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LES VARIÉIÉS PROVINCIALES DU STYLE GOTHIQUE

Le style gothique est, par ses origines, le style du domaine | royal et de la région française, mais dès le xn° siècle, diverses écoles romanes ont renoncé à leur méthode de . construction pour adopter la voûte d’ogives sans modifier entièrement le plan de leurs églises. Il s’est formé ainsi des écoles provinciales de style gothique ; plus tard seule- . ment le type réalisé à Amiens triompha dans les grandes constructions de toute l’Europe et prit un caractère international.

r. Ecole normande. — Nous avons pu constater déjà les échanges d'influence qui s'exercèrent entre la Normandie * et l'Ile-de-France pendant la première période du style gothique: Saint-Germer de Fly, la salle capitulaire de Boscherville, la chapelle du Petit-Quevilly, l’abbaye de . Fécamp, la tour Saint-Romain à Rouen montrent le pre- . mier développement de ce style. Plus tard on construisit l'église d’Eu, la cathédrale de Lisieux (rémaniée au xin° siècle), ee de Rouen (début du xrn° siècle) et de Coutances (1208-1274), le chœur de Saint-Etienne de Caen commencé en 1210 et la « Merveille » du Mont-Saint. Michel. de Normands adaptèrent les voûtes d’ogives au

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AG LES ÉGLISES GOTHIQUES plan de leurs nefs centrales, couvertes jusque-là en charpentes (par exemple aux abbayes de Caen, à Boscherville, à Saint-Pierre de Gournay etc...) et quand ils élevèrent … de nouvelles églises, ils se contentèrent d'appliquer au plan normand la voûte d'ogives et le chœur à déambula- | toire. À Coutances, à Rouen, à Fécamp, une lanterne à U jour s’élève à la croisée du transept ; à Rouen deux absi-. dioles s'ouvrent comme à l'époque romane dans le paroi orientale des croisillons. La cathédrale de Rouen est cou- ‘1 verte à l'extérieur d’une véritable dentelle de sculptures à qui datent de l’époque flamboyante. Celle de Coutances a gardé, au contraire, son aspect un peu sévère du xnr siècle; M l’ornementation en est médiocre; la façade est dépourvue de sculptures, mais ses deux tours de façade surmontées : de flèches et flanquées de tourelles, sa lanterhe dont lé premier étage forme un trforium à jour, les clôtures à jour qui séparent les chapelles de son rond-point en font … un des monuments les plus élégants de l’école normande.

2. Ecole bourguignonne. — L'école bourguignonne qui avait résolu d’une manière heureuse le problème de la 4 couverture des églises, resta longtemps fidèle aux traditions romanes. La vole d’ogives ne s'y montra guère. : avant 1150, et encore jusqu’au xur° siècle fut-ellé employée FAOCRRCEAR RE avec les voûtes d’arêtes dont on continua ‘4

à se servir pour les collatéraux ; le plein cintre resta pré dominant pour les baies ou les arcades { les arcs-boutants | et les triforiums furent d’abord rarement employés; enfin jusqu’à la fin du xin siècle la Bourgogne construisit des voütes sexpartites sur plan carré. Les caractères originaux. du style SORRIqUE bourguignon n’apparurent qu au. xru° siècle c’est à cette époque que s'élèvent les cathédrales d'Auxerre, de Nevers, de Lausanne, les églises de Notre- Dame de Dijon, Semur en Auxois etc... ; l'influence de cé style se fait sentir en Suisse, à Lyon, à Grenoble, en

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