‹ Les églises et monastères de ParisChapitre 5 sur 18 · I)K PARIS EN \'2H · texte numérisé non relu

I)K PARIS EN \'2H

Et SaiiU Sauveres'^'' qui viiitl miex.

Saint Cristofle^^, Saint Bertremiex^^

Et vous, hiaus sire Saint Mahiex^"^,

Sainte Jenevieve ans coulons -^, 25

Neuf, nos 6 el 8). On ne sait d'où lui vient son surnom. Ce fut d'abord le baptistère de Notre-Dame dédié à saint Jean- Baptiste el remontant au v'^ siècle. Cette église fut démolie en

24 Mentionnée pour la première fois en 1216, sous le nom de Chapelle de la Tour, à cause d'une tour qui s'élevail dans le voisinage. Démolie en 1787. Elle était située rue Saint-Denis, n» 277.

*5 Saint-Christophe , petite paroisse située jadis devani Notre-Dame et qui existait dès le vu" siècle. Elle a été rasée en 1745 pour l'agrandissement de la place du Parvis.

26 Sainl-Barthélemi, appelé jusqu'en ll:!8 Saint-Barlhélemi et Saint-Magloiie. Elle remontait aux temps mérovingiens. Située rue de la Barillerie, en face du Palais, elle fut l'église ou la paroisse de celui-ci jusqu'à l'érection de la Sainte-Chapelle. Elle s'écroula en 1787 et n'a pas été relevée.

î'7 D'après Méon, ce serait l'église de Sainte-Croix en la Cité, mise plus tard sous l'invocation de saint Mathieu. Nous en doutons fort et ne voyons pas d'église Saint-Mathieu à Paris. Sainte-Croix en la cité est mentionnée plus haut (v. 35).

î8 Aux coulons, c'est-à-dire aux pigeons ; cette expression ne se trouve pas ailleurs. C'était une petite église située en face de la cathédrale et appartenant , au xii« siècle, à l'abbaye de Sainte-Geneviève; onl'appelaitSainte-Genevièvela-Petite. Depuis le commencement du xvi^ siècle, elle prit le nom de Sainte-Cencviève-des-Ardents, par suite d'une pieuse fraude du curé (|ui répandit une tradition suivant la-

I(i l>KS KiiLISKS KT MONASTÈRES

Et voufi Suint Jehan li roons '*.

Sainte Marine l'abeesse^'^,

Li saint de la chapele Evesquei^

Et l'Ostel-Dieii^^ i vueil-je mètre:

Je ne m'en vueil mie demetre. 30

Saint Pierre ans hues *' et Saint Landris^^

quelle une foule de personnes y auraient Irouvé, eh 1130, la guérison d'une sorle de peste nommée mal des ardents. Origine inconnue.

^9 Saint-Jean-le-Rond ; baptistère de forme circulaire dépendant de Notre-Dame et adossé à la tour méridionale de relte église ; il fut démoli en 1748

^^ Sainte-Marine (impasse Sainte-Marine , nO 6) était hi plus petite paroisse de Paris ; cette paroisse ne s'étendait que sur treize maisons de la Cité. Elle est devenue propriété privée depuis la Révolution.

^' Chapelle de l'archevêché.

•^2 On fait remonter la fondation de l'Hôtel-Dieu à saint Landri, évêque de Paris, et au dévouement dont ce prélat fut animé pendant une famine qui désolait la ville eu l'année

33 Saint-Picrre-aux-Bœufs, très-peiite église construite entre 1107 et 1136 (rue d'Arcole, n" 15). Ce fut. pendant un temps, la paroisse de la confrérie des boucliers, et Ion remarquait deux têtes de bu'ufs sculptées sur son portail. Elle a été démolie en 1837, sauf le portail que l'on a transporté à l'entrée principale de Saiiil-Severin.

34 Avant le x« siècle c'était une chapelle de Saint-Nicolas dont l'origine est inconnue. Elle a été détruite en 1829, ei on a découvert alors dans ses fondations des sculptures i;allo-romaines.

