‹ Les églises de l'abbaye de SilosChapitre 78 sur 130 · Histoire de l'Art, t. I, 2= partie, p · texte numérisé non relu

Histoire de l'Art, t. I, 2= partie, p

3. Il est également intéressant de comparer le plan de Silos avec ceux de l'église du prieuré Clunisien de Saint- Séverin en Condroz {Revue lie PArt chrétien, 1906, p. L3) et de l'église abbatiale de Schwarzach (Suisse), (même Revue, 1905, p. 136;.

4. La Antigua Iglesia de Silos {La Ilustracion Espanolay Americana, 22 enero 1899).

tes d'arêtes sur les courtes travées des trois absides.

Une petite porte mettait le croisillon nord en communication avec le porche de l'église. Une autre porte que les Memoriee Silenses nous disent avoir été ornée de colonnes et de sculptures représentant des scènes de la vie du Sauveur, donnait du collatéral nord dans le même porche.

Avec ce porche nous sommes en présence d'une de ces galeries, très particulières à l'architecture romane de l'Espagne, qui servaient à différents usages : réunions, sépultures, etc.. On sait que les infirmes qui venaient implorer leur guérison au tombeau de saint Dominique, se réunissaient et, parfois, passaient la nuit dans ce porche. D'après la description passablement confuse que nous a donnée le P. Nebreda, on y voyait, de son temps, deux tombeaux placés sous un arc ; il s'y trouvait aussi un grand nombre de sculptures et de peintures (') Ces sortes de porches — nous préférons dire : ces galeries — - qui, d'une certaine façon, tenaient lieu de cloîtres pour les fidèles, ne sont pas rares en Espagne, et plusieurs églises de Ségovie en offrent des types remarquables (^). Le petit oratoire de Sainte- Cécile (erniita de Santa Ceciiia), distant de Silos de quelques kilomètres, est muni d'une de ces galeries latérales ; et puisqu'elle nous semble bien

1. « Bajase a un portai grande donde solia aver grande numéro de sepulcros, y solo han quedado dos que estan en un arco... En este portai ay muchas y diversas figuras, assi de bulto conio de pincel ;... » D. Férotiii, Hist., p. 360.

2. Elles ont été signalées, notamment dans Gailhabaud : L'architecture et les Arts qui en dépendent, t. 1", — et tout récemment par C. Enlart, Histoire de C Art, t. I, 1' partie, p. 561.

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inconnue des archéologues, puisque d'autre part elle peut donner une idée de ce qu'était celle de Silos, nous croyons l'opportunité excellente pour reproduire une vue de la ermita, telle qu'elle se présentait avant la restauration de 1891 (fig. j) ("). Les deux galeries dataient à peu près de la même époque.

Ces galeries romanes étaient éclairées par des arcades, comme le montre la chapelle de Sainte-Cécile. Aussi nous ne croyons nullement qu'un mur plein s'élevait de chaque côté de la porte, en avant de la galerie de Silos. Le plan du XVI 1 le siècle, ici encore, est incomplet.

Une partie de la galerie est occupée par le tracé rectangulaire d'une grosse tour ; le rez-de-chaussée de cette tour servit de sacristie, du moins dans les temps qui précédèrent la démolition de l'église. On atteignait lesétages supérieurs duclocher par un escalier de pierre, logé dans la petite tourelle qui est accolée à l'angle sud-est du porche.

Dans le bas-côté sud, en face de la grosse tour, on voit une autre porte, celle-ci appe-

Fig. s. — Chapelle de Sainte-Cécile, piès Silos.

lée de San Miguel, qui mettait en communication l'église basse avec le cloître infé rieur, par une série de sept marches.

Enfin, on verra presque en regard de l'absidiole du croisillon méridional, deux marches et deux jambages de porte, indiqués d'une façon indécise et même inexacte. C'est la place d'une belle porte romane, en

I. La chapelle et sa galerie n'ont jamais été publiées qu'une fois (G. Rohault de Fleury, Les Saints de la Messe, t. II, p. 169J, et le minuscule dessin que nous avons fait pour cette belle publication est insuffisant pour donner une idée exacte de la construction.

D. Férotin a mentionné dans le Cartulahe de Silos, p. 10, « l'élégant portique byzantin > de la chapelle Sainte- Cécile. Ce portique beaucoup plus solide qu'élégant n'a rien de byzantin. Il est purement roman.

partie conservée de nos jours. Nous la décrivons dans le chapitre suivant.

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