‹ Les églises de l'abbaye de SilosChapitre 76 sur 130 · Ibidem, \^^^ livraison,, p · texte numérisé non relu

Ibidem, \^^^ livraison,, p

2. Degestis Dagoberti On ne parle pas de l'introduction de religieux parce qu'il en existait déjà. C'est un fait qui résulte du contexte.

3. « Locum tantoruiii martyrum ossa servantem qua oportui; soUicitudiiie requisivit, atque in\entum eniinentis mausolei const'Uctione signavit. »

{Acta sancl-, mensis octob. IV, p. 925.)

jRebue ^t V^xt thvétitn.

des tombeaux des martyrs et de l'accroissement de leur culte ('). » Il n'y a pas là d'emphase. La vie de sainte Geneviève parle des démarches réitérées qu'elle fit près des prêtres du diocèse pour les exciter à construire, et des prodiges qu'elle accomplit pour encourager les ouvriers.

Les autres textes ne font pas la moindre allusion à une translation ; au contraire, ils parlent toujours d'une situation qui est fixée depuis longtemps. Frédégaire et saint Ouen vantent le zèle de Dagobert pour la décoration de la sépulture des martyrs parisiens et Clovis II lui-même, rappelant que ses parents reposent près d'eux, ajoute « que depuis longtemps, per muUa lempora, le Christ daigne opérer des miracles insignes par leur intercession (^), »

1. « Unde postmodum Chiistiani basilicam super maityrum corpoia magno suinptu culluque exiinio construxeriinl ; ubi cotidie, opérante Domino, Jesu Chiisio, mérita eorum virtiiuim probatur monstraie frequentia. » (Ibidem)

2. i Pro cujus amore et deside: io inter citerus gloriosos triuniphos marterum beatus Dionisus, Lentherius et Rustecus mertierunt palmam victuriae.... ubi per muha tempera in eorum basileca in qua lequiescere videntur non minema miracola Christus per ipsoi viJetur operare.» Diplôme de confirmation des biens de l'abbaye de Saint-

Tous ces témoignages de vénération accumulés sur le même point, et cette série de reconstructions constituent une chaîne de preuves qui est loin d'être favorable à l'opinion des auteurs qui inclinent vers l'hypothèse d'une translation. On comprend quedom Mabillon (') n'ait pas voulu suivre le Moine de Saint-Denis et Doublet, et qu'il ait considéré l'emplacement de l'abbaye de Saint-Denis comme le lieu de la sépulture du patron de Paris et de ses compagnons. Dom Félibien a partagé son sentiment i^), et nous nous rangeons volontiers à l'avis de ces deux bons interprètes, surtout depuis que nous avons remarqué l'usage adopté dans tous les diocèses de France. Il n'y a pas de tombeau célèbre qui n'ait été confié à la garde d'une abbaye ou d'un chapitre de chanoines, comme si on avait voulu interdire tout déplacement et offrir toute garantie à la postérité.

(A suivre.) Léon MAÎTRE.

Denis. (Mabillon, De rc diplomatica, p. 466. — Pardessus, Diplomata et chartae, t. II, pp. 8-9.)

Page 1