\)V PARIS KN 1270. 17

Et Saiid Denis du Pas ^^ dusis

Et de In Chartre Saint Denis^^,

Saint Macias '' et Saint Liefrois ^^,

La Magdeleine et Sainte Crois 35

Et Saint Michiel et Sainte Crois

Li saint de la chapele au rois ^'

Et Saint Germain li auçoirrois '"

3S Saint-Denys et Saint-Jean-Baptiste , petite église bâtie contre le chevei de Notre-Dame à une époque incertaine, mais avant le ix« siècle. Les mots dtt po« viennent probablement de sa situation à l'endroit où les deux bras de la Seine se joignent par un étroit passage. Démolie pendant la Révolution.

3* De la chartre, c'est-à-dire de la prison. Sous la première race, il y avait une prison dans le voisinage, et l'on croit que cette église remonte jusque-là. On l'a rasée pour faire le quai aux Fleurs, en 1810.

s'î Probablement Saint-Martial, église el primitivement monastère fondé par saint Éloi en 632 ou 635 (rue Saint- Éloi, dans la Cité) ; supprimée et détruite en 1715. Guillebert de Metz (p. 52) écrit Saint-Massias. Voy. ci-ap. p. 30.

38 La chapelle Saint-Leufroy existait probablement dès la fin du ix*^ siècle, mais on ne la trouve citée dans les documents qu'au xii>= ; elle fut détruite en 1684 pour l'agrandissement des prisons du grand châtelel, auquel elle était contiguë.

39 La Sainte-Chapelle construite par saint Louis, de 1240 à 1248, sur l'emplacement de la chapelle du Palais fondée, vers l'an 1030, par le roi Robert, et dédiée à saint Nicolas.

40 L'origine de Saint-Germaiii-l'Auxerrois remonte à la première iiiollié du vii'^ sièclt-.

18 LKS ÉGLISKS KT MONASTEKES

Et Saint Thomna de Lovrc '•' ann'i

Et Saint Nicholaf;''- de lez li. 40

Et Saint Honoré ans porciaus *'

Et Suint Huistace de ChampiuuR **

Et Saint Ladre li bons mesiaim *».

*»' Collégiale fondée près du Louvre par Robert de .Dreux, Irèie de Louis Vil, vers 1180. On reconstruisait l'édifice, qui menaçait ruine^ lorsqu'il s'écroula, en 1739, causant la mort de plusieurs personnes. On le reconstruisit, de 1740 à 1744, sous le titre de Saint-Louis-du-Louvre. Celle église fut affectée pendant la révolulion a» culte protestant, puis démolie à moitié. Ces ruines fraîches, qui ne manquaient pas d'élégance , viennent de faire place aux grandes constructions du Louvre actuel.

*2 Chapelle fondée en 1217, entre Saint-Thomas-du- Louvre el la Seine ; c'est d'elle que cette partie de la rivière a pris le nom de porl Saint-Nicolas. Supprimée en 1740, elle fut détruite avant la Révolution.

4* En 1204, un boulanger (>t sa femme donnèrent quelques arpents de terre en un endroit appelé la Place aux Pourceaux, pour la construction d'une chapelle. Au xviiie siècle, c'était, grâce à sa position dans un quartier populeux (rue Saint-Honoré, nos 198-206), la plus riche collégiale de Paris. Détruite en 1792. — Saint Honoré est le patron des boulangers.

'*'' Une chapelle de Sainte-Agnès fondée en 1200 fut remplacée, vers 1222, par l'église paroissiale de Sainl-Kuslache, qui fut reconstruite en l.'>:{2. Les Champeaux sont les terrains des Halle>.

iti Sainl-Lay.nre-le-bon-Lépreux (rue du Kaubourg-Sainl-

I)H l'AKlS EN 1270. 19

SuhU Leu Saint Gilnt H noviaiis''^.

El li bon saint des Filles Dieu *'' 45

Et Saint Magloire *^ n'en eschien.

Et la Trinité ans usniers **

Li saint du moustier ans Templiers ^'^

Denis, 1071. Le plus ancien titre qui fasse mention de l'hôpilal de Saint-Lazare ou Saint-Ladre est de 1110. L'église a été démolie vers 1823.

w SaInt-Leu-el-Sainl-Gilles (rue Saint-Denis, 182-184), fondé en 12;<5. Nouveau, par opposition au Sl-Leu du v. 60.

