Voir les précédents articles, pp
2. V. le relevé publié dans le Bulletin des métiers d'art, année 1903, p. 290.
finement moulurées, sont coupées, plus haut que leur milieu, par une traverse d'imposte qui fait saillie en larmier au-dessus des volets fermant les lumières inférieures ('). Parfois les étages en ressaut sont portés par de jolies décharges, souvent rehaussées de sculptures, tantôt posant en forte saillie sur des sortes de mâchicoulis, comme à la vieille maison rue Ravenstein à Bruxelles(^), plus souvent sur des colonnettes ou des consoles. Dans le style malinois ces décharges jolies sont souvent trilobées et rehaussées de fines sculptures.
Le pignon surtout présente en Brabant un caractère spécial. Son trait le plus saillant consiste en des renforts en forme de pinacles, qui se dressent à la base, au sommet et à mi-hauteur des rampants.
Ce type est nettement accusé dans l'exemple dont le schéma est ci-après, que nous extrayons de Sanderus (Brabantia) .
c'est un pignon de l'ancien couvent des Cisterciens à Malines. Il est traversé par deux cordons horizontaux; le premier gradin est précédé d'un montant, dont le sépare un créneau, et qui l'affleure ou le dépasse ; il constitue un petit pinacle chargeant l'oreille du pignon. Une reprise pareille se voit au-dessus du second cordon. Il y a là comme une combinaison du motif des gradins avec le motif des merlons.
I. V. la vieille maison près du bassin de Bruxelles, le manoir de Craynhem à Woluwe, le château de Cleydael à Aertselaer, la maison de Jansénius à Louvain, celle de Juste Lipsr à Overysschs (*J, la maison In V Haaske, Grand'plac( à Die t, etc. (**) et l'ancien hôtel de Chièvres dans de Noter.