DE 1325 A
Chapelle Saint-Michel, près l'abbaye Sainte- Geneviève; a existé du v^ au ixe sièclei.
Hôpital de Saint-Gervais , fondé en 1171 par un maçon nommé Garin et par son lils Harcher, prêtre, dans leur propre maison située sur le parvis de l'église Saint-Gervais. Il avait une chapelle qui fut consacrée en 1412 sous l'invocation de saint Anastase et dura jusqu'en 1758 , époque où elle fut détruite. Les frères hospitaliers de Saint-
1 On reprend, dans celte liste, les établissements antérieurs à 1325 non-mentionnés dans les pièces précédentes.
Gervais Furent remplacés, en 1608, par des religieuses augustines, qui reçurent le nom de Filles de Saint-Gervais ou Sœurs hospitalières de Saint- Anastase. Elles transportèrent leur communauté, en 1655, à l'hôtel d'O qu'elles avaient acheté, et furent supprimées en 1790. L'hôtel d'O, rasé à la même époque, occupait l'emplacement du marché actuel des Blancs-Manteaux.
Les Chartreux. Appelés auprès de Paris par saint Louis, en 1258, ils obtinrent de lui, l'année suivante, le château de Vauvert, situé où est aujourd'hui le jardin du Luxembourg, à peu près à l'entrée de la grande avenue qui conduit des parterres du jardin vers l'Observatoire. Leur église iut achevée en 1324 et dédiée sous l'invocation de saint Jean-Baptiste et de la sainte Vierge. Ils élevèrent aussi, en 1460, une chapelle des femmes, seul endroit du couvent où les femmes pussent entrer; elle élait sous l'invocation de la Vierge el de saint Biaise. Tous les bâtiments des Chartreux ont été détruits pendant la révolution, à l'exception de la maison qui sert de passage entre la grande allée du Luxembourg el la rue d'Enfer, où elle occupe le n*» 46.
Chapelle de Sainte-Marie-l' Eyyptienne ou la Jussienne (à l'angle septentrional de la rue de la Jussienne avec la rue Montmartre). Plusieurs ont ci u ([u'elle existait sous saint Louis; mais elle no
m PAKis (1323-1789). 55
tigure dans les titres qu^à partir de 1372. Démolie en -1 792.
Collège et prieure de Pretnontre. Etabli, vers d260, au coin des rues Hautefeuille et de l'Ecolede-Médecine. l/ancienne chapelle de la maison, démolie en 161 8 et remplacée aussitôt par une église dédiée à saint Jean-Baptiste et à sainte Anne, forme encore aujourd'hui, par son abside, la maison appelée la Rotonde. C'est tout ce qui reste des anciens bâtiments du collège de Prémontré, qui ont été abattus en 1817.
Cordelières de Saint-Marcel , appelées aussi les Grandes-Cordelières (rue de Lourcine, 93, près Saint-Marcel). C'étaient des religieuses de Sainte- Claire qui furent appelées de Troyes à Paris, en 128-4, par Marguerite de Provence, veuve de saint Louis. Leur église était placée sous l'invocation de saint Etienne et de sainte Agnès. La rue Pascal a été ouverte sur le terrain qu'occupaient leurs bâtiments.
Communauté des femmes veuves de la rue Sainte- Avoye [vue Sainte-Avoye, 47). Fondée en 1288. LesUrsulines y furent établies en 1622. Supprimée en 1790. Le bâtiment a été démoli en
Saint-Julien-des-Ménetriers (rue Saint-Martin, 96). Hôpital fondé par les ménétriers de Paris, en 1331, sous le patronage de saint Julien et saini
Genest. La chapelle était dédiée à saint Georges. Démoli en 1789.
Chapelle Saint- Yves (rue Saint-Jacques, au coin de celle des Noyers). Fondée, en 1348, par des gens de loi et des écoliers bretons et tourangeaux. Démolie en 1796.
Eglise et hôpital du Saint-Esprit, destiné à recueillir les orphelins pauvres. Fondé en 136'2; supprimé en 1680. Il était situé sur la place de Grève, au nord de l'hôtel de ville , et a disparu pour faire place aux agrandissements de ce dernier.
Les Religieux Célestins, établis, en 1352, par la famille du prévôt Etienne Marcel, sur l'emplacement abandonné, en 1 31 8, par les Carmes. L'église, dédiée à sainte Marie et consacrée en 1370, était une des plus riches du royaume. L'ordre des Célestins fut supprimé en 1773. Leur établissement fut à peu près abandonné dès lois, et il a fait place, en ces dernières années, à une caserne (quai Morland, 4) .
Petit-Saint-Anloine. Hospice et commanderie de l'ordre de saint Antoine, dont les religieux s'occupaient de secourir les pauvres attaqués du feu Saint-Antoine et autres maladies épidémiques. Cette maison fut fondée vers 1360 (lue Saint- Antoine, 67 et 69) et convertie en séminaire en 1615, puis réunie à l'ordre de Malle. L'église,
qui avait été achevée en 1368, et le couvent, ont été détruits en 1792.
Hôpital et chapelle de Saint-Eloi (rue des Orfèvres, 4 et 6), fondés, en 1399, par les orfèvres pour les pauvres de leur métier. Démolis en 1786.
Saint-Clair, chapelle du collège des Bons- Enfants, fondée ou plutôt renouvelée en 1486.
Filles-Pénitentes appelées depuis religieuses de Saint-Magloire. Etablies, en 1496, dans l'hôtel de Bohême (Halle aux blés), et transférées, en 1580, au couvent de Saint-Magloire (rue Saint- Denis). Supprimées en 1790.
Hospice des Veuves de la rue de Grenelle-Saint> Honoré, fondé, en 1 497, par Catherine du Homme. Au xviie siècle, les Le Pileur, ancienne famille parisienne descendant de la fondatrice, nommaient aux huit places de la maison. N'existait plus en
Couvent des Minimes ou Bons-Hommes de Chaillot. Etablis à Chaillot, près Paris, en 1493, et enrichis par la reine Anne de Bretagne, qui posa la première pierre de l'église, dédiée à Notre- Dame-de-toutes-grâces. Cette maison a été démolie pendant la révolution.
Église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle. Ce fut d'abord une chapelle, bâtie, en 1551, sous l'invocation de saint Louis et sainte Barbe, puis rasée en 1^93, durant les guerres de la Ligue, pour
rétablissement des fortifications qu'on élevait, à cette époque, autour de Paris. Elle tut relevée eu 1624, dédiée alors à Notre-Dame-de-Bonne->"ouvelle, et érigée en cure le 22 juillet 1673.
Hôpital et chapelle de Saint-Jacques-du-Haut-Pas (rue Saint-Jacques, 254-258) Cet hôpital fut fondé à Paris, vers la fin du xu^ siècle, par des religieux venus d'Italie, où était situé leur piincipal établissement, dans un lieu appelé Haut-Pas ou Maupas. Ils se consacraient à faciliter aux pèlerins le passage des rivières en construisant des bacs et des ponts. Les bâtiments de cet hôpital furent refaits en lolVI, ainsi que la chapelle, qui était sous l'invocation de la Vierge et qui avait été érigée en paroisse succursale au mois de février 1566. Vers 1580, l'ordre de Saini-Jacquesdu-Haut-Pas était près de s'éteindre, lorsque le roi fit transférer dans cette maison les religieux bénédictins de Saint-Magloire, qui lui donnèrent leur nom. En 1618, l'évèque de Paris en lit un séminaire, qui fut dirigé par les pères de l'Oratoire. Les bâtiments, affectés à l'institution des sourdsmuets depuis l'année 1792, ont été abattus, ainsi que l'église, en 1823.