47 Couvent de filles repenties, fondé en 1226. On a bâti sur son emplacement, en 1798, la rue et le passage du Caire.

48 Primitivement chapelle dédiée à saint Georges (à l'angle des rues Saint-ltenys et Saint-Magloire). Elle existait au xe siècle; on y apporta, en 965, des reliques de saint Magloire. En 1138, elle fut rebâtie par des religieux de Sainl- Barlbélemi et Sairil-Magloire qui s'établirent auprès, et elle garda ce dernier nom. Ces religieux furent transférés, en 1580, à l'hôpital Saint-Jacques-du-Haut-Pasj et remplacés à Saint-Magloire par les Filles-pénitentes. L'église Sainl-Magloire a été démolie pendant la Révolution.

49 Hôpital fondé en 1202 (rue Grenetat, 38-40). Les religieux hospitaliers de la Trinité étaient appelés Fréres-auxânes, à cause de Ifur usage de ne voyager ni à cheval ni à mulet, par humilité. L'église a été démolie en 1817.

s» Dés le commencement du xviiie siècle, le Temple subit des démolitions et des reconstructions partielles qui aboulirenl, en 1848 , à une destruction complète. L'église était sous l'invocation de saint Jean.

'10 l.KS KULISKS KT MONASTÈKKS

Et Cil (ht val des Excoliera ^'.

Et Saint Lorenu^- qui fu rostis. 50

Saint Salerne^^ qui fu trahis.

Saint Martin des chaits ^* n'i oubli

Ne Saint Nichnlan ^^ delez H.

Saint Pol^^ et Suint Antoine^'' i met

Et toz les bons sains de Namet **. 55

SI Ou prieuré de Sainle-Calherine-de-la-Culture ( rue Saint-Antoine) fondé en 1229. Démoli, ainsi que l'église, en 1793, pour faire place à un marché.

Sî Église mentionnée dans les textes dés les années 710 et 583; elle a été entièrement rebâtie au xve siècle rue du Faubourg-Saint-Marlin, 123).

5S On ne peut dire au juste quelle était celle église. On présume que c'était celle de la Viilette (Méon)

^4 Prieuré célèbre qui existait déjà au vik siècle. L'église, plusieurs fois rebâtie, a été supprimée en 1790, et ce bâtiment sert aujourd'hui comme salle d'exposition pour les machines au Conservatoire des ans et métiers.

S5 Église fondée vers 1110 (rue Saint-Martin, 200-20-2 , reconstruite en 1420, puis en 1525 et 1575.

36 Cette église, fondée au vii^ siècle (quai Saint-Paul), mais qui avait été rebâtie plusieurs fois, a été démolie au commencement de notre siècle. Son titre a été transporté à l'église Saint-Louis (rue S.iinl-Anioine , appelée depuis Saint-Louis et Saint-Paul.

57 Abbaye de Sainl-Antoinc-des-Chanips (aujourd'hui hôpital Saint-Anloine), fondée à la fin du xii« siècle pour des pécheresses repenties. L'église a été reconstruite en 1770.

88 On ne sait poini ce que signifie rr vers.

DE FAHIS EN 1270. 24

Saint Jelian ^^. Saint Gervais en grève^" Et Saint Bon " on l'en fiert en dève. Et si i sera Saint Bernars^^.

Le moiistier des frères ans sas ***,■ Et si i sera saint Remis ^'>, 60

S9 Saint-Jean-en-Gréve, baptistère de Saint-Gervais, érigé «'Il paroisse, en 1212. Elle louchait l'Hôtel-de-Ville. Détruite pendant la révolution, ses derniers vestiges ont disparu dans l'agrandissement de l'Hôtel-de-Ville, en 18o8.

^'' Il y avait une chapelle de Saini-Gervais et Saint-Prolais, dès le vi^ siècle, à Paris. On croit que c'est la même que l'église actuelle de Saint-Gervais, qui n'est connue par les litres qu'aux xe et xi^ siècles.

