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LE CHŒUR

Comme nous avons dit plus haut, autour des chapelles rayonnantes du chœur est représentée l'œuvre de la Rédemption, à

'■'' Fig. 6.

Offrande de la Vierg-e au grand prêtre.

laquelle se rattachent ensuite différents types de la Passion.

La première série n'est influencée que fort peu par la fantaisie des sculpteurs, tandis que la seconde, la Passion du Christ, a été exécutée entièrement dans un sens mystique assez arbitraire : celle-ci s'inspire entièrement des jeux de mystère, comme nous démontrerons tantôt.

Dans les premiers groupes, figurant les scènes de la Rédemption, nous voyons

1. L'iconograppie de la licorue a été amplement étudiée dans la Revue de l'Art chre'/ien. Vo\r année 1887, p. 231 ; année 1888, pp. 17, i44, S'S ; année 1890, pp. 395 et 507 ; année 1S91, p. 40 ; année 1895, p. 415.

2. Article de S. von Beissel, S. J. àa.n% Zeilsc/iri/l fur Christliche KuhsI, 1904, no 7, col. 355.

d'abord la sainte Vierge, dans sa jeunesse, au moment où elle offre les étoffes précieuses au grand-prêtre avant de quitter définitivement le temple de Jérusalem. Le prêtre porte la ceinture et la Vierge tient à

la main un petit coffre, surmonté d'une sorte de calice. (/Ig. 6),

Le deuxième fronton représente les fiançailles de la Vierge et de saint Joseph ; au centre le prêtre bénissant cette union

Le groupe suivant ne demande aucune

explication ; c'est la scène bien connue de

l'Annonciation. Une fleur de lis se dresse

aux pieds de la Vierge, à laquelle l'ange

Gabriel apparaît, (fig. 8).

Le quatrième groupe représente la Visite de la Vierge (gauche) à sa cousine Elisabeth (droite). Marie, les bras levés et étendus, récite le « Magnificat », tandis

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qu'Elisabeth l'écoute les mains jointes.

(fig- 9)-

Le cinquième fronton a été fort endommagé. Il nous montre l'Adoration des

bergers durant la nuit de Noël. L'enfant Jésus est à moitié caché dans le manteau et les bras de sa Mère. (fig. lo).

Le sixième groupe reproduit encore une fois la scène de la Naissance, qui est ici des plus intéressantes. La crèche est couverte d'une nappe, sur laquelle repose le divin Enfant. A gauche se tient la Vierge assise. Elle porte un diadème sur son abondante chevelure et un ample vêtement, semblable à celui qu'elle portait tous les ans dans les mystères, qui se jouaient.

Fig. lo.

Adoration des Bergers.

au XV^ siècle surtout, sur le cimetière de la cathédrale de Bois-le-Duc. A cette occasion (les comptes de la ville ('), des

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