Église Saiiit-Jacqu€s-du-Haut-Pas. Construite, en 1584, par les paroissiens de la chapelle de l'hôpital de Saint-Jac(jues-du-Haut-Pas , qui se trouvaiciil hop à rétioil dans celle-ci. Hcconi-
mencée en 1630 et terminée seulement à la tin du siècle.
Couvent des Capucins de la rue Saint-Honoré. Amenés d'Italie par le cardinal de Lorraine et établis, en 1574, au village de Picpus près Paris, puis rue Saint-Honoré, près des Feuillants. Le couvent et l'église furent reconstruits de 1003 à 1610. Ces bâtiments, après avoir servi, en 1790, aux bureaux de l'assemblée nationale, furent démolis, en 180-4, pour faire place aux rues de Rivoli, Castigiione et du Mont-Thabor.
Église Saint-Louis et Saint-Paul (rue Saint-Antoine). Ce fut d'abord une chapelle de Sainl-Louis, annexée au couvent ou maison professe que les jésuites obtinrent la permission d'établir en 1580, et que la munificence de Louis XIII et de Richelieu changea en une grande et belle église, qui fut élevée dans l'intervalle des années 1619 à IGAl ; elle prit, après la démolition de l'église Saint-Paul, le nom de Saint-Louis-et-Saint-Paul. Le couvent des jésuites est aujourd'hui le lycée Charlemagne.
Couvent des Feuillants (rue Saint-Honoi'é , sur l'emplacement de la rue Castigiione). Les feuillants, religieux d'un ordre extrêmement rigoureux créé par Jean de la Barrière, abbé de Feuillants en Languedoc, furent appelés à Paris par Henri III en 1587. Henri IV posa, en 1601, la première pierre de leur église, qui fut achevée en 1608.
60 LES k(;lises et monastères
Tous les bâtiments des Feuillants ont été démolis en 1804.
Couvent de Picpuft, ou des Pénitents réformés du tiers-ordre de Saint-François, institué, en 12514, par saint François d'Assise. Une réforme de ces religieux se fit vers la fin du %\i<^ siècle et donna Heu à l'établissement, en France, de soixante nouveaux monastères. Le chef-lieu de cette réforme fut le couvent de Picpus, situé au village de Picpus ou Piquepusse , à l'extrémité du faubourg Saint- Antoine, dans un bâtiment qui avait été précédemment habité par les capucins de la rue Saint- Honoré, puis par les jésuites. Il s'y trouvait une chapelle de Notre-Dame de Grâce, construite en 4573, et que les religieux de Picpus remplacèrent par une église plus vaste dont Louis XIII posa la première pierre le 43 mars 4644. Cette maison, supprimée en 4790, est devenue une propriété particulière (rue de Picpus, 45).
Couvent des Récollets (recollecti, recueillis) , au faubourg Saint-Martin. Ces religieux, issus, en 4496, d'une réforme des cordeliers établie en Espagne, vinrent à Paris vers l'an 4600 et y obtinrent, en 4603, une maison où ils bâtirent, dès 4604, une chapelle qu'ils remplacèrent, dix ans plus tard, par une église, qui fut dédiée, le 30 août 4644, sous le titre de l'Anuonciation-dela-Sainte-Vierge. Les bâtiments des Récollets sont
devenus, en 1790, un hospice des incurables. Couvent des Petits-Augustins , rue Bonaparte. La reine iMarguerite de Valois, après la dissolution de son mariage avec Henri IV, en 1605, établit, dans une maison dépendante de son hôtel de la rue de Seine, un couvent d'Augustins-déchaussés, auquel elle donna le nom d'Autel de Jacob. Les religieux devaient y chanter, deux à deux, jour et nuit, sans discontinuer, des hymnes et des cantiques sur les airs qui devaient être composés par Marguerite ou sur son ordre. On éleva, auprès du monastère, une chapelle, qui reçut le nom de Chapelle des Louanges. Mais peu après, la fondatrice, déjà lasse des Âugustins-déchaussés, les chassa sous prétexte qu'ils chantaient mal et les remplaça par une autre congrégation du même ordre (1613). Elle mourut en 1615, en recommandant vivement au roi Louis XIII et à la reine ses nouveaux protégés, qui prirent le nom de Petits-Augustins, à cause du voisinage des Grands- Augustins établis au bout du Pont-Neuf. Anne d'Autriche posa, le 15 mai 1617, la première pierre de leur église , dédiée à saint Nicolas de Tolentin. Les bâtiments et l'église des Petits-Augustins furent, pendant la révolution, le dépôt des objets d'art appelé Musée des monuments français. Ils ont été démolis en 1820 pour faire place aux constructions élégantes de l'école des Beaux-
Arts. Le vaisseau de l'église, sur le portail de laquelle on a appliqué la façade du château d'Anet, a seul été conservé.
Frères-de-la-Charité-des-hommes, ou congrégation de Jean de Dieu. Ua Portugais, nommé Jean de Dieu et qui fut canonisé en 1690, avait formé, dans le cours du xvi* siècle, une association destinée à secourir les malades indigents. Les religieux de ce nouvel ordre, appelés à Paris, en 1 601 , par Marie de Médicis , furent établis au lieu qu'ils cédèrent aux Petits-Augustins, en 1607, pour prendre possession d'un hôtel situé près la chapelle Saint-Pierre (rue des Saints-r*ères). La reine Marie de Médicis leur fit construire, en 1613, une église qui ne fut terminée qu'en 1732 et placée sous l'invocation de saint Jean-Baptiste. Sauf la disparition des religieux qui la desservirent avec zèle pendant deux siècles , cette maison s'est conservée jusqu'à nos jours, sans autre changement que raccroissement de son importance. C'est aujourd'hui l'hôpital de la Charité, rue Jacob et rue des Saints-Pères.
Couvent des Capucines , appelées aussi Pauvres Dames, ou Filles de la Passion., fondé par Marie de Luxembourg, duchesse de Mercœur, en exécution des dernières volontés de Louise de I^orraine, veuve de Heni-i IlL La première pierre fut posée le 29 juin 1604 et les bâtiments achevés en 1606.
Louis XIV voulant, en 16SC, construire la place Vendôme (alors place Louis-le-Grand), le couvent des Capucins, situé à cet endroit vers la rue Saint- Honoré, fut démoli et transporté un peu plus loin, entre la rue Neuve-des-Petits-Champs et la rue Neuve-des-Capucines. Le portail de l'église formait la perspective d'une des ouvertures de la place Vendôme. L'église et le couvent furent démolis en 1806 et la rue de la Paix fut ouverte sur leur emplacement.
Carmes déchaussés, rue de Vaugirard, 70. Fondés, en 1611, par Nicolas Vivien, maître des comptes. La première pierre de l'église fut posée, le 20 juillet 1613, par Marie de Médicis. Cette église fut achevée en 1620 et dédiée le 21 décembre 1625. Les carmes furent supprimés en 1790 et les bâtiments qu'ils occupaient vendus en 1808. L'église, rachetée par les soins d'une association de dames pieuses , a été conservée ainsi qu'une partie du couvent.
