LES MOUSTIERS DE PARIS
Hé, Nostre Dame de Paris ' . Aidiez moi qui sui esmaris '^!
Et vous Nostre Dame des chans ^ Et Saint Marcel'' H bien quéranz''.
' Voyei ce qui est dit ci-dessus, page 1, de Notre-Uaine. L'édifice actuel fut construit sous l'épiscopat de Maurice di- Sully (1160-1196) et ouvert au culte le 17 janvier 1185.
2 Affligé.
3 Prieuré de Tordre de Sainl-Benoil, fondé au x« siècle cl où furent établies, au xvne, les religieuses carmélites. L'église, en partie du xii« siècle, fut démolie à la révolution.
* L'évéque de Paris , saint Marcel, mourut en 4^6 et fut enterré à l'endroit où plus tard s'éleva une chapelle portant son nom ; mais le premier titre certain où il en soit question est une charte de l'an 8 H .
s Cherchant le bien
■IZ LKS EGLISHS El MONASTEKES
El Saint Victor^ H Dieu amis, .S
El Saint Nicholas H pelia '',
Et vous Saint E aliène des Grés *
Et Sainte Geneviève^ après.
Aidiez-moi Saint Syphoriens '".
Saint Cosme et Saint Dominiens " , 10
* Célèbre abbaye de chanoines réguliers fondée par le roi l-ouis le Gros, vers 11 1:{ ; l'église fut démolie en 1813 pour agrandir la halle au vin.
' Saint-Nicolas-du-f,hardonnel, fondé en 12i3.
8 Eglise qui existait avant 837 et dans laquelle on trouva, en 1640, des sépultures gallo-romainfs. Démolie au commencement de la révolution.
9 Fondée parClovis ie>", vers 508, sous l'invocation de saint Pierre et saint Paul. On y déposa le corps de la patronne de Paris, sainte Geneviève, morte en 512 et dont le tombeau est encore visité aujourd'hui. Son nom de Saint-Pierre et Saint-Paul ou des Saints Apôtres persista jusqu'à la fin du xe siècle.
10 jl y avait à Paris, au xiii« siècle, deux chapelles de Saint-Symphorien, toules deux reniontani aux temps mérovingiens et détruites maintenant depuis longtemps : Saint- Symphorien de-la-Chartre, appelé au xviiie siècle chapelle Saint-Luc, situé dans la Cité (quai Napoléon), et Saint-Symphorien en face duquel s'éleva plus laid le collège des Cbolels (quartier Saint-Élicnne-des-Grés). On voit par la pièce suivante que c'est la chapelle de la rue des Cholets qu'on appelait Sainl-Symphorien-Zc-Pe/e/.
" Sainl-Cosme e( Saint-Uaiuien, église bâtie en l-il-2 et où s'établit en 1255 la confrérie des chirurgiens dont saint Cosme et saint Damicn soni les patrons. Elle fut démolie en
PK PARIS K> l"270. |3
Saint Ylaire^'^, Saint Juliens
Qui herberge les crestiens ^^.
Saint Benéois H bestornez "•
Aidiez a toz mal atnrnez.
Saint Jaques nus preescheom '*. 15
Saint François ans frères menors '^
1835, sauf quelques parties dans lesquelles on a élabli le musée Dupuytren (rue de l'École de médecine).
•2 Sainl-Hilaire-du-Moni, mentionné pour la première fois en 1158, démoli en 1795 (rue du Monl-Saiiit-Hilaire, n» 2).
13 Saint-Julien-le-Pauvre, ou rilospilalier, existait avant l'an 5S0. Déjà l'illustre Grégoire de Tours nous apprend (|u'il y était hébergé vers celle époque. Cette église, qui sert encore de chapelle à l'Hôtel-Dieu (rue Saint-,Iulien-ie-Paiivre, n» 11), a été rebâtie plusieurs fois et a conservé un portail du xiiie siècle.
'* C'était primitivement une chapelle dédiée à saint Bacche el saint Serge, martyrs syriens, et fondée dès le vi» siècle, à ce que l'on croit. Elle est encore appelée Sainl-Bacche en 1050. Le bétouiné, c'est-A-dire mal orienté, est une locution sur laquelle on a beaucoup disserté et qui n'est pas encore résolue. L'église de Saint-Benoît (rue Saint-Jacques, vis-à-vis le collège de France), fermée en 1813 et convertie plus lard en un théâtre, aélé définitivement rasée en 1855.
1^ Les frères prêcheurs ou dominicains furent établis à Paris, en 1218, dans une maison dont faisait partie une ancienne chapelle de Saint-Jacques située sur la rue de ce nom. C'est de là qu'ils ont pris, non-seulement à Paris, mais partout, le nom de jacobins.
*^ Les frères mineurs ou cordeliers. Ëlablis à Paris en 1217 ( place de l'École de Médecine).
J4 LKS KULISKS KT MoNASTKKKS
/il Suinl Jehan a l'Ospital "
Et Saint Germain de^ prez l'aval^^.
Saint Blaives " et Saint Malhelin *"
Et Saint Andrieu^^, et Saint Sevrin^*. iO
Aidiez -moi Saint Germain H viex^^.
1' Commanderie de l'ordre des Hospitaliers de SainuJean de Jérusalem établie s Paris en 1130 (place Cambrai). Une vaste tour carrée , dernier reste des anciens bàiimenls , el ([ui jadis avait été Thôpital, a été rasée au mois de novembre 1854.
18 L'aval, c'est-à-dire placé dans le vallon au pied de la montagne Sainte-Geneviève. Abbaye célèbre fondée par le loi Childeberl I, en 543. Elle fut d'abord placée sous l'invocation de saint Vincent ou Sainle-Croix-et-saint-Vincent, puis sous celle de saint fiermain, évêque de Paris, lorsqu'on > eut iransporté, en 754, le tombeau de ce prélat. Dans son diplôme de fondation, Childeberl nomme tous les saints dont elle avait des reliques, et l'appelle : Saint-Vincenl-Sainte- Croix-Sainl-Étienne-Saint-Ferréol-Saint-Julien-Saint-Georges-Saints-Gervais-et-Protais-Saints-Nazairc-et-Celse.
19 Petite chapelle (rue Galande) qui servait à la confrérie «les charpentiers. Elle fut démolie vers 1730.
^'^ Les Maihurins ou religieux de la Sainle-Trinile-de-la- Rédemplion-des-caplifs vinrent à Paris au commencement du xiii^ siècle. L'église et le couvent ont été démolis peu de lemps après 1790.
21 Saint-André-des-Arcs {de arcibus). construit de 1210 à 1212, démoli en 1790.
22 Saint-Severin etSaint-Clemenl. L'origine do cette église est fort obscure. On croit qu'elle remonte au vie siècle.
-^ Sainl-Germain-le-Vieux (dans la l'jié, rue du Marché-