•il Chapelle ( rue Saint-Bon , 8 ) mentionnée pour la première fois, en 11"36, et détruite pendant la Révolution. Il parait qu'on y entendait battre l'enclume, c'est-à-dire qu'il y avait des maréchaux dans le voisinage (Méon).

«2 Le collège des Bernardins, fondé en 1244 (quai Saint- Bernard), détruit pendant la Kévolution.

•i-i Les Frères mendiants de la pénitence de Jésus-Christ, appelés par le peuple Sachets ou Frères-aux-Sacs, à cause de Ici forme de leur grossier vêlement, furent institués à Paris, en 1261, au lieu où ils furent remplacés, en I29a, par les Grands-Augustins. Cette substitution donna lieu à un procès entre les Sachets, dont l'ordre avait été supprimé en 1274, et les Auguslins qui voulaient s'emparer de leur habitation. La manière dont l'auteur s'exprime à ce sujet donne lieu de croire qu'il écrivait à une épociue où les Sachets n'étaient pas encore menacés.

«^ Saint Reniy était le patron de la chapelle des Quinze- Vingts. Voy. la note suivante.

Le mousticr aux Quinze vingt '"'^

Et Saint Le»" que je n'oubli mie.

La novele ordre de la Pie

Qui sont en la liretonerie^' .

Saint G/os.sps** et Saint Merri^^ 6-'

8S Hôpital fondé par saint Louis, en 1254 (à l'angle des rues Sainl-Honoré et Sainl-Nicaise , pour recueillir Iroii cents pauvres aveugles , d'où leur est venu le nom des Uuinze-vingls. Le ms porte distinctement : Dix-sept vingt (xvm^), ce qui paraît être une erreur de copiste. En 1779. les Quinze-Vingts, alors au nombre de huit cents, furent transférés rue de Charenton .38. Les anciens bâtiments, > compris la chapelle dédiée à saint Remy, et bâtie en t260. furent démolis à cette époque.

66 Petite cure qui, en 1618. fut réunie à Saint-Symphorien en la Cité.

67 Les frères de l'ordre de la Sainte-Croix, établis par saint Louis, à Paris (rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, 39 et 41), vers 1250-1-260. L'église, qu'on attribuait à l'architecte de la Sainte-r.hapelle. et le couvent, ont été démolis en 1790.

68 Saint-Josse. C'était une chapelle dont on ignore lorigine, mais qui existait sous Philippe-Auguste, et fut érigée en paroisse, en 1260. Démolie en 1791. Elle était située à l'angle des rues Aubry-le-Boucher et Quincampoii.

69 Église déjà célèbre à la fin du ix^ siècle, et mentionnée dans un acte, dès l'an 820. C'était, originairement, une chapelle dédiée à saint Pierre, qui existait ilès le vue siècle, cl où saint Merry avait été enterré, \ers l'an 700. Elle a été rebâtie au commeiicemcnl «lu xur siècle, puis tie 1530 a 16 IJ.

iJE PARIS K^ I^TO. 23

Et Saillie Katherine ''" ausi.

Saint Innocent aus bonx martirs ''^ .

Suint Jncqtte de la boucherie''^.

Sainte Oportane'^'^ bone amie.

Aidiez de bon cxier el d'entier 70

.4 loz cels qui en ont meMier.

Amen.

■Jo Asile de pèlerins, fondé d'abord sous le litre d'Hôpi- Irtl des pauvres de Sainle-Opporlune. On le trouve cité, pour la première fois, dans un arle de 1188. Démoli pendant la Kèvolulion (rue Sainl-Denis, 5:t-5.ï).

■" Kglise fondée vers le milieu du xn^ siècle (à l'angle des rues aux Fers et Saint-Denis); elle fut démolie en 1786.

Ti On ne connaît pas son origine; on sait seulement qu'elle existait en 1119 el qu'elle était, au xive siècle, la paroisse des bouchers de Paris. Elle fut démolie pendant la Révolution, sauf la tour qui, achetée en 1838 par la ville de Paris, vient d'être complètement restaurée.

"J^ C'était une chiipelle qu'on croit fondée au ix'^ siècle, el qui devint paroisse vers la fin du xii<=. Elle fut démolie en 1797. I,a maison place Sainle-Opporlune 10, occupe une partie de son emplacenieni.

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