Noviciat des PP. Jésuites, rue du !*ot-de-fer- Saint-Sulpice, 12 et 14. Établissement formé par les religieux de la compagnie de Jésus, lors de leur rappel en France, en 1603. L'église en avait été construite de 1630 à 1642. Les jésuites ayant été expulsés de nouveau en 1763 , les bâtiments du noviciat furent vendus à des particuliers et en partie démolis. L'église n'existe plus.
Minimes de la place Royale, rue de la Chausséedes-Minimes. Les Minimes, fondés par saint François de Paule et qui avaient déjà des établissements à Chaillot et à Vincennes, vinrent à Paris en 1609 et y dirent la messe chez eux, pour la première fois, le 25 mars iOlO, jour de l'Annonciation ; ce qui, au dire d'un historien de Paris (le P. Dubreuil), fit désigner quelquefois leur maison sous le nom de l'Annonciade. La première pierre de l'église fut posée le 18 septembre 1611, au nom de Marie de Médicis, et cet édifice ne fut achevé et dédié qu'en 1679. Il fut démoli, en 1798, pour le prolongement de la rue de la Chaussée-des-Minimes, et le couvent est devenu une caserne d'infanterie.
Prêtres de la Mission^ établis dans la maison de Saint-Lazare, rue du Faubourg-Saint-Denis. Ce fut saint Vincent de Paule qui conçut, dès 1617, le projet d'une congrégation d'ecclésiastiques chargée de parcourir les campagnes et d'y répandre l'instruction. Cet institut, autorisé en 1632, fut supprimé à la révolution.
Couvent des Ursulines , rue Saint-Jacques, 243 et 24-5. Venues de Lombardie où leur ordre s'était formé en 1344 et établies à Paris, en 1608, par la veuve d'un conseiller au parlement nommé Sainte-Beuve. L'église, commencée en 1620(Anne d'Autriche en posa la première pierre) , fut ache-
nE PARIS (1325-1789). 65
vée et dédiée en 1627. La maison des Ursulines de Paris a servi de modèle à toutes celles qui se sont établies depuis en France et qui étaient au nombre de plus de trois cents. On l'a rasée en 1790 pour ouvrir la rue qui porte le même nom.
Couvent des Ursulines, rue Sainte-Avoye, 47. Succursale du précédent. A existé de 1622 à
Congrégation de l'Oratoire de N. S. J.-C. en France. Ordre fondé, en 16M, par M. deBérulle. Son premier établissement fut à Paris, rue Saint- Honoré, pi'ès le Louvre. L'église fut bâtie de 1621 à 1630 et le portail refait en 1774. Après avoir servi pendant plusieurs années aux assemblées politiques du quartier, pendant la révolution, cet édifice fut cédé en 1802 et appartient encore au culte protestant. Les bâtiments du couvent, occupés depuis la même époque par diverses administrations publiques , notamment par la Caisse d'amortissement, ont été démolis en 1854 pour l'alignement de la rue de Rivoli.
Bénédictines de la Ville-l' Evéque , au coin des rues de la Ville-l'Evêque et de la Madelaine. Prieuré fondé, le 12 avril 1613, par Catherine et Marguerite d'Orléans-Longueville, et dont les premières institutrices furent quelques religieuses détachées de l'abbaye de Montmartre. On lui donnait quelquefois le nom de Petit-Montmartre.
Supprimé et entièrement démoli pendant la révolution.
Jacobins de [a rue Saint-Honoré, sur l'emplacement actuel du marché Saint-Honoré. Couvent de dominicains réformés établi, en 1611, par un religieux de cet ordre nommé le P, Michaëlis. Démoli en 1810.
Jacobins du faubourg Saint-Germain . place Saint- Thomas -d'Aquin. Troisième couvent de dominicains réformés, à Paris ; établi, en 1632, par l'influence de Richelieu et malgré les secrètes résistances du parlement , effrayé du prodigieux développement que prenaient alors les institutions monastiques. Cette maison prit le titre de Noviciat général de l'ordre de Saint-Dominique en France. Le couvent, supprimé en 1790, est devenu notre musée d'artillerie, et l'église, bâtie de 1683 à 1779, a été érigée en paroisse, sous le vocable de saint Thomas d'Aquin, en 1802.
Madelonettes ou couvent des Filles de la Madelaine, rue des Fontaines-du-Teniple, 14 et 16. Un marchand de vin de Paris, un curé, un capucin et un officier aux gardes-du-corps se réunirent avec une rare piété pour offrir un asile et des secours aux filles de mauvaise vie qui se sentaient repentantes. C'était en 1618. Ils en recueillirent une vingtaine qui demandèrent à être cloîtrées et qui, grâce c^ d'autres libéralités, formèrent le
iioyau d'une association considérable. Leur église fut bâtie en 1680 et dédiée à la Vierge. Cet établissement devint, en 1793, une prison tristement célèbre.
Filles de la Visitation de Sainte-Marie {rue Saint- Antoine, 214 et 210), plus communément appelées Visitandines , et instituées par saint François de Sales pour visiter les pauvres, furent appelées à Paris en 1019 et établies dans l'hôtel de Cosse, rue Saint-Antoine, en 1028. Leur église, bâtie de 1632 à 1034, fut placée sous le titre de Notre- Dame-des- Anges. Le couvent a été supprimé en 1790, et l'église des Filles de sainte Marie est, depuis 1802, un temple protestant.
Filles de la Visitation de Sainte-Marie, de la rue Saint-Jacques, 193. Seconde maison, formée en 1023, pour répondre à la ra|)idité avec laquelle s'augmenta, dès leur arrivée à Paris, le nombre des Visitandines. Bientôt il en fallut une troisième (à Cliaillot) et une quatrième (rue du Bac). L'église des Visitandines de la rue Saint-Jacques ne fut achevée qu'en 1780. Après trente ans de suppression, cecouventfut,en 1820, rendu aux religieuses de Saint-Michel.
Bénédictins anglais, rue Saint-Jacques, 209. Réfugiés en France à la suite de persécutions et appelés, en 1615, à Paris par Marie de Lorraine, abbesse de Chelles, pour organiser des missions
catholiques en Angleterre. Leur église fut achevée et consacrée en iiill sous le titre de Saint-Edmond, Le couvent a été supprimé en 1790 et ses bâtiments sont devenus des propriétés particulières.
Bénédictines anglaises ou Filles anglaises, rue des Anglaises, 20. Réfugiées comme les précédents, et appelées à Paris en 1620, ou , suivant d'autres, en 1632. Leur établissement fut autorisé en 1650 et leur église, Notre-Dame-de-Bonne- Espérance, terminée seulement en 1784. Après la suppression des ordres monastiques, en 1790, ce monastère devint une propriété privée.
Filles du Calvaire ou de Notre-Dame-du-Calvaire, rue de Vaugirard, 23. Fondées, en 1620, par le P. Joseph, Mario de Médicis et M"'»" de Lauzon, veuve d'un conseiller au parlement. L'église fut bâtie de 1625 à 1631.
Filles du Calvaire, au Marais. Seconde maison du précédent monastère. Le P. Joseph voulait le nommer la Cruci/ixion et y mettre un assez grand nombre de religieuses pour qu'une prière perpétuelle eût lieu, sans interruption, au pied de la Croix. Cependant ce couvent prit le nom de la Transfiguration. L'église fut construite de 1635 à 1637. Les rues neuves de Bretagne et de Méuilmontant ont été ouvertes sur l'emplacement qu'occupaient les Filles-du-Calvaire.
