COMITÉ DES TRAVAUX HISTORIQUES
Le bulletin archéologique du Comité (3*= livr., 1907) contient une notice de M. R. Roger sur l'orfèvrerie religieuse du Comté de Foix et du
Couserans. Cette région, isolée du mouvement général, n'a guère connu qu'un art d'emprunt et est restée pauvre en productions. C'est ce qui rend plus intéressants les deux beaux reliquaires du XVL s., conservés à Oust et à Leix. Le premier, en argent repoussé, se compose d'un édicule à deu-x versants porté par un pied de calice godronné ; sur la crête se dresse une croix accostée de deux statuettes qui la désignent du bras; des statuettes d'apôtres sont appliquées sur les trumeaiix entre les deux fenestrelles de chaque mur.
Celui de Seix est d'une forme plus usuelle. L'édicule est porté par un pied analogue et par deux anges, soutenus par deux appliques issues du nœud de la tige du pied.
Leur origine est toulousaine.
Au fond de l'église des Cordeliers d'Apt, se dressait le mausolée du bienheureux Elzéar de Sabran, élevé en 1373. Chose rare et bien anormale pour l'époque, et digne de la renaissance, il était adossé contre le maître-autel et s'élevait en pyramide jusqu'à la voûte. Il servait de support à des bas-reliefs qui figuraient les miracles survenus après la mort du Saint. On en a gardé deux fragments, que décrit M. l'abbé Arnaud d'Agnel. Les sculptures en ronde bosse offrent un grand intérêt, un spécimen de l'art provençal et en particulier de la statuaire médiévale, de la statuaire à petite échelle quasi-indépendante de l'architecture.
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L'un des fragments est un personnage agenouillé en prière. On ne pourrait trouver plus caractéristique exemple de la conception médiévale, relativement à l'expression et à la vérité réalistique. La physionomie du personnage est d'une beauté surhumaine, fort bien rendue, tandis que la pose de la tête, qui paraît comme croquée, montre le parti pris très franc des sculpteurs de l'époque, d'éviter de présenter le visage de profil. Pour les besoins de l'expression, le personnage regarde en haut, en renversant la tête, et néanmoins l'artiste a voulu présenter la face entière. Aux yeux des modernistes, incapables de changer leur point de vue d'appréciation, cette sculpture raide est un magot ; pour celui qui sait s'assimiler le sentiment de l'époque, c'est une œuvre savoureuse et d'un sentiment profond, malgré la difformité du corps ; il faut bien noter que ,uous sommes en présence d'une œuvre d'un artiste du deuxième et troisième ordre.
L'autre fragment représente, dans le même style, trois lépreux invoquant saint Elzéar.
CERCLE ARCHÉOLOGIQUE DE TERMON- DE, t. XII, 1907.
M.Broeckaert a publié une intéressante contribution à l'histoire du théâtre villageois en Flandre, savoir le commentaire du texte d'un drame religieux ayant pour sujet la construction miraculeuse du sanctuaire de Lebbeke, représenté en 1765.
Le même archéologue a décrit des sculptures conservées à l'église N.-D. de Termonde et attribuées à l'artiste malinois Théod. Verhaegen (1736).
BULLETIN DE LA SOC. D'ÉTUDES DE CAMBRAI, t. XII, 1908.
J. de la Rue. — La Vierge en bois sculpté de l'hôpital de la Charité de Lille.
— Abbé Masure ; les monuments historiques du Département du Nord.