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MAISONS BRABANÇONNES

Malines-Anvers.

L'époque du pur style gothique n'a guère laissé de maisons en Brabant. Parmi les plus anciennes dont on ait conservé des restes, on peut citer l'hôtel Colibrmit, à Lierre. La façade à pignon incorporée dans le nouvel hôtel des postes paraît remonter à la fin du XIV^ siècle ; cette façade, tout en pierre blanche, offre des analogies avec la halle aux draps de Gand (").

Les vieilles maisons brabançonnes égayaient les rues par la couleur éclatante de la belle pierre blanc-jaunâtre qui formait leur étoffe, et qui souvent se découpait vivement sur l'appareil des briques ; elles se distinguaient aussi par l'aspect ouvert de leurs façades abondamment ajourées, par quelque chose de joyeux qui rayonnait de leur architecture nerveuse. Malines possède les plus beaux types : une de ses plus anciennes maisons est celle du coin de la rue des Lépreux et du Marché aux grains (De Lelie), commencée en 1396. Le pignon malinois se caractérise nettement par la combinaison des gradins avec des pinacles et par l'allure des cordons horizontaux.

Pignons dentelés. — On trouve au XV I^ siècle un type branbançon très caractérisé, élégant, délicat de membrure.

La brique rose s'y mêle gaiement à la pierre blanche de petit échantillon, formant les cordons horizontaux et les harpes des chaînes d'angle et des pieds droits. Les pignons en pas de moineau sont traversés de cordons, qui font souvent ressaut par le bas pour échapper les fenêtres. Les croisées,

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