‹ Les églises et monastères de ParisChapitre 2 sur 18 · LES MOUSTIERS DE PARIS · texte numérisé non relu

LES MOUSTIERS DE PARIS

ETTE pièce de vers a été impiimée pour 'û/ê\^^j, la première fois dans le recueil de con-

tes et fabliaux publié en 1808, par M. Méon (t. II, p. 287). L'original se trouve dans un manuscrit de la fin du xiiF siècle conservé à la Bibliothèque impériale sous le n" 7218, au f^" 232, Nous avons eu peu de chose à changer au texte donné par M. Méon.

Tous les érudits qui ont lu cette pièce y ont reconnu le style, aussi bien que Fécriture, du xui*" siècle. On peut préciser davantage en observant que l'auteur (au vers 61) parle du nouvel Ordre de Sainte-droix, qui fut établi à Paiis vers 1260, el

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que d'autre part (au vers 57) il écrivait avant la suppression des Frères Sachets, arrivée en 1274. Notre date approximative, 1270, est donc bien voisine sans doute de la vérité.

Il ne faut pas être étonné de ce que la pièce semble n'annoncer par son titre qu'une liste de monastères (moustiers, monstiers), lorsqu'elle est aussi bien consacrée aux églises séculières, nonseulement aux collégiales auxquelles était attaché un chapitre de clercs vivant en communauté, mais même aux simples églises paroissiales où il h'y avait qu'un curé. Dès le milieu du vin^ siècle les chapitres furent soumis à des règles monastiques, et d'autre part les moines furent admis, jusqu'à l'époque d'un concile qui se tint en 1215 , à desservir les cures. En même temps les communautés régulières, paitout si riches et si puissantes, élevèrent dans des lieux auparavant déserts ou peu cultivés une multitude de chapelles, d'oratoires, (Je prieurés, de celles, d'ermitages, où elles envoyaient leurs religieux célébrer l'office divin. L'habitation du desservant, à côté de sa cure ou de sa chapelle, était à bon droit aussi appelée monastère, c'est-à-dire « maison d'un solitaire. » Ainsi églises et presbytères, tout lieu consacré paraissait un moutier aux yeux du moyen âge, étouidi paj l'extension pioiligiousc des institutions monastiques. Li's bénédictins auteurs du ÎNou-

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