De Linas, Darcel, Le Carte, Bequet, Bablon, Dalton
2Btbltograp!)te.
d'avis que Lothaire fit exécuter le joyau pour l'offrir en témoignage de l'innocence de Teutberge et en gage de réconciliation. L'histoire de Suzanne fait allusion à la chasteté de la reine.
M. le comte Durrieu avait attribué à Jean Bourdichon une très belle miniature du livre d'heures de Charles d'Angoulême représentant l'adoration des mages. Sa supposition vient d'être vérifiée par M. Ar. d'Herbomez, qui en a établi le bien fondé par un extrait d'archives. M. A. Boinetdécrit une plaque d'ivoire d'époque carolingienne, conservée au musée de Lyon, et qui raconte l'histoire des rois mages. On y voit un sujet très rare avant l'époque romane : le retour des Mages.
Une fresque de l'église San Petronio de Bologne figurant S''^ Catherine et publiée nagère dans la Reznie de l'Art chnHien ('), permet à M. F. de Mely de réfuter l'hypothèse de M.Biondi, qui voyait le portrait de Jeanne d'Arc dans la fresque découverte à Fontana (Emilie). Cette hypothèse avait été suggérée par le souvenir d'une vieille légende locale, d'après laquelle les parents de l'héroïne appartenaient à une branche exilée de France de la noble famille bolonaise des Ghisilieri.
Il a toujours été d'usage dans l'Église catholique,que les objets consacrés, tombés en désuétude, démodés ou profanés, ne soient pas détruits, mais enfouis. C'est ainsi qu'on a retrouvé dans l'intérieur d'une maçonnerie, sous la table de l'autel de la chapelle romane d'Aulignac, une croix de bronze intéressante, que décrit M. C. Enlart. C'est une croix processionnelle qui a porté des grelots, ayant pour but d'avertir les fidèles du passage du Saint-Sacrement.
M. Cagnat présente le plan d'une chapelle chrétienne dans les ruines d'Henchir-el-Rheria en Tunisie.
M. L. C'*" de Loisne signale la signature d'un imagier (sans doute Tournaisien dironsnous), du nom de Denis, qui sculpta en 1213 la tombe d'un chevalier, qu'on voyait avant la Révolution dans l'abbatiale de St-Vaast d'Arras. Voici cette jolie épitaphe :
Formosus juvetiis sapics ani)iiosus ad arma Iste Renaldus erat qiiod hac signât ho paliiia
et sur les bords de marbre :
Aiio milleno bis cêteno duodeno
E uno XPI mors contegit isti.
Angusio mèse luita sexta décima.
Hoc elimavit Dyonisius ac fabricavit (2).