes. IVI. Jorissenne s'attache à les dégager, et je sais nombre d'archéologues dont cette intéressante question piquera vivement la curiosité.

M. J. établit d'abord que dans les styles grécoromain et latino-byzantin, les profils ne donnent aucune occultation dans leur projection sur le plan vertical, et rien n'est changé à cette pratique jusqu'au commencement du XI« siècle (M- ^)- A 'a *î° du XP siècle, durant le XI !« et jusqu'au commencement du XIII', apparaît l'envahissement d'une moulure par une autre. Les grosses moulures s'hypertrophient et cachent en partie les gorges interposées.

Alors on tend à grossir le tore des bases, soit aux dépens de la scotie, soit en augmentant la hauteur de la base. Quand on voulait respecter l'un et l'autre, on a été amené soit à aplatir le tore en brayette (fig. 2), soit en développant le tore au-dessus ou au-dessous de ses lignes d'attache (fig. j.) de manière à lui donner pour profil une fraction supérieure à la moitié du cercle.

Fig.

Fig. I.

Fig- 3-

Au XII^ siècle, on creusa des rigoles ou mouchettes à la surface des grandes moulures.

Ceci concerne le profil des bases ; renversez les figures et vous aurez une idée de ce qui se passe pour le chapiteau, la corniche, l'encorbelraent.

Voilà une évolution qui se répandit de France en Angleterre, en Allemagne, en Belgique, mais cette pratique disparaît au XI V= siècle.

Le XV<= siècle inaugure la base bâtarde en flacon que nous avons expliquée naguère dans ces colonnes (').

Page 1