‹ Les églises gothiquesChapitre 13 sur 19 · ÉTÉ · texte numérisé non relu

ÉTÉ

Champagne et jusque sur les bords du Rhin, Les Bourguignons ne recülent plus alors devant l'emploi fréquent . des arcs-boutants, des piliers formés d’un faisceau de colonnettes, des galeries intérieures passant sous l’appui des fenêtres et extérieures sur la façade.

: Bi Egquses cisterciennes. — Ce fut en Bourgogne que naquit le type de l'église cistercienne qui devait se ré- pandre dans toute l'Europe et dont les architectes parais-. sent avoir été des moines : beaucoup de chapitres ou d’ordres religieux adoptèrent cette architecture à cause de son austérité, Il y à cependant beaucoup d'élégance dans ces églises dépourvues de tout ornement sculpté et polychrome dans lesquelles des procédés gothiques sont appliqués à des plans archaïques. Le type le plus répandu est celui de l'église à trois nefs terminées par un simple chevet carré avec des chapelles de même forme au transept.

h. Le style Plantagenet. — Le style Plantagenet, ainsi appelé en mémoiredes nombreuses constructions d’Henrilf, est un effort curieux pour appliquer la voûte d’ogives aux coupoles du sud-ouest. La cathédrale Saint-Maurice d'Angers, qui se composait à l’origine d’une nef unique voûütée en charpentes, fut couverte en 1150 par l’évêque

Normand de Doué de trois travées de voûtes en forme de

coupoles octogonales supportées par quatre nervures à double tore : la clef de cette croisée d’ogive étant très surhaussée, la voûte est suffisamment soutenue par les arcs doubleaux où formerets et les murs latéraux: les arcsboutants deviennent inutiles et ne sont jamais employés dans l’école angevine ; les murs sont donc très épais et des

* arcs doubleaux retombent à l’intérieur sur des faisceaux

de colonnettes engagées dans les murs, qui sont reliés eux- mêmes par des arcs formerets. Au xim° siècle on ajouta à À cette nef unique un transept et un chevet qui furent couà: verts de la même manière. La cathédrale Saint-Pierre de

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