Annonciades célestes, dites Filles-Bleues et aussi Annonciades célestes ou Céleslines, rue Culture- Saiiite-Callierine, 23. Ordre fondé à Gênes en 1602. La marquise de Verneuil créa leur établissement à Paris en 1621. Le couvent et l'église ont été vendus à des particuliers pendant la révolution.
Annonciades des Dix-Vertus. L'ordie de l'Annonciade ou des Dix-Vertus-de-la-Sainte- Vierge fut fondé à Bourges, en 1500, par Jeanne de France, fille de Louis XI. Quelques religieuses de cet ordre vinrent de Bourges à Paris en 1636; elles furent établies d'abord rue des Saints-Pères, puis, en 16-40, rue de Sèvres , sous la protection de la maison d'Orléans. Ce monastère ne subsista cependant que jusqu'en l'année 1654, où les Annonciades furent forcées de l'abandonner à leurs créanciers. Il fut acheté par les dames de TAbbaye-au-Bois.
Annonciades du Saint-Esprit , aujourd'hui Eglise de Saint- Ambrvise, rue Popincourt. D'autres religieuses du même ordre que les précédentes étaient venues à Saint-Mandé près Paris en 1632. En 1636, elles furent transportées à Paris même, dans l'hôtel qui avait appartenu à Jean de Popincourt, président du parlement sous Charles VI. Il y avait dans cet hôtel une chapelle de Sainte- Marthe dont elles se servirent jusqu'en 1659;
mais alors elles firent bâtir une belle église, qui fut consacrée au mois de de'cembre de cette même année sous le titre de Notre-Dame-de-Protection. Leur couvent fut supprimé en 1780, et leur église est devenue, depuis la révolution, la paroisse Saint-Ambroise.
Sœurs de Notre-Dame-de-l' Annonciade. Congrégation dont l'existence fut, sans doute, fort éphémère, car on n'en sait rien, si ce n'est qu'elle vint du diocèse de Troycs à Paris en 1628.
Prêtres de la Doctrine-chrHirnne , rue des Fossés- Saint-Yictor,37. Congrégation instituée, en 1592, par un Avignonais nommé César de Bus, pour l'instruction des enfants du peuple, et introduite en 1627 à Paris, d'où elle se répandit promptement par toute la France. La maison mère de la rue des Fossés-Sainl-Victor, appelée aussi maison Saint-Charles, parce que sa chapelle était sous le titre de Saint-Charles-Borromée , fut supprimée avec Tordre lui-même le 5 avril 1792. L'ordre fut rétabli peu d'années après, mais la maison Saint- Cliarles est demeurée propriété particulière.
Religieuses du Saint-Sacrement, ,^ycs du I^ouvre. Monastère fondé par Sébastien Zamet, évêque de Langres, en 1630, pour offrir une retraite douce et agréable aux filles de la cour qu'on faisait entrer on religion. Il fut supprimé au boni de quelques années.
Augustins-déchaussés ou Petits-Pérea , aujourd'hui église Noire-Dame -des-Victoires. Les Augustins-déchaussés , appelés à Paris par Marguerite de Valois en 1607 (voy. ci-dessus, p. 61), puis expulsés par elle, et nommés Petits- Pères à cause, dit-on, de la pauvreté de leur premier établissement, revinrent à Paris en 1619, et achetèrent, près du Mail, en 1628, un terrain où ils élevèrent leur couvent. Louis XIII posa la première pierre de leur église le 9 décembre 1629 et la plaça sous l'invocation de Nôtre-Darne- des-Vicloires, en reconnaissance, dit-il, des victoires que la Vierge l'avait aidé à l'emporter contre les protestants, (^ette église était trop petite ; en 1656 on en commença une autre dont la première devint la sacristie ; mais on en suspendit bientôt la construction, faute d'argent. Elle ne fut continuée qu'en 1737 et achevée en 1740. Le couvent des Petits- Pères ayant été supprimé en 1790, comme tous les autres, leur église subit une transformation étrange ; on y tint la Bourse pendant plusieurs années. Elle fut rendue au culte en 1802. Quant au couvent, qui avait été bâti de même à plusieurs reprises, il est occupé en partie par la mairie du 3* arrondissement, en partie par une caserne d'infanterie. Ses derniers bâtiments n'ont été détruits qu'en 1853, époque où l'on voyait encore tout le cloître.
Abbaye de Port-Roijal. Succursale établie, en 1625, à Paris, rue de la Bourbe, 3, et rue d'Enfer, 74, de l'abbaye de Port-Royal-des-Champs, fondée en 4204 près de Chevreuse par les Montmorency. L'église fut bâtie dans l'intervalle des années 1646 à 1648, La maison ayant été supprimée en 1790 fut convertie en un hospice de la Maternité (1801).
Hospitalières-de-la-Charité-Notre-Dame, ou Religieuses de la charité de l'ordre de Saint-Augustin, rue de la Chaussée-des-Minimes. Couvent et chapelle fondés, en 1624, par quelques particuliers pour recueillir des filles ou des femmes pauvres et malades. Supprimés lors de la révolution.
Hospitalières-de-la-Boquette, rue de la Roquette, 103. Maison succursale de la précédente, établie en 1636, et qui devint une communauté distincte et indépendante en 1690. Elle avait une chapelle sous l'invocation de saint Joseph, et les religieuses prirent alors le nom d'Hospitalières-de-Saint- Joseph.Ce couvent fut supprimé en 1792
Eglise Saint-Roch , rue Saint-Honoré. Primitivement bâtie, en 1587, sur l'emplacement des bâtiments occupés par un hôtel appelé l'hôlel Gaillon, par la chapelle de cet hôtel consacrée à sainte Suzanne et par une autre chapelle voisine appelée chapelle des Cinq-Plaies-de-iNotre-Soi- }:neur. Devenue trop petite, au xvu' siècle, l'église
DK PARIS (1325-1789). 73
Saint-Roch fut reconstruite. Louis XIV et Anne d'Autriche en posèrent la première pierre le 28 mars 1653; cependant elle ne fut entièrement achevée qu'en 1740.
Filles de Saint-Thomas-d' Aquin. Religieuses dominicaines tirées du couvent de Sainte-Catherine de Sienne de Toulouse et installées à Paris, en 1626, par Anne de Caumont, comtesse de Saint-Pol. Elles se placèrent sous l'invocation de saint Thomas d'Aquin, parce que ce fut le jour de sa fête qu'elles prirent possession de leur couvent. Leur église ne fut achevée qu'en 1715; le couvent des Filles-Saint-Thomas fut supprimé en 1790; et, en 1808, on construisit la Rourse sur son emplacement.
Prieuré de Notre-Dame-de-Consolation , rue du Cherche-Midi, 25. Fondé, en 163-4, par des religieuses augustines de la congrégation de Notre- Dame-de-Laon, qui, en 1669, forcées de vendre tout ce qu'elles possédaient pour payer leurs dettes, se placèrent sous la dépendance de l'abbaye de Malnoue, dont la supérieure, Marie-Eléonore de Rohan, les remplaça par des Bénédictines. Elles avaient construit, sous l'invocation de saint Joseph, une petite église que les nouvelles religieuses remplacèrent (1737-1738) par un édifice plus important. Cette maison fut supprimée en 1790 et tous ses bâtiments vend us à des particuliers.
lA LES ÉGLISES ET MONASTERES
Chanoinesses du Saint-Sépukre-de-Jcrusalem , uu Religieuses de Bel le- Chasse, rue de Grenelle- Saint-Gerniain et rue de Bellecliasse. Etablies en 1632. Ce couvent a été démoli pendant la révolution et a fait place à un prolongement de la rue de Bellecliasse.
Filles de Sainte-Cécile, venues d'un couvent de Grenoble à Paris en 1633. Après de grandes difficultés, elles s'établirent définitivement, en l()o8, dans une maison qu'elles achetèrent, rue de Vaugirard, 60, et prirent alors le nom de Filles-duprécieux-sang-de-Notre-Seiyneur. Depuis la révolution, ce couvent est une propriété particulière.
Petites-Cordelières. Les religieuses cordelières du faubourg Saiiit-Maixel se trouvèrent assez nombreuses, sous Louis XIII, pour former une succursale de leur monastère. Elles en obtinrent l'autorisation en 1632, et, sous le nom de Beligieuses de Sainte-Claire-de-la- Nativité, elles s'établirent d'abord rue des Francs-Bourgeois au Marais, puis à l'hùtel de Beauvais, rue de Grenelle- Saint-Germain. On ne sait par quelle raison l'archevêque de Paris supprima tout d'un coup cette communauté le 4 juin 1749.
Filles-de-la-Croix, rue de Charonne, 86. Couvent fondé, en 1636, par les mêmes religieuses qui avaient créé le monastère des Filles-de-Saint- Thomas-d'Aquin. 11 fut supprimé en 1700; mais,
rétabli en 1815, il subsiste encore sous le même titre de Dames dominicaines de la Croix , et au même lieu.
La Providence ou Filles-de-Saint-Joseph , rue Sainl-Dominique-Saint-Germain , 82. Communauté pour l'éducation des pauvres orphelines, fondée, en 1640, par une orpheline devenue riche et qui avait été élevée à Bprdcaux dans une maison du même genre. Supprimée en 1792. Une partie des bâtiments est occupée par les bureaux du ministère de la guerre.
Chanoinesses de Notre-Dame-de-la-Victoire-de- Lépante et de Saint- Joseph. Communauté ainsi appelée parce qu'elle avait ajouté à sa règle l'obligation particulière de célébrer, chaque année, la victoire remportée sur les Turcs par les chrétiens, dans le golfe de Lépante, le 7 octobre 1571 . Elle fut fondée, en 1640, par l'archevêque de Paris et un surintendant des finances. Supprimée en
Bénédictines de Notre- Dame-de-Liesse, rue de Sèvres, 3. Religieuses venues de la Champagne à Paris en 1636, et auxquelles se réunit, en 1645, une petite communauté instituée en 1626 pour l'éducation des jeunes tilles, sous le nom de Jardin d'Olivet. L'église des Bénédictines de N.-D.de-Liesse fut bâtie en 1663. Ce couvent fut supprimé en 1778, et M""' Necker, femme du
76 LES ÉfiLlSES ET MONASTERES
ministre des finances, fonda sur son emplacement l'hôpital qui porte son nom.
Religieuses de Fervaques. Couvent fondé, en 4 636, par des religieuses réfugiées de Fervaques (diocèse de Noyon) à Paris, mais dont on ne sait rien, pas même où il était situé dans cette ville. Efilise Sainte-Marguerite, faubourg Saint-Antoine. Fondée en 4625. Ce fut d'abord une simple chapelle construite pour la sépulture d'une famille; elle fut successivement érigée en succursale de Saint-Paul, en }taroisse indépendante (474:2) et en même temps agrandie à plusieurs reprises. Chapelle Saint-Joseph, rue Montmartre, 444. Chapelle succursale de l'église Saint-Eustache, fondée, le 44 juillet 4640, aux frais du chancelier Séguier. Démolie au commencement de la révolution et remplacée par un marché qui subsiste encore.
Capucins du faubourg Saint-Jacques. Couvent fondé en 4643; supprimé en 1783.
Capucins du Marais, rue du Porche et rue d'Orléans. Couvent fondé, en 1623, par un syndic des capucins, frère du chancelier Mole. L'église fut rebâtie vers le milieu du xvnie siècle. Les bâtiments du couvent furent vendus en 4790, mais l'église, rendue au culte en 4802, sous le nom de Saint-François d'Assise, est encore la seconde succursale de Saint-Merii.
Feuillants de la rue cV Enfer. Maison succursale de celle des Feuillants de la rue Saint-Honorc, établie en 1630. L'église fut construite et dédiée, en 1659 , sous l'invocation des saints anges gardiens, nom qu'on donnait quelquefois aux Feuillants.
Pères de Nazareth. Religieux du tiers-ordre de Saint-François qui fondèrent, en 1 613, un hospice et un couvent dont l'église, achevée en 1732, fut placée sous ^invocation de N.-D. de Nazareth. Supprimé en 1790; les bâtiments devinrent alors propriété particulière.
Religieuses de Sainte-Elisabeth, rue du Temple, 107. Religieuses du tiers-ordre de Saint-François établies à Paris en 1614. La première pierre de l'église fut posée par Marie de Médicis le 14 avril 1628. Elle fut achevée en 1030 et dédiée, en 1646, sous l'invocation de Notre-Dame-de-Pitié et de sainte Éhsabelh de Hongrie. Le couvent fut supprimé en 1790j l'église, fermée pendant la révolution, fut rendue au culte en 1803 et restaurée en 1829.
Congrégation de la propagation de la Foi ou Nouveaux Convertis. Formée, en 1632, par un père capucin pour la conversion des protestants, et autorisée, en 1635 , sous le vocable de VExaltation de la Sainte-Croix. Elle fut établie d'abord chez les capucins de la rue Saint-Honoré et, en
1656, rue de Seine-Saint-Victor. Elle a été supprimée peu de temps avant la révolution.
Nouvelles-Catholiques. Couvent de femmes fondé en même temps et pour le même objet (jue le précédent, c'est-à-dire pour la conversion des filles et femmes protestantes. Après avoir changé plusieurs fois de demeure, elles s'établirent définitivement, en 1672, rue Sainte-Anne, 63, et y élevèrent, la même année , une chapelle qui fut bénite sous le titre de l'Exaltation de la Sainte- Croix et de Sainte-Clotilde. Le couvent fut supprimé en i 790 et ses bâtiments furent transformés en maisons particulières.
Filles ou Sœurs de la Charité, nommées , dans leur institution, servantes des pauvres malades, et par le peuple, sœurs de charité ou sœurs grises. Fondées par saint Vincent de Paule en 1617 et appelées à Paris en 1633. Elles s'établirent, en 1641, rue du Faubourg-Saint-Denis, 112, où elles restèrent jusqu'à l'époque de leur suppression, en 1792. Mais on les rétablit peu de temps après.
Religieuses de Nofre-Dame-d es-Prés , rue de Vaugirard. Fondées à Mouzon en 1629, venues à Paris en 1637, supprimées en 1741.
Carmélites du Marais, rue Chapon, 17-25. Second couvent de religieuses carmélites, fondé, en 1617, par celles de la rue d'Enfer. La chapelle fut dédiée en 1625. Supprimé et vendu en 1790.
Feuillantines , impasse des Feuillantines, 1*2. Ces religieuses , fondées en même temps que les Feuillanls, à Toulouse, vinrent à Paris en 1622. Supprimées en 1790.
Religieuses de l' Assomption-Notre-Dame. Couvent créé, en 1622, rue Saint-Honoré, 369, pour recevoir les religieuses haudriettes réformées malgré elles. L'église du couvent, qui est encore aujourd'hui l'église paroissiale de l'Assomption, fut construite de 1670 à 1676. Les religieuses furent supprimées en 1790.
Val-de-Grâce. Abbaye de bénédictines fondée, à quelques lieues de Paris, vers le x^ siècle, et enrichie, au xvie, par Anne de Bretagne, qui lui donna le nom de Val-de-Grdce-de-Notre-Dame-dela-Crèche. Ces religieuses s'établirent à Paris en 1621 et obtinrent la protection de la reine Anne d'Autriche, qui leur fit élever, de 1638 à 1665, un cloître et une église magnifiques. FJle voulait que cet édifice fût un témoignage de sa reconnaissance pour être devenue mère après vingt-deux ans de stérilité, et elle en posa la première pierre. A la révolution, le Val-de-Gràce devint un hôpital militaire, et l'église, après avoir longtemps servi de magasin d'habits pour l'armée , a été léparée dès 1818 et rendue au culte en 1823.
Filles de la Conception- Notre-Dame, à l'angle de la rue Saint-Honoré et de la rue neuve de
Luxembourg. Celaient des religieuses du tiersordre de Saint-François, venues de Toulouse à Paris en 1635. Ce couvent a été supprimé en 1790 el des maisons particulières se sont élevées sur son emplacement.
Religieuses anglaises de Notre-Dame-de-Siun , rue des Fossés-Saint-Yictor, 23. Religieuses de l'ordre de Saint-Augustin venues à Paris en 1633, et dont l'asile ne fut pas troublé par la révolution. Elles subsistent encore.
Récollettes, rue du Bac, 75. Religieuses fondées en Espagne, au xv" siècle, sous la règle de sainte Claire, et qui s'établirent à Paris en 1627. La reine Marie-Thérèse d'Autriche leur donna le nom-de Religieuses de l'Immaculée-Conceptionde-la-Vierge-Marie et fit bâtir leur église en 1693- 1694. Ce couvent, supprimé en 1790, est aujourd'hui une propriété particulière.
Église Saint- Louis-en-l' Ile , d'abord appelée Notre-Dame-de-l' Ile , dans l'ile Saint-Louis. Ce fut premièrement une chapelle bâtie en 1616. L'église actuelle fut achevée en 1726.
Eglise Saint- Louis -des- Invalides. Construite dans l'intervalle des années 1675 à 1705.
Théatins, quai Voltaire, 21. Ordre de religieux fondé en Italie sous le titre de Clercs-réguliers et qui prit le nom de Théatins, du nom de la ville de Théate, dont l'un de ses fondateurs était arche-
vêqne Mazarin (Maldil le couvont du quai Voltaire en 4644. et lui fît donner le titre de Sainte-Anne-la- Royole. L'église en fut bâtie de 1662 h 1 720. Après avoir servi de salle de bal pendant la révolution, les bâtiments des Théatins fuient démolis en 1 82 1 .
Filles de la Congrégation de Notre-Dame, rue Neuve-Saint-Étienne-du-Mont, 6. Fondées en Lorraine, en 1597, pour l'éducation de la jeunesse; établies à Paris en 1643. Leur église fut dédiée en 1688. Supprimées en 1790.
Filles de la Providence-de-Dieu, rue de l'Arbalète, 24. Couvent fondé, en 1630, par une pieuse veuve pour préserver les jeunes tilles de la séduction et de la misère. Établi à Paris, en 1631 , dans une maison achetée de l'Hôtel-Dieu , qui y avait fait construire une chapelle de Saint -Roch et Saint-Sébastien. Supprimé en 4790.
Religieuses de la Présentation-Notre-Dame, rue des Postes, 34 et 36. Couvent formé de Bénédictines mitigées d'Arcisse, établi Ji Paris en 1649. Supprimé en 1790.
Hospitalières de la Miséricorde-de-Jèsus , rue Mouffetard , 68. Établies à Paris , en 1636 , pour fournir des remèdes et des secours aux femmes pauvres et malades. La chapelle du couvent était sous l'invocation de saint Julien et sainte Basihsse dont ces religieuses portaient aussi le nom. Communauté supprimée en 1790.
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82 LHS ÉGLISES KT MtlNASTÈRKS
Filles (le Sainte-Geneviève, lue Clovis. Communauté établie^ eu 1670, pour rinstiiiclion des jeunes filles pauvres. Supprimée en 1790. Ses bâtiments sont devenus une dépendance du lycée Napoléon.
Filles de Sainte- A (jathe , appelées aussi FilUs (le la Trappe et Filles du Silence. Communauté fondée principalement pour l'éducation des jeunes filles. Elles s'établirent à Paris en 1697. L'archevêque les supprima en 1753.
Prêtres de Saint-François-de-Sales, carrefour du Piiits-l'Ermite. Maison de letraite pour les prêtres âgés et infirmes établie en 1700; supprimée en 1790. Ses bâtiments ont été réunis à riiôpital de la Pitié.
Filles du Saint-Sacrement, ou Religieuses de /M doration- perpétuelle- du - Saint - Sacrement , rue (^assetle, 22. Couvent formé de religieuses bénédictines de la (]onception-de-Notre-Danie venues de Lorraine à Paris en fugitives en 1650. Supprimé en 1790.
Miramionnes ou Filles de Sainte-Geneviève, rue de la Tournelle, 5. Cette communauté, différente de celle des Filles de sainte Geneviève mentionnée quelques articles plus haut, fut fondée, en 1636, par quelques femmes pieuses qui vivaient en commun sans vœux et sans clôture et qui s'occupaient d'insîruire les pauvres ou de soigner les
11K HAuis ^ 13-2;)- 175^»). >^S
malades. Uiu' \eu\e de seize ans, M""" de Miramion, avait lasseniblé. vers l'année 1661, sous le nom de Sainte-Famille, une communauté de six jeunes tilles vivant de même er occupées des mêmes soins. Les deux maisons se réunirent en 1665 , sous le titre de Sainte-Geneviève , et subsistèrent jusqu'en 1790.
Filles de la SociHé de lu Croix ^ impasse Giiéménée, 4. Religieuses qui s'occupaient d instruction. Établies ;i Paris en 1643; supprimées en
Communauté de Sainte-Jeanne , rue d'Orléans- Saint-Marcel, 11. Maison formée en 1656 et succuisale de la congré^^atinn précédente, celle des Filles de la Croix.
Filles de la Cotujrégation de la Croix, rue des Barres, 14. Succursale des précédentes, fondée en 1664, suppiimée enl790.
Institution ou Nooiciat de l Oratoire, rue d'Enfer, 74. Maison consacrée à recevoir et à instruire ceux qui se destinaient à entrer dans la congrégation de l'Oratoire. Elle fut fondée en 1650 et l'église bâtie, en 1655, sous le litre de la Sainte- Trinité-et-l'Enfance-de-Jésus. Supprimé en 1792.
Orphelins de la Mère-de-Dieu ou de Saint-Sulpice, rue du Vieux-Colombier, 15. Sous ce titre, une communauté de religieuses, fondée en 1648, recevait et élevait les orphelins. La chapelle était
SOUS le vocable de rAnnonciatinn. Supprimée en
Prémontres réformrs, ou Chanoines réguliers de la réforme de l'étroite observance de l'ordre de Prémontré, rue de Sèvres, Jl. Couvent fondé, en 1661, par les différents couvents réformés de l'ordre de Prémontré en France. Anne d'Autriche posa, en 1662, la première pierre de l'église, qui fut achevée l'année suivante et bénite sous le titre du Très-Saint-Sacrement de l'Autel et de l'Immaculéc-Conception de la Sainte- Vierge. On la rebâtit en 1719. La maison fut supprimée en 1790 et les bâtiments démolis.
Église des Missions étrangères. Le séminaire des Missions étrangères fut fondé, en 1663, par Bernard de Sainte-Thérèse, évèque de Babylone, pour porter le christianisme chez les inlidèles et particulièrement en Asie. Après avoir été supprimé en 1790, il est aujomd'hui rétabli, et son église, placée sous l'invocation de la Sainte-Famille, et sous celle de S. François-Xavier est la seconde succursale de Saint-Thomas-d'Aquin.
Abbaye-aux-Bois ou Monastère de Notre-Dameaux-Bois, rue de Sèvres, 16. Abbaye fondée en Picardie au commencement du xin* siècle, et dont les religieuses, chassées parla guerre et l'incendie, se réfugièrent à Pai'is en 1650, et achetèrent l'établissement des Annonciades-des-Dix-Vertus.
L'église, rebâtie en 1718, est aujourd'hui la première succursale de Saint-Thomas-d'Aquin.
Filles du Saint-Esprit ou Communauté de mademoiselle Cossart, ainsi appelée du nom de sa fondatrice (rue Notre-Dame-des-Champs). Etablie en i 666, et supprimée en 1 707. Elle était destinée à l'éducation des filles pauvres.
Frères de l' Enfant-Jésus ou Frères des écoles chrétiennes. Cet établissement formé, en 1688, pour élever, dans le travail et la piété, des enfants pauvres, fut installé, en Mîi,^, dans les bâtiments qui avaient appartenu à la communauté précédente. Supprimé en i792 et rétabli en 1806.
Congrégation de Jésus-et de-Marie ou Congrégation des Eudistes, du nom du P. Jean Eudes, de l'Oratoire, son fondateur (rue des Postes, 20). Institution créée à Caen, en 1643, poiu- former des piètres et entreprendre des missions. Elle s'établit à Paris en 1671. Supprimée en 1790.
Cordeliers de la Terre-Sainte, à la Ville-l'Evèque. Communauté fondée, en 1655, par tm franciscain pour recueillir les religieux de son (jrdre à leur retour du voyage de la Palestine. On ne sait jusqu'à quelle époque elle subsista.
Filles de l'Uniun-Chrétienne ou de Saint-Chaumont, rue Saint-Denis, 374. Communauté fondée, en 1673, au village de Charonne, pour recueillir et instruire les jeimes tilles. En 1683. elle acheta
Sfi LES ÉGLISES ET MONASTÈRES
l'hôtel (Je Saiiit-Chaumont j)rès la porte Saint- Denis et y fit bâtir une chapelle sous l'invocation de Saint-Joseph. Elle eut en même temps, rue de la Lune, 32, une succursale qu'on appela le Petit- Saint- C h aumont ou la Petite-Union-Chretienne. Supprimée en 1790.
Filles (le Notre-Dame-de-la-Miséricorde , rue du Vieux-Colombier, 8. Appelées d'Aix à Paris, en 1648, par la reine Anne d'Autriche. Elles subsistèient jusqu'en 1790.
Abbaye du Verbe-Incanif . puis de Notre-Damede-Pentemont, lue de (irenelle-Saint-Germain. La communauté du Verbe-Incarné, destinée à l'éducation des jeunes tilles, fondée à Lyon, en 1625, vint à Paris en 1643 et y créa un nouveau monastère, dont les religieuses prirent le titre d'Augustines du V'erbe-lncarné et du Saint-Sacrement ; mais le gouvernement ayant ordonné, vers 1670. la suppression des établissements monastiques dont les ressources n'étaient pas suffisantes, les Filles du Verbe-Incarné furent, en 1671 , du nombre de celles qu'atteignit la suppression. Les religieuses de l'abbaye de Pentemont près Beauvais obtinrent, en 1672, la permission de les remplacer et achetèrent leur maison. Elles firent, en 1755, reconstruire l'église, et furent supprimées à leur tour par la révolution.
Filli's de Sainte-Martmeriie et de Notre-Dame-
i.E PARIS (13^25-1789). 87
des-Verlus, nie Saint-Bernard, t'aubouig Saint- Antoine. Couvent formé, en 1679, de quelques religieuses appelées du monastère de Notre-Damedes-Vertus d'Aubervilliers, pour l'éducation des jeunes tilles. Supprimé en 4790.
Filles de la Irès-minte-Vierye on Filles de l'instruction chrétienne , rue du Gindi'e, puis rue du Pot-de-Fer. Communauté formée, versd680, par la veuve de l'un des marchands de vin du roi, pour l'éducation des lilles pauvres. Supprimée en
Filles de la Visitation-de-Sainte-Marie , à Chaillot. Monastère tonde, en 1651, par Henriette de France, tille de Henri IV et \euve de Charles !«'. L'église en avait été reconstruite au commencement du xvni<" siècle. Supprimé en 1790. C'est sur son emplacement qu'on jeta, en 1810, les fondements du palais du roi de Home.
Filles de laVisitation-de-Sainte-Marie, rue Montorgueil, puis (1673) lue du Bac. Succursale du couvent des Visitandines du faubourg Saint-Jacques, fondée en 1657. Supprimée en 1790. Le passage Sainte-Marie a été ouvert sur son emplacement.
Religieuses de Notre- Dame-de-Bon-Sec ours, rue de Charonne, 95. Prieuré de l'ordre de Saint-Benoit fondé en 1648. Supprimé en 1790.
Notre- Dame-de-la-Paix ; un couvent d'augus-
S8 I-ES ÉGLISES ET MUNAS7KIJK>-
lines qui existait à INanterre depuis lt)3<S tui transféré, sous ce nom, à Chaillot, en 1671. En 1746, on y réunit l'abbaye de Sainte- Perrine, établie alors à la Villette. Le nom de Sainte-Perrine prévalut, et quoique le monastère ait été supprimé en 1790, ce nom est encore aujourd'hui porté par une institution de retraite pour les vieillards qui s'y est formée depuis 1806.
Religieuses de la Madelaine-du-Trainel , rue de (Iharonne, 88. Les religieuses de cette abbaye, qui existait à Trainel en Champagne depuis le vive siècle, vinrent, en 1652, chercher un asile à Paris contre les désastres de la guerre. Leur maison et leur église, rue de Charonne, furent bâties en 1654; Anne d'Autriche en posa la première pierre. Supprimées en 1790.
Filles du Saint-Sacrement, rue Saint-Louis-du- Marais, 50. Religieuses chassées de Toul par la guerre et réfugiées à Paris en 1674. La duchesse d'Aiguillon leur ht préseul, en 1684, de l'hôtel de ïuienne, rue Saint-Louis , où elles s'établirent sous le titre de Monastère des religieuses bénédictines de l'Adoration- perpétuel le-du-très-Saint- Sacrement-de-1'Autel . Le monastère a été supprimé en 1790. Son église, construite en 1684, sous rin\ocation de saint Denis et le Saint-Sacrement, a été rebâtie de I8'26 à 1835, et forme aujourd'hui la litiisièiiie succursale de SaiiU-Merri.
DE FAïus (1;J25-I789). 80
Religieuses anglaises ou de la (Jonceptiun , rue Moreau , 10. Leur monastère était aussi appelé Bethléem. Ces religieuses, qui appartenaient au tiers-ordre de Saint-François, étaient établies à Nieuportj elles vinrent, en 1658, chercher un refuge à Paris. Elles subsistèrent jusqu'en 1790.
Sainte-Pélagie , rue de la Clef, 14. Maison de retiaite forcée pour les lilles de conduite scandaleuse, placée sous la direction de quelques pieuses femmes, et fondée, en 1665, par M"'»: de Miramion, avec le concours de l'autorité. Transformée en prison pendant la révolution.
Filles du Bon-Pasteur , rue du Cherche- Midi, 36. Maison de retraite volontaire pour les lilles repentantes, fondée en 1696. Supprimée en 1790.
Filles de Saint-Thomas-de-Villeneuve, rue de Sèvres, 27. Augustines réformées destinées au service des hôpitaux et venues à Paris en l'an 1700. Supprimées en 1790 et rétablies depuis.
Filles de Sainte-Valère, rue de Grenelle-Saint- Germain, 152. Communauté de lilles pénitentes fondée en 1700 et dirigée par les dames hospitalières de Sainl-Thomas-de- Villeneuve. Son église est, depuis 1802, la troisième succursale de la paroisse Saint-Thomas-d'Aquin.
Eglise Saint-Pierre-de-Chaillot, rue de Chaillol, 50. Cette église remonte au xi*" siècle. Lorsque Louis XIV, en 1659, érigea le village de Chaillol
en faubourg de Paris, on répara cette église dont la construction fut encore reprise en partie au milieu du xviue siècle. Elle est, depuis 1802 , la troisième succursale de la Madelaine.
Chapelle Sainte-Anne , me du Faubourg-Poissonnière, entre les rues Bleue et Montlioion. ( jliapelle dépendant de l'abbaye de Montmartre ; elle avait été fondée en 1655 et n'existait plus vers 1715.
Eglise de la Madelaine. Ce fut d'abord une chapelle de Sainte-Madelaine-de-la-Ville-rÉvêque, ainsi appelée parce qu'elle avait été bâtie, au commencement du xn^ siècle, dans un domaine rural de l'évèque de Paris, à l'angle des rues de la Ville-l'Évêque et de la Madelaine. Ce quartier devenant successivement de plus en plus populeux, la chapelle fut rebâtie, d'abord par Charles VIII en 1487, puis en 1659. Un siècle après, en 1754, la place Louis XY el la rue Royale étant construites, on songea à refaire encore l'église de la Madelaine, en la plaçant dans Taxe de cette rue. Cette entreprise commença à recevoir son exécution en 1 764; elle fut interrompue de 1790 à 1806, changée alors par Napoléon, qui voulait en faire un temple à la gloire de sa grande aimée, reprise en 1815 et terminée enlin en 1830.
Filles de Sainte- P erpélue , Filles de Saintc-Thè- He. Filles de la Mort, Communaulv de Sainl-Si-
méoîi- Sains , Communauté de iWme Picart, de M'!'' Séguier, etc. Fondations éphémères de la fin du xviie siècle qui n'eurent pas de durée.
Chapelle Sainte- Apolline; existait au xvii^ siècle à Tangle des rues Moulîetard et de la reine Blanche. On n'en sait pas autre chose.
Filles de Sainte-Marthe, rue de la Muette, 10. Communauté fondée, en 1717, pour l'éducation des jeunes filles pauvres du faubourg Saint-Antoine. Supprimée en 1790.
Filles de Saint-Michel ou de Notre-Dame-de-la- Charité, rue des Postes, 38. Communauté fondée à Caen, en 16-41, par le P. Eudes, pour oflrir une retraite aux femmes mondaines. La maison de Paris fut établie en 1724 et la chapelle placée sous l'invocation de saint Michel. Supprimée en
Orphelines du Saint-Enfant-Jésus et de la Mérede-Pureté, rue des Postes, 3. Communauté séculière fondée, vers l'an 1700, pour l'éducation des orphelines pauvres; remplacée, en 1754, par des religieuses de Saint-Thomas-de-Villeneuve.
Filles de l' Enfant- Je sus ou Filles du Curé-de~ Saint-Sulpice, rue de Sèvres, 3. L'Enfant-Jésus était le nom d'une maison d'éducation fondée vers l'an 1700 ei qui fut achetée, en 1724, par l'abbé Languet, curé do Saint-Sulpice, pour y placer trente jeunes lilles nobles et pau\res aux-
quelles il donnail une éducation analogue à celle de Saint-Cyr. Supprimé en 1790.
Efjlise Saint-Pierre-du-Gros-Caillou, Tel est le titre ofticiel de l'église du faubourg de Paris appelé le Gros-Caillou, bien qu'elle ait été consacrée sous l'invocation de l' Assom ption-de-la-Sai n te- Vierge et nommée par ses paroissiens Notre-Damede-Boniie-Délivrance. Elle fut construite en 1738. démolie pendant la révolution et rebâtie en 18^2.
Saint- Philippe- du- Roule. Ancienne chapelle d'un hôpital de lépreux érigée en paroisse, le 1er mai 1699, sous l'invocation de saint Jacques et saint Philippe, et reconstruite de 1769 à 1784.
Eglise Sainte-Geneviève ou Panthéon. Les bâtiments et l'église de l'ancienne abbaye de Sainte- Geneviève (voy. ci-dessus, p. 82) tombaient en ruines En 1755, Louis XV en ordonna la reconstruction sur un plan extraordinaije de grandeur et d'élégance. Les travaux commencèrent en i 767 et n'étaient pas encore entièrement terminés en 1791, quand l'Assemblée nationale changea la destmation de l'éditice et décréta qu'il serait consacré à la sépulture des Français distingués par leurs vertus et leurs talents. Napoléon rendit Sainte-Geneviève au culte en 1806, le roi Louis- Philippe rétablit le Panthéon en 1830. et le gouvernement actuel y a, le 6 décembre 1851, encore une i'o\^ installé le culte catholiciue.
i)E PARIS (1325-1789). 93
Capucins de la Chaussée-d' Anlin et Eglise de Saint-Louis-d' Antin, rue Caumartin. L'accroisseraeni de la population de la chaussée d'Antin y détermina, vers 1780, rédification d'une chapelle et celle d'un couvent dans lequel on transféra les capucins d'i fauhourg Saint-Jacques. Les constructions furent achevées et la tianslation eut lieu au mois de septembre 1782. En 1790, le couvent fut supprimé, et, depuis 1802, ses bâtiments sont occupés par le lycée Bonaparte ou collège Bourbon. L'église Saint-Louis-d'Antin est une des cures annexes de la Madelaine.
Saint-Nicolas-du-Roule ou Chapelle Beaujon, rue du Faubourg-du-Roule. Fondée, vers 1780, parNicolas Beaujon, receveur